Michelon, Jean

Biographie


Né vers 1783 à Aubusson (Corrèze) ou à Clermont (Puy-de-Dôme), fils de Michelon, Antoine et de Dorliat, Janne. Scieur de long. Il aidait, sous le feu de la garde royale, à la construction d’une barricade au pont de la Grève (futur pont d’Arcole), le 28 juillet quand il fut atteint d’un coup de feu reçu à la jambe gauche. Amputé le même jour à l’Hôtel-Dieu, il mourut des suites de ses blessures le 22 août suivant. Le dossier d’examen des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le 16 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Levaché, Laurent, né vers 1799, maître maçon, demeurant 130, rue Saint-Jacques ; Patinet, Jean ou Passinet, Jean, né vers 1806, compagnon maçon, demeurant 9, place Cambrai ; Jamot, Joseph, né vers 1792, compagnon maçon, demeurant 9, cul-de-sac Pecquet ; Cardinal, Nicolas, né vers 1801, marchand de vin, demeurant 89, rue Saint-Jacques. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Michelon, Jean et « avoir entendu dire qu’il avait été blessé d’un coup de feu reçu à la cuisse gauche à l’attaque du Pont-Rouge, qu’ils l’ont vu à l’hospice de l’Hôtel-Dieu après avoir subi l’amputation de cuisse gauche et qu’il y est décédé à la suite de sa blessure le 22 août 1830 ». Il laissait une veuve, Gambelon, Marie, Jeanne, née le 14 novembre 1767 au village de Soulière à Pigerolles ou Pignerolles (Creuse), qu’il avait épousée le 25 germinal an III à Pigerolles ; sur l’acte de mariage, Gambelon, Marie, Jeanne est indiquée comme la fille de Gambelon, Gaspard et de Legrand, Gabrielle. Gambelon, Marie, Jeanne avait deux petits-fils en bas âge à sa charge et dont les parents étaient partis travailler à Paris (voir plus bas le père étant Michelon, Jean, compagnon maçon). Elle n’apprit la mort de son mari que le 27 août par une lettre de son fils. Elle reçut un secours de cent francs puis un autre de cent trente francs – par l’intermédiaire de son fils – en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel et, après la révolution, des secours (sans que ni la date ni le montant soient précisés) auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Le maire de la commune de Saint-Marc-à-Frongier (Creuse), en date du 7 septembre 1830, lui délivra un certificat pour attester qu’elle était d’un âge avancé et qu’elle ne possédait « presque rien, étant dans un état voisin de l’indigence ; que sous ce rapport et celui de sa bonne conduite elle est digne de la bienveillance du gouvernement ». Elle fut pensionnée de six cents francs (mais de cinq cents francs in Tableau général et alphabétique des pensions ) et il lui fut accordée, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il était père de trois enfants, dont un fils, Michelon, Jean, compagnon maçon. Il demeurait 4, halle aux fruits, ou 4, rue au Lard, ou 4, rue de la Lingerie ; son fils, 9, place Cambrai en 1830 ; sa veuve, 7, rue de l’Aiguillerie en 1830-1831 ; à Marquiot dans la commune de Saint-Marc-à-Frongier (Creuse) en 1831. Le nom de Michelon (J. Michelon) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 67 ; Histoire de ce qui sest passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 324 ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du XIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 111 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 60 ; Archives de Paris VD6 281 n° 1, Citoyens du (ancien) IVe arrondissement dont les noms ne sont point inscrits au Panthéon et dont la cause de la mort est douteuse quant à sa nature pour mériter l’inscription au Panthéon (son nom est pourtant inscrit sur la colonne de la Bastille) ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat des morts et des blessés par suite des événements de juillet 1830, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le numéro 50 et le seul nom de Michelon) ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 (veuves) ; Archives de Paris VK3 36, liste de veuves, d’orphelins, d’ascendants de citoyens tués en juillet 1830 (ancien) XIIe arrondissement (une liste de morts de cet arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) ; Archives nationales F/1dIII/67 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIe arrondissement, veuves et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) XIIe arrondissement, veuves et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé des inscriptions de rentes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) XIIe arrondissement (sous le nom de Gambelon, veuve Michelon) ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 84, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Un instant ...

Serveur occupé, tentative de reconnexion dans secondes.

Veuillez recharger la page.

Session mise en pause par le serveur.

Veuillez recharger la page.