Michel, Charles
Biographie
Né le 27 février 1797 à Mortain (Manche). Ebéniste. Il s’illustra à la Grève, au Louvre, à la place de la Bourse et rue Saint-Honoré. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIIIe arrondissement. Il reçut, après la révolution, un total de cent dix francs de secours auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 23 avril 1831, la conclusion suivante : « A présenté une contusion à la partie antérieure et moyenne de la jambe gauche, par suite d’une chute, contusion sans trace et qui ne saurait lui donner aucun droit à une récompense nationale. conséquence nous estimons que le susnommé n’a aucun droit à une récompense nationale. » La demande de pension qu’il avait présentée fut, en conséquence, rejetée. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé, puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le sieur Charles, Michel, travaillant chez moi en qualité d’ouvrier ébéniste a pris part aux mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet, qu’il s’est trouvé à la prise du château des Tuileries, où il a reçu un coup sur la jambe en tombant ; qu’il a monté la garde quatre fois au poste de la rue Saint-Antoine n° 213 à la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement, ce qui lui a fait perdre neuf journées de travail. Il ne voulait rien réclamer, disant que ce qu’il avait fait n’était que pour le bien de tous et pour la liberté de son pays. Mais, père de trois enfants et n’étant pas dans l’aisance, il doit avoir droit aux secours accordés aux braves qui ont combattu pour la liberté. » Signé, le 12 août 1830 : Soufflet, facteur en pianos, demeurant 6, rue au Marais ; Fouache, capitaine de la VIIIe légion. Le deuxième certificat, un certificat médical délivré par le médecin du bureau de charité du (ancien) VIIIe arrondissement et qui attestait une contusion à la jambe. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, capitaine commandant la garde nationale du poste de la rue Saint-Antoine n° 213, certifie que le nommé Charles (sic) y a monté plusieurs gardes. » Signé, le 13 août 1830 : Veyron de Lacroix, chevalier. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, sergent-major provisoire du poste rue Saint-Antoine n° 213, certifie que le dénommé y a monté plusieurs fois la garde comme volontaire et s’y est toujours conduit comme un brave citoyen. » Signé, le 13 août 1830 : David, J. ; Gambier; Martin ; Ondot, tapissier, demeurant 181, rue Saint-Antoine ; ...auve et Lemoine, négociants, demeurant 2, rue Amelot. Michel demeurait 2, rue Amelot en 1831. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du VIIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 79 ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste de blessés de 1re classe, non classés par le jury médical, avec une indemnité de cent vingt francs) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (206) citoyens qui quoique non blessés dans les journées de Juillet ont prétendu au bénéfice des articles 5 et 6 de la loi du 13 décembre ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 403.