Millancourt, Louis, Jacques

Biographie


Employé chez Barbedette, négociant 47, rue des Petites-Ecuries. La chronique de l’époque rapportait les faits suivants sur sa participation aux combats : « M. Millancour, demeurant rue des Petites-Ecuries, n° 45, qui a été constamment au feu, ayant été renversé par un gendarme, rue de Richelieu, a enfoncé son poignard dans le ventre du cheval et, sans s’effrayer, s’est remis en tirailleur. » Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé, puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que dans l’après-midi du 28 juillet 1830 j’ai vu le sieur Louis, Jacques Millancourt, que je connais depuis longtemps, dans la rue Bourbon-Villeneuve au coin de la rue Saint-Claude et rue Neuve-Sainte-Apolline, au coin de la rue Saint-Denis, armé d’une épée et de pistolets, faisant feu sur les gardes royaux, desquels il était fort peu éloigné. » Signé, le 8 juillet 1831 : Vigne, demeurant 26, rue Sainte-Foy. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que le nommé Millancourt, Louis, Jacques, employé chez M. Barbedette, négociant 47, rue des Petites-Ecuries, est connu de moi depuis plusieurs années et est venu en mon domicile le 29 juillet 1830 dans la matinée, sortant de la place de Grève et accablé de fatigues par deux jours de combat. Après avoir pris quelques rafraîchissements, dont il avait grand besoin, il s’est dirigé vers le Louvre au moment où le bruit du canon et des fusils se faisait le plus entendre. Il était armé de deux pistolets et d’une épée. » Signé, le 9 juillet 1831 : Cornette-Dumont, demeurant 10-11, rue du Haut-Moulin. Il citait aussi les noms suivants des personnes auprès desquelles on pouvait prendre des renseignements sur la conduit qu’il avait tenue pendant les combats de Juillet : Lebreton, demeurant 32 bis, rue du Faubourg-Poissonnière ; Madden (voir Madden, John, Byrn), demeurant quai de Passy, déjà décoré ; Noël, demeurant 14, rue Montholon. Il donnait aussi cette information : « […] Sa conduite dans les journées de Juillet a été en partie rapportée dans la brochure ci-jointe (absente du dossier) […]. » Il demeurait 47, rue des Petites-Ecuries en 1831. Histoire de la révolution de 1830 et des nouvelles barricades, par F. Rossignol et J. Pharaon, Paris, chez Vimont, Levavasseur et Urbain-Canel, 1830, p. 309 ; Archives de la préfecture de police AA 403 (parfois sous le nom de Millencourt).

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