Mignon, Pierre, Joseph
Biographie
Né le 11 avril 1812 à Montlebau (Luxembourg), fils de Mignon, Jacques (sic dans l’acte de naissance de l’enfant), cultivateur, et de Louÿ, Jeanne, Marie (sic dans l’acte de naissance de l’enfant), son épouse. Passementier (chez Lejeune, 31, rue des Blancs-Manteaux sur la couverture de son dossier mais chez Jouyaux, Pierre, né vers 1806, passementier, demeurant 181, rue Saint-Denis dans la déposition chez le juge de paix). Il quitta son travail, le 28 juillet, sans la permission de son maître, pour aller rejoindre les combattants. Il fut tué le même jour vers midi, d’une balle reçue au côté gauche, rue de la Cossonnerie. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Le 5 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) Ve arrondissement, comparurent : Dufour, Jean-François, Gilbert, né vers 1783, marchand de vin, demeurant 181, rue Saint-Denis ; Haillot, Jacques, Nicolas, né vers 1783, passementier, demeurant 177, rue Saint-Denis ; Jouyaux, Pierre, né vers 1806, passementier, demeurant 181, rue Saint-Denis. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Mignon, Pierre, Joseph et savoir qu’il « a été au nombre des victimes des glorieuses journées de juillet 1830 ; qu’en effet le 28 dudit mois il est sorti le matin sans la permission de son maître pour aller s’associer aux défenseurs de la liberté et que le même jour vers le midi il a été blessé dans la rue de la Cossonnerie par une balle qui l’a atteint au côté gauche et a traversé son corps ; que ledit sieur Jouyaux à concouru à le transporter dans son domicile, où il a été vu mourant par les deux autres comparants et où il est mort quelques heures après ». Il laissait des parents, Mignon, Jacob (bien sous le nom et prénom de Mignon, Jacob dans son acte de naissance), né le 1er décembre 1776 à Cherque (mais à Montlebant dans son acte de mariage) (Luxembourg), et Louis, Jeanne, Marie, née le 8 novembre 1785 à Jamoigne (mais à Rompocelle commune de Jamoigne dans son acte de mariage) (Luxembourg). Les autorités de la commune de Montlebau, en date du 18 octobre 1830, attestèrent que Mignon, Jacques (sic) était « chargé d’une grande famille et que ledit Pierre, Joseph portait un grand secours à son père, étant dans une grande indigence, ayant encore deux de ses enfants à Paris, chez Lejeune, passementier, ruelle de Tatimousse... illisible Pré-Saint-Gervais près Paris ». Ils furent pensionnés de deux cents francs et il leur fut accordée (sous les noms de Mignon, Jacques et Louise, Jeanne, Marie), par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Les parents s’étaient mariés le 28 novembre 1810 à Jamoigne (Luxembourg) ; sur l’acte de mariage, Mignon, Jacques (sic) est indiqué comme le fils naturel de Mignon, Marie, cultivatrice ; Louis, Jeanne, Marie est indiquée comme la fille de Louis, André, journalier (mais tisserand dans l’acte de naissance de Louis, Jeanne, Marie), et de feue Simon Marie, Joseph, décédée le 13 avril 1788 à Rompocelle. Les parents demeuraient à Montlebau en 1831. Le nom de Mignon (P.-J. Mignon) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 96 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Ve arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 100 ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, état nominatif des veuves, ascendants et orphelins des victimes de Juillet, dont le domicile n’est point fixé en France et aussi Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/67 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) Ve arrondissement, ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 84, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.