Mesure, Léonard, Louis

Biographie


Né le 28 juillet 1806 à Paris ancien) IXe arrondissement, fils de Mesure, Louis, maçon, et de Paty, Elisabeth, marchande, sa concubine. Maçon. Il fut blessé d’un coup de feu reçu à la jambe droite, le 28 juillet, 35, rue Saint-Antoine en face de la rue Geffroy-Lasnier. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le 20 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Pettot, Pierre, né vers 1800, relieur, demeurant rue des Grands-Degrés ; Boudon, Pierre, né vers 1802, imprimeur en lettres, demeurant 106, rue Saint-Jacques ; Laporte, Louis, Joseph, né vers 1793, ouvrier en chapeaux, demeurant 7, rue Saint-Nicolas-du-Chardonneret ; Coquet, Félix (voir Coquet, Pierre, François, Félix), né vers 1799, toiseur, demeurant 9, quai de l’Hôpital. Ils attestèrent parfaitement connaître Mesure, Léonard, Louis et savoir « qu’il a combattu dans la journée du 28 juillet rue du Faubourg-Saint-Antoine et qu’il y a été atteint d’une balle à la jambe droite en face la rue Geffroy-Lasnier ». Le 11 avril 1831, devant le maire du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Boucher, Jean-Baptiste, Benoît, propriétaire, demeurant 26, rue de Bièvres ; Pollet, Henri, Désiré, perruquier, demeurant 26, rue de Bièvres ; Martin, Louis, Noël, marchand de vin, demeurant 6, rue des Noyers. Ils attestèrent que Mesure, Léonard, Louis « ayant à sa charge un frère et une sœur [et que sa] blessure bien que cicatrisée ne lui permet pas quant à présent de pouvoir travailler et que, vu sa position nécessiteuse, il se trouve avoir des droits aux bontés de la Commission des récompenses nationales ». Il produisit l’acte de naissance d’un enfant. Il reçut un secours de cinquante-deux francs et cinquante centimes, le 11 février 1831, un secours de cinquante-deux francs et cinquante centimes, le 25 février 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 16 mars 1831, un secours de dix-sept francs, le 13 avril 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 30 avril 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 31 mai 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 29 décembre 1830, à trois voix pour la croix, six voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 12 mars 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu, à ouverture unique mais à balle extraite à la partie antérieure et supérieure de la jambe du côté droit ; guérie mais avec adhérence de la cicatrice et quelques difficultés dans les mouvements de la jambe. » Il fut admis, par décision du jury médical de la Commission des récompenses nationales, en date du 12 mars 1831, dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés et reçut une indemnité de six cents francs versés sur deux ans. Il reçut (sous le nom de Mesure, Louis), à ce même titre, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il comparut, le 2 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, pour attester parfaitement connaître Renard, Jean-Baptiste et « savoir qu’il a combattu le 29 juillet dernier sur la place Saint-Germain-l’Auxerrois, près du Louvre et qu’il y a été blessé par une balle qu’il a reçue dans l’épaule droite ». Il signa aussi un certificat pour attester que Falet, Pierre, Jean avait été tué d’un coup de feu, le 28 juillet au coin de la rue du Mouton. Son uniforme de garde national lui fut fourni gratuitement. Il fit partie de la délégation de soixante-treize décorés de Juillet, qui, le jour de la fête du roi le 1er mai, sans doute en 1839 (en tout cas après 1838), se présentèrent à son palais, pour le féliciter et l’assurer de leur entier dévouement ainsi qu’aux membres de sa famille (voir la liste des décorés à Grand, Pierre). Il était l’un des signataires de la pétition présentée par Pichon, Pierre, Augustin, en 1841, à l’effet d’obtenir une pension alimentaire pour les décorés de Juillet nécessiteux, en récompense des services rendus en juillet 1830. Cette pétition était ainsi rédigée : « Des combattants décorés de Juillet, au nombre de six cents environ, se trouvant dans le besoin, ont cru devoir s’adresser à la Chambre des députés afin d’obtenir une pension alimentaire en récompense des services rendus à la France en 1830. Deux pétitions à la Chambre en 1840 et 1841 et deux rapports favorables avec renvoi à monsieur le ministre de l’Intérieur n’ont amené aucun résultat satisfaisant. […] Aux démarches nombreuses que nous avons faites en notre qualité de délégués, il nous a été répondu en substance : 1°) Au ministère de l’Intérieur : “Votre demande a été soumise au Conseil ; elle a été rejetée à l’unanimité ; nous ne voulons demander à la Chambre aucun fonds pour vous, il y a un déficit de six cents millions [ce paragraphe était noté comme nayant pu être dit et nayant pas été dit, par l’employé de l’administration qui le lut pour le traiter, N.D.A.].” 