Mercier, Pierre, François
Biographie
Né le 19 thermidor an VI à Beaune (Côte-d’Or), fils de Mercier, François, charpentier, et de Sebillon, Marie, son épouse. Marchand colporteur, de pantalons. Il eut l’estomac traversé d’un coup de biscayen, le 28 juillet entre 14 et 15 heures au carré Saint-Martin. Transporté chez lui, il mourut vers midi. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Le 4 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIIe arrondissement, comparurent : Pratatin, Antoine, commissionnaire, demeurant 89, rue du Faubourg-Saint-Denis ; Lami, Jacques, brossier, demeurant 12, petite rue Saint-Nicolas, derrière le Vauxhall ; Bardon, Novice, Marie, fondeur en cuivre, demeurant 2, impasse de la Pompe ; Pommerel, Pierre, Augustin, doreur sur métaux, demeurant 87, rue du Faubourg-Saint-Denis. Ils attestèrent que Mercier, Pierre, François avait « été tué le 28 juillet dernier au carré Saint-Martin, de 2 à 3 heures après-midi, par un biscayen qui lui a traversé l’estomac ; qu’il a été porté sur-le-champ et mort au poste de la mairie du (ancien) VIe arrondissement et de là au domicile de sa mère, marchande de pain d’épice et de sucres d’orge, par le sieur Jean-François Robert ». Il laissait une mère, Sebillon, Marie, Jeanne, née le 4 avril 1771 à Clemency (Nièvre), fille de Sebillon, Lazard, maître couvreur, et de Boudard, Marguerite, son épouse, veuve de Mercier, Jean-François, qu’elle avait épousé le 20 nivôse an II à Paris et qui devait décédé, le 27 germinal an XIII à Beaune (lequel Mercier, Jean-François était selon l’acte de décès, fils de Mercier, Jean, charpentier, et de Dubanc, Jeanne) ; Sebillon, Marie, Jeanne était marchande de pain d’épice et de sucres d’orge. Elle présenta la certificat suivant, en date du 5 octobre 1830 : « Nous, soussignés, habitants établis patentés et propriétaires lesquels demeurant dans les quartiers Saint-Martin, Saint-Denis et les faubourg susdits dénommés, Nicolas, Vincent Deguy, propriétaire, demeurant rue Salle-au-Comte n° 5 ; Korn, Jean, fabricant de bourses et bonneterie, demeurant 18, rue Phelippeaux ; Ferté, Pierre, Etienne, marchand de vin, demeurant 91, rue du Faubourg-Saint-Denis ; Guérin, Victor, lampiste, demeurant 89, rue du Faubourg-Saint-Denis ; Jouanne, Jean, Gabriel, commis négociant, demeurant 89, rue du Faubourg-Saint-Denis ; Lebon, Jean-Baptiste, peintre, demeurant 89, rue du Faubourg-Saint-Denis ; certifions qu’il est à notre connaissance que la dame Mercier, Marie, Anne, veuve Sebillon (sic), née à Clamecy, département de la Nièvre, mariée en secondes noces à Vercy, Joseph, Nicolas, né à Paris en 1809 (sic), demeurant en ce moment rue du Faubourg-Saint-Denis n° 89, a été abandonnée par son marie Leroy depuis l’année 1810 ; qu’elle n’en a reçu aucun secours ni assistance ; que par son travail et sa conduite elle éleva son fils Mercier et qui vient d’être victime dans les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet dernier ; qu’aujourd’hui ce serait de la dernière injustice de voir que ledit Roy prétende, sous son titre de mari, à jouir des bienfaits de la nation ; qu’elle seule, mère, est digne de ses bienfaits. » Elle présenta un certificat médical attestant qu’elle souffrait d’un cathare chronique avec ascète et d’une faiblesse de la vue, qui la rendaient incapable de travailler. Elle était inscrite sur le livre des pauvres du (ancien) IIIe arrondissement depuis le 20 août 1824. Elle reçut un secours de deux cent trente francs en septembre 1830 sur les secours distribués par Le Constitutionnel, un secours de cent francs, le 3 août 1830, un secours de cinquante francs, le 8 septembre 1830 à la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Elle fut pensionnée et il lui fut accordée (sous le nom de veuve Mercier, née Sébillon, Marie, Jeanne), par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il demeurait avec sa mère au 89, rue du Faubourg-Saint-Denis, au 5e étage, exposé à l’ouest ; sa mère, à la même adresse en 1831. Le nom de Mercier (P.-F. Mercier) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 96 ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Commission des récompenses nationales, (ancien) IIIe arrondissement, état des ascendants ayant droit à une pension, idem état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Relevé nominatif des personnes décédées pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 par suite de coups de feu et Répertoire alphabétique des personnes décédées pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/66 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIIe arrondissement, ascendants (sous le nom de veuve Mercier, née Sébillon, Marie, Jeanne) ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 84, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841