Meynot, Régis
Biographie
Né vers 1779 à Donzère (Drôme). Ancien colonel des gardes nationales de la Drôme. Un rapport de la mairie relatait ainsi sa participation aux combats : « Etait à Rouen lorsque la nouvelle des ordonnances y parvint. N’écoutant que son patriotisme, il prit la poste et vint à Paris offrir son bras à ses concitoyens. Le 28, il prit une part très active aux événements et se battit le lendemain avec acharnement à l’affaire de la rue Saint-Honoré. Il est allé à Rambouillet. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Il est répertorié (sous le numéro 1038) dans la liste des demandes de récompenses honorifiques et (sous le numéro 1039) dans la liste des demandes d’admission comme sous-officier, posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça à huit voix pour la croix, une voix pour la médaille et aucune voix, dans sa séance du 3 janvier 1830, pour une mention. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement (sous le nom de Meynot, Negis sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). Il signa, le 1er août 1830, le certificat suivant en faveur de Mons, Jean-Pierre : « Nous, soussignés, habitants de Paris, rue Croix-des-Petits-Champs et rue Saint-Honoré et voyageurs présents à l’Hôtel de Nantes, rue Croix-des-Petits-Champs n° 9, certifions que M. Jean-Pierre Mons, natif de Gaillac, département du Tarn, ancien directeur des vivres aux armées françaises en Espagne, fut un des plus actifs et courageux défenseurs de nos libertés dans les journées mémorables des 27, 28 et 29 juillet ; que dans celle du 29 il fut grièvement blessé à la main gauche par un éclat de mitraille, après avoir supporté corps à corps une forte lutte avec un grenadier de la garde royale, lequel fut terrassé et traversé par un coup de sabre par ledit Mons, qui l’étendit roide mort. Nous certifions en outre que par sa brillante conduite, son zèle et son activité infatigable ledit sieur Mons n’a cessé d’encourager tous les braves qui combattaient avec lui et que si plusieurs positions occupées et défendues par les troupes royales ont été enlevées on le doit en partie à la grande prévoyance et à la conduite exemplaire du sieur Mons. » Il demeurait 9, rue Croix-des-Petits-Champs en 1830-1831. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des demandes de récompenses honorifiques, liste des demandes d’admission comme sous-officier ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 3 janvier 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), idem Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, propositions honorifiques du 20 janvier 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de Paris VK3 46 in dossier Herfort, François, Joseph ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/68 in dossier Mons, Jean-Pierre.