Meudic, Pierre, Marie, Hippolyte
Biographie
Aspirant de 2e classe dans la marine jusqu’en 1814 (son certificat du ministère de la Marine est au nom de Mendic, Pierre, Marie, Hippolyte), puis ex-sergent-major au 19e régiment d’infanterie de ligne jusqu’en 1829. « Nous, soussignés, certifions que le nommé Pierre, Marie, Hippolyte Meudic, ex-sous-officier du 19e de ligne, s’est, pendant les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet, distingué, en ne cessant de combattre pour la cause de la liberté ; partout où le danger paraissait imminent, on le voyait se battre courageusement et souvent ce brave, dans la chaleur du combat, s’avançait jusqu’au milieu des rangs des soldats, sans redouter les suites d’une action si hardie ; on l’a même plusieurs fois entendu porter la parole aux militaires pour les exhorter à ne pas faire feu sur les citoyens. Menacé par la troupe, il le fut aussi par les citoyens, qui le prenaient pour un gendarme, un garde du corps ou un jésuite déguisé : dans cette anxiété, il montra toute la force de son caractère et sa bravoure fit bientôt reconnaître l’erreur dans laquelle on était : on lui rendit justice, et tous ceux qui l’avaient injurié virent bien que celui qu’ils avaient à leur tête était un homme dévoué à la cause sacrée de la patrie, qui ne craignait pas de s’exposer à tous les périls et qu’en le suivant ils marchaient à la victoire. Comme il s’est montré dans beaucoup d’endroits, nous croyons devoir nous dispenser de les indiquer, il s’y est fait remarquer comme dans la rue Saint-Honoré et au Louvre. » Signé, le 21 août 1830 : Moutardier, Hortense dit Eugène (voir ce nom), demeurant au Café hollandais 33, Palais-Royal ; Houlbresque, demeurant 6, rue Angivillers ; illisible, directeur de l’Album G. J. ; Rabiat, Constant, Léonard (voir ce nom), demeurant 6, rue d’Angivillliers ; Beaulieu, demeurant 1, rue Boucher ; Gontard, ex-lieutenant de cavalerie ; Trufet, officier en retraite. Il s’inscrivit un des premiers sur les contrôles de la garde nationale mobile et, certifia le maire, en fit le service avec un zèle soutenu. Il sollicita une sous-lieutenance. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement (sous le nom de Meudic, Pierre, Marin, Hippolyte). En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Mendil, Pierre, Marie, Hippolyte), auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il était alors capitaine au 39e de ligne, caserné à Avesnes (Nord). Il demeurait galerie du Palais-Royal en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831. Archives de Paris VD6 173 n° 1 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement.