Merlier, Augustin
Biographie
Né vers 1790 à Vandelle (Aisne). Militaire de 1804 à 1813, prisonnier en Prusse, il fut blessé d’une balle reçue dans la cuisse, d’un coup de baïonnette à la cuisse et d’un coup de lance au sourcil pendant les combats. Il reçut, après la révolution, un total de cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Il reçut cinquante francs de secours en 1831 (ou peut-être sont-ce les mêmes que ceux plus haut…). En 1836, employé dans les travaux du Pont-Neuf, il fut blessé à la tête et dut longtemps rester à l’hôpital. En 1837, il prenait ses repas au 1, rue des Lavandières près de Maubert, mais la police y chercha infructueusement des renseignements sur son compte : il avait disparu. En 1840, ouvrier terrassier, il était père de trois enfants de moins de douze ans et sollicitait des secours. En 1841, les renseignements de police le décrivaient comme marié, père de quatre enfants et ajoutaient : « Sa femme et ses enfants habitent Lille. Merlier, ancien employé réformé des douanes, est couvert de blessures et de rhumatismes. Quoique très nécessiteux, il trouve encore moyen d’envoyer de temps à autre des secours à sa famille. Ce décoré (???) jouit d’une excellente réputation. » Il reçut un secours de quarante francs en 1842. En 1843, père de quatre enfants, il était balayeur à l’hospice de Bicêtre et avait sa femme paralysée. Il reçut un secours de quarante francs en 1843. En 1844, il était toujours dans cet hospice, et sa femme était sur le point d’accoucher. Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1844. Il demeurait 176, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1831 ; 36, rue d’Argenteuil en 1836 ; en garni, 8, rue de Romainville à Belleville en 1840 ; 16, rue Geoffroy-Lasnier en 1841 ; à l’hospice de Bicêtre en 1843-1844. Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 3 décembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/66.