2°) Par plusieurs députés : “Nous ne pouvons faire de proposition à la Chambre pour augmenter le fonds exigu de secours, malgré notre désir d’adoucir vos souffrances. C’est au ministre à faire cette proposition, elle sera accueillie avec faveur. Les Chambres en 1830 n’ont voté qu’une récompense honorifique pour les combattants non blessés parce qu’elles ont dû penser que le gouvernement nouveau les prendrait sous sa protection bienveillante, les récompenserait par des emplois selon leurs capacités. Ce n’est pas notre faute s’il n’en a pas été ainsi. Le ministère refusant à faire des demandes en votre faveur, il serait convenable que vous fissiez une demande directe au roi, élu par suite de la révolution à laquelle vous avez concouru, investi de tous les avantages attachés à la couronne. Juste, généreux, magnanime, le roi, votre protecteur naturel, s’empressera de redresser les torts dont vous vous plaigniez et comme il ne s’agit que de cent quatre-vingt mille francs par an, il vous accordera sur sa liste civile la modique pension alimentaire que vous sollicitez. [ce paragraphe était noté comme inconvenant, par l’employé de l’administration qui le lut pour le traiter, N.D.A.]” Dans cet état de choses, Sire, nous prenons la liberté de nous adresser aux bontés du roi. Nous osons espérer que Sa Majesté daignera venir au secours de six cents combattants décorés de Juillet dans le besoin et nous accordera une pension alimentaire sur sa liste civile. Notre reconnaissance sera profonde, notre dévouement, entier. Nous avons l’honneur, etc. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1849, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 26, rue de Bièvres (mais 25, rue de Bièvres et 26, rue de Bièvres in Archives de Paris VK3 35 ; bien 26, rue de Bièvres in Archives de Paris VK3 22, in Archives de Paris VK3 33 et in Archives de Paris VK3 34) en 1831 ; 10 bis, rue de Poissy vers 1838 ; 49, rue Saint-Victor en 1849 ; 85, rue Saint-Victor en 1851. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du XIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 89 (sous le nom de Mesure, Louis) ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des médaillés, pièces produites par les blessés ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le nom de Mesure, Louis) ; Archives de Paris VK3 14, une pièce du jury médical en date du 12 mars 1831 ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 29 décembre 1830, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem un feuillet intitulé Individus qui se sont présentés sans dossier ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants (sous le nom de Mesure, Louis) ; Archives de Paris VK3 35, liste des décorés des 27, 28 et 29 juillet, qui ont été habillés en exécution de l’arrêté de M. le préfet de la Seine, idem une liste Blessés de Juillet hommes habillés ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/55 in dossier Falet, Pierre, Jean ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la médaille, (ancien) XIIe arrondissement (sous le nom de Mezure, Louis) ; Archives nationales F/1dIII/66 ; Archives nationales F/1dIII/72 in dossier Pichon, Pierre, Augustin ; Archives nationales F/1dIII/74 in dossier Renard, Jean-Baptiste ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 2e catégorie de la 2e classe (sous le nom de Mesure, Louis) ; Archives nationales AB XIX 15 papiers des Tuileries (trouvés lors de l’envahissement du palais par le peuple en février 1848, N.D.A.), décorés de juillet 1830, citoyens qui ont pris part aux événements de 1830 ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes (sous le nom de Mesure, Louis), idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 73, Archives de la préfecture de police AA 369, Demande de renseignements sur des décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, minute 179-180, en date du 3 mai 1851(sous le nom de Mesure, Louis).

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