Merigot, Charles, Etienne

Biographie


Né le 24 janvier 1803 à Paris. Militaire de 1822 à 1828, établi tourneur en cuivre. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIIIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il s’engagea de nouveau après la révolution au 66e régiment et fut nommé sous-officier, sur proposition de la Commission des récompenses nationales. Il perdit, le 22 novembre 1831 dans les affaires de Lyon, son sac, dans lequel se trouvaient sa croix et son brevet et demanda un duplicata. Il quitta le service en 1838. En 1840, sans travail, il sollicita un secours ; la police le dit alors célibataire, gagnant trois francs cinquante par jour et ajoutait : « Bonne moralité ; sa conduite serait exempte de reproche si parfois il ne s’enivrait. » Il sollicita de nouveau en 1844, parce que sans travail depuis quatre mois. La police renseignait ainsi sur son compte : « Sa femme tient rue Louis-Philippe, n° 53, un débit de lait sur la voie publique. Cet individu, qui tenait jadis une gargote, a essuyé des pertes qui l’ont forcé à renoncer à cet établissement. Il est bien représenté. » Il reçut, cette année-là, un secours de quarante francs. Il sollicitait de même en 1846, parce que sans ouvrage et son épouse malade ; il reçut un secours de quarante francs. Les renseignements de police le présentèrent, en 1849, comme « très honnête homme », ce qui lui fit obtenir un secours de soixante francs, à titre de décoré de la Croix de Juillet, et un autre de quarante francs, aussi à titre de décoré de la Croix de Juillet. Il reçut un secours de soixante francs en 1850 et en 1851, à titre de décoré de la Croix de Juillet. En 1852, les mêmes sources administratives le présentaient comme « bon ouvrier, économe et à l’aise, d’une conduite irréprochable. Sa femme vend du lait et gagne suffisamment pour subvenir à ses besoins ». Il reçut un secours de soixante francs en 1854. En 1855, l’administration renseignait à son sujet : « Marié, sans enfant, exerçant la profession de tourneur en cuivre, sa femme de son côté vend du lait le matin, qui lui rapporte un franc cinquante centimes par jour. Le sieur Merigot vient de faire une maladie assez longue ; il est rétabli dans ce moment. Il travaille et peut gagner quinze à vingt francs par semaine. Cet homme ne doit rien à son propriétaire, payant exactement. Son intérieur est très convenable pour un ouvrier. Cet homme a chez lui un tour pour travailler et beaucoup d’outils. Dans la maison qu’il habite, il passe pour être à l’abri du besoin, vivant bien de son travail, n’ayant aucune charge. C’est un honnête homme. Il a reçu, au mois de décembre 1854, une somme de quarante francs de Son Excellence monsieur le ministre de l’Intérieur. » Il reçut un secours de quarante francs en 1855. En 1861, il fut obligé de quitter son état de tourneur en cuivre, par suite d’infirmités graves et était employé comme homme de peine dans une fonderie de la rue Sainte-Marguerite-Saint-Antoine, où il gagnait deux francs cinquante par jour quand, parce que souvent malade il n’était pas obligé de garder la chambre. La police rapportait sur son compte : « Il ne possède pas d’autres ressources que le produit de son travail, de sorte qu’il est dans une situation précaire. Il jouit d’une excellente réputation ; c’est un homme économe, d’une excellente conduite. Il ne paraît pas s’occuper de politique. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1861 et un autre de quarante francs en 1862. Il demeurait 42, rue de Lappe de 1830 à 1840 (mais 48, rue de la Roquette en 1831 sur les listes – peu fiables – de la mairie in Archives de Paris VD6 3 et surtout in Archives nationales F/1dIII/39 mais peut-être par confusion avec Audille, Louis, le précédent sur la liste) ; 53, rue Louis-Philippe-Saint-Antoine, un loyer de cent trente francs par an, de 1844 à 1855 (ou 53, rue de Lappe cinq fois in Archives de la préfecture de police AA 369) ; 49, même rue en 1855 ; 30 de la même rue, une chambre de cent vingt francs par an en 1861 ; 32 de la même rue en 1862. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, liste générale de présentation et de nomination de sous-officiers ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/66 ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 73, idem Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 4.175 francs pour être répartie entre 95 décorés, combattants et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine minutes 90 et 92, idem Allocation de secours à 59 décorés, blessés, veuves ou orphelin de Juillet 1830, s’élevant ensemble à la somme de 2.770 francs imputable sur le chapitre 25 bis du budget de l’Intérieur, exercice 1850, courrier en date du 31 octobre 1850, minute 136-138, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199.

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