Michon, François

Biographie


Il sollicita, le 20 mai 1831, la Croix de Juillet, pour avoir fait partie de la colonne commandée par Lançon (voir Lançon, François) à la prise du Louvre et des Tuileries, avoir fait des patrouilles, avoir fait partie, le 31 juillet, de ceux qui accompagnèrent le duc d’Orléans à l’hôtel de ville et avoir participé à l’expédition de Rambouillet. Il se présentait comme le fils d’un ancien soldat de la Grande Armée, maire de Saint-Romain-le-Puy pendant les Cent-Jours et actuellement membre du corps municipal. Il se flattait aussi d’avoir composé une (très médiocre) chanson en l’honneur de Louis-Philippe et qui se chantait sur l’air de la Parisienne. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IVe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé, puis 6, rue Dalayrac. Il donnait, le 18 juillet 1831 par une lettre adressée à la Commission, le récit suivant de sa conduite pendant les combats de Juillet : « […] Je me suis mis dans les rangs de la cohorte conduite par le brave Lançon (voir Lançon, François) à la prise du Louvre et après organisée sur la place du Musée pour nous diriger sur les Tuileries, ensuite au Palais-Royal. C’est sur cette place que nous avons perdu beaucoup de monde par les satellites qui se trouvaient dans les maisons du coin de la rue de Rohan. Tous ceux qui se trouvaient là peuvent prouver que notre tambour fut percé d’une balle à la cuisse et c’est moi qui lui ai prodigué les premiers secours. Plus tard l’ordre se rétablit, nous continuons la confection des barricades. Le vendredi, j’ai escorté le brave général Gerard à l’Hôtel de ville. Le samedi, j’ai conduit le roi de son palais à l’Hôtel de ville et de lieutenant-général du royaume je le reconnus avec plaisir pour roi des Français, et je jure fidélité aux lois de mon pays et au roi que s’est donné Paris. Et la seule récompense que je demande c’est la crois de Juillet, que je désirerais avoir. » Sa lettre était apostillée des signatures de : Gauthier, Jules fils, bijoutier, demeurant 5, impasse des Provençaux dans la rue de l’Arbre-Sec ; Pailliarque, marchand de parapluies, demeurant rue des Prêtres-Saint-Germain-l’Auxerrois. Il demeurait 12, rue de l’Arbre-Sec en 1831. Archives nationales F/1dIII/67 ; Archives de la préfecture de police AA 403.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Un instant ...

Serveur occupé, tentative de reconnexion dans secondes.

Veuillez recharger la page.

Session mise en pause par le serveur.

Veuillez recharger la page.