Mianné Saint-Firmin, Jules, François

Biographie


Né le 29 mai 1799 à Caen (Calvados). Rentier ou propriétaire. Il faisait partie avec le maréchal de camp Fabvier, Audry de Puyraveau, Lafayette Georges, Martin-Maillefer, (voir ces noms) et les maires de chacun des douze anciens arrondissements de Paris des membres de la Commission des récompenses nationales nommés par ordonnance du roi. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. On trouve dans la pétition que fit Mavel, Jean auprès de la Commission des Réclamants le témoignage suivant le concernant : « C’est à votre patriote journal que je viens m’adresser, comme tant d’autres blessés de Juillet dont les droits ont été méconnus. Malgré le rapport qu’a fait au ministre de l’Intérieur le général Fabvier (voir Fabvier, Charles, Nicolas) pour justifier les travaux de la Commission dont il est le président, il n’en n’est pas moins vrai que des gens qui ont bien mérité de la patrie ont été à dessein exclus des récompenses nationales. Il serait très aisé de réfuter une grande portion de ce prétendu rapport malgré toutes les précautions qu’on a prises pour le faire paraître véridique. Aujourd’hui je ne veux pas aller plus loin. J’aurais de grands abus à signaler mais je ne veux parler, afin d’être plus bref, que de ce qui me regarde. Je me suis battu en juillet et j’ai été blessé au Louvre. Mes pièces ont été déposées à la Commission dans le mois de septembre 1830. J’ai vu plusieurs fois M. Delanoix (voir Delanoy), commissaire du (ancien) IVe arrondissement, ainsi que son secrétaire pour que mes droits ne fussent pas oubliés. Ils m’ont toujours dit de rester tranquilles, que l’on m’écrirait à mon domicile. Cependant, ne voyant rien venir, accablé de misère, je me suis présenté chez eux pour obtenir des secours des blessés de leur arrondissement. Disposant des deniers de la souscription nationale, ils crurent me faire une grâce en me donnant trois francs [pas trouvé la trace de ce secours de trois francs dans les listes de secours donnés par la mairie du (ancien) 4e arrondissement, N.D.A.]. Voilà, M. le rédacteur, tout ce que j’ai eu de mon commissaire. Nulle part je n’ai obtenu autre chose. Voyant que j’étais trompé comme tant d’autres qui ont plus de droits que ceux qui ont disposé des deniers de la souscription nationale, j’ai fait toute démarche possible pour obtenir mes papiers de la Commission. Jamais on n’a voulu me les donner, crainte que je dévoilasse au public la mauvaise foi de ceux qui les retiennent pour mettre obstacle à l’obtention de mes droits. J’ai encore une pièce qui me reste dans les mains, signée de M. de Tracy et de plusieurs autres députés. Je vous la confie, M. le rédacteur, connaissant votre zèle à dévoiler l’injuste et l’arbitraire quelle que part qu’ils se rencontrent. J’espère, qu’en donnant publicité à ma lettre, M. Fabvier, président de la Commission, M. Delanoix et M. Saint-Firmin (qui m’a plusieurs fois fait mettre à la porte lorsque j’allais réclamer mes papiers) répondront à ma lettre. J’ai l’honneur, etc. » Dans une réclamation présentée par Mallet, Jacques, Denis, afin d’obtenir une récompense honorifique pour sa participation aux combats de Juillet, il donnait plusieurs exemples de personnes qui avaient obtenu la décoration de Juillet, soit sans l’avoir demandée soit sans l’avoir méritée. Par exemple Teste, pour ne pas l’avoir sollicitée, et dont la conduite de Mianné Saint-Firmin était ainsi révélée : « […] Je la [Son Excellence] prie de voir le Constitutionnel du 8 mai [1831, N.D.A. mais rien trouvé...]. M. le ministre y verra une lettre de M. Teste, qui dit qu’il n’a pas sollicité la décoration de Juillet, que même monsieur Mianné Saint-Firmin (voir Mianné Saint-Firmin, Jules, François), secrétaire de la Commission, lui avait écrit pour connaître ses noms, qu’il n’avait pas répondu, et se trouve étonné d’être porté sur la liste […]. » Il demeurait 17, rue Bleue en 1831. Etat supplémentaire et définitif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat supplémentaire et définitif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, Le Moniteur universel 2 mai 1831 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale (ancien) IIe arrondissement liste supplémentaire des décorés de Juillet ; Archives nationales F/1dIII/65 in dossier Mallet, Jacques, Denis ; Archives nationales F/15/2557-2559, état nominatif des membres de la Commission des récompenses nationales et des membres des jurys ; Archives de la préfecture de police AA 402 in dossier Mavel, Jean.

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