Mérimée, Pierre, Louis
Biographie
Né vers 1794. Ancien canonnier de marine. Il reçut un total de soixante-cinq francs de secours auprès de la sous-préfecture de Sceaux. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la sous-préfecture de Sceaux. Il reçut la médaille de Juillet auprès de l’arrondissement de Sceaux. En 1832, il était gendarme à pied Legé en Loire-Atlantique. Il obtint de deux capitaines du 32e régiment d’infanterie de ligne le témoignage suivant sur sa conduite, en date du 10 août 1832 : « […] S’est toujours bien comporté dans les différentes tournées qu’il a faites avec nous pour la poursuite des réfractaires et des Chouans. » Le 29 octobre 1832, le chef du 4e bataillon du 56e régiment de ligne attestait à son tour que Mérimée s’était « toujours bien comporté et pendant deux mois que je suis resté en cantonnement dans ce bourg, il a toujours montré du zèle et de l’activité ». Le maire de Legé (Loire-Atlantique) lui délivra, le 17 septembre 1832, le certificat suivant : « Nous, maire de la commune de Legé, certifions que M. Pierre, Louis Mérimée, gendarme à pied à la résidence de cette commune, s’est toujours, à notre connaissance, bien conduit, qu’aucun reproche contre ses mœurs et nous est parvenu, qu’il a toujours eu un grand dévouement pour son service car il a accompagné presque continuellement les détachements tant pour patrouiller de nuit, de jour que pour le désarmement. » En date du 18 mars 1833, le maire de cette même commune de Legé ajoutait qu’il avait « également montré beaucoup de dévouement au gouvernement actuel ». Le juge de paix de Legé, en date du 17 septembre 1832, certifiait que depuis huit mois que Mérimée était en résidence à Legé il ne lui était jamais « parvenu aucune plainte contre sa conduite morale et politique ». En 1836, il sollicita des secours. Le sous-préfet de Sceaux fit parvenir la demande suivante au préfet de la Seine, le 7 novembre 1836 : « […] Lors de la répartition des fonds de secours, ce brave homme faisait partie du corps de la gendarmerie en fonctions dans la Vendée ; il n’a pu par conséquent faire valoir auprès de la Commission des récompenses nationales les droits qu’il pouvait avoir à l’obtention d’une pension ; seulement il reçut comme étant dans la 1re classe des blessés un secours de cent vingt francs. Le sieur Mérimée, qui maintenant a quitté l’état militaire, est dans l’indigence la plus absolue. Je vous prierais, monsieur le préfet, de vouloir bien solliciter pour lui de M. le ministre de l’Intérieur, sur les fonds qui lui sera possible, un secours de deux à trois cents francs, qui mettra cet individu à même de forme un petit établissement. C’est un acte d’humanité, que M. le ministre fera, je n’en doute pas, si vous avez la complaisance de l’en solliciter. » Le préfet de la Seine renseigna sur son compte qu’il avait quitté l’état militaire et se trouvait maintenant dans un état d’une complète indigence, qu’il avait recueilli sur son compte d’excellents témoignages sur sa conduite, que sa position méritait beaucoup d’intérêt et qu’il convenait de lui attribuer « un secours assez considérable pour lui permettre d’entreprendre quelque chose ». Le préfet de police ajoutait : « […] C’est […] un ancien gendarme, qui n’a point de domicile fixe et qui est ordinairement occupé à garder des troupeaux dans la campagne. » Il reçut soixante-quinze francs de secours en 1837. Il donnait pour adresse le 8, rue du Petit-Saint-Jean au Gros Caillou en 1836, adresse de l’écrivain public qui lui rédigeait ses lettres et lui gardait ses papiers ; 1, rue du Parc-Vaugirard en 1836 et 1837. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux et reçut, à ce titre, une indemnité définitive versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il demeurait à Vaugirard en 1830 ; chez M. Payen à Vaugirard en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis (sous le nom de Merimes) ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 (sous le nom de Merimes) ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe de l’arrondissement de Sceaux auxquels il a été alloué des indemnités définitives p. 92 (sous le nom de Merisnée), liste nominative de l’arrondissement de Sceaux des blessés de la 1re classe au nom desquels il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 119 (sous le nom de Merisnée), lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris VK3 13 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux (sous le seul nom de Mérimée) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Sceaux (sous le seul nom de Mérimée) ; Archives nationales F/1dIII/66 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives, (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux, blessés de la 1re classe (sous le nom de Merisnée) et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux, blessés de 1re classe (sous le nom de Merimée).