Miquel, Jean

Biographie


Né le 27 janvier 1792 à Benaven commune de Saint-Symphorien (par erreur à Bennavennes in Archives nationales F/1dIII/39 mais à Bennavennes et à Saint-Symphorien in Archives nationales F/1dIII/37) (Aveyron), fils de Miquel, Antoine, et de Bonnefoi, Jeanne, son épouse. Ancien militaire au 69e de ligne, non pensionné, blessé à la hanche en 1814, devenu employé dans l’administration des voitures publiques ou commis aux fourrages in Archives nationales F/1dIII/37. Il reçut deux blessures : il fut d’abord blessé par un coup de baïonnette (sans doute peu avant et au même endroit que la deuxième blessure) ; puis, il tomba, blessé d’un coup de feu reçu au talon gauche et qui lui fractura le calcanéum, le 29 juillet au bout du Pont des Arts, par une décharge faite depuis les guichets du Louvre par la garde royale. Il participa aussi à la prise de la caserne de Babylone, où « il a montré beaucoup de courage », selon le certificat que devait lui délivrer Andras-Dumontois (voir ce nom). Il reçut, après la révolution, un total de cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement et aussi par celle du (ancien) XIVe arrondissement sous-préfecture de Sceaux puisqu’il y est pensionné. Il sollicita une place de concierge dans l’une des casernes de la capitale. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de l’arrondissement de Sceaux (sous le nom de Mikel, Jean sur les listes de la mairie in Archives de Paris VD6 3, sur celles du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel et surtout in Archives nationales F/1dIII/39, faire le changement de nom ?). Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 29 mars 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu au talon du pied gauche, de sa partie postérieure vers sa partie interne, après avoir traversé le calcanéum, non encore guérie. C’est par erreur que les blessures de la hanche ont été attribuées aux journées de Juillet : elles datent de 1814 et le blessé n’a droit à pension que pour la blessure du talon, qui doit le faire ranger dans la 4e classe des blessés. » Il fut admis dans la 4e classe des blessés et pensionné de cinq cents francs auprès de la Commission des récompenses nationales de la sous-préfecture de Sceaux. Il est sur une liste de décorés parmi lesquels le préfet de la Seine devait choisir quarante-huit décorés, pour composer la délégation de décorés qui devaient assister, le 27 juillet 1831, aux cérémonies commémoratives de la révolution, qui eurent lieu à la Bastille puis au Panthéon. En juillet 1831, le sous-préfet de Sceaux faisait savoir au préfet de la Seine que la croix restait conservée dans ses bureaux, soit parce que Miquel avait négligé de répondre à l’invitation de la retirer soit parce que le sous-préfet ne connaissait pas son adresse. Miquel mourut des suites de sa blessure, l’os du talon s’étant carié et ayant entraîné une nécrose de la jambe, le 15 décembre 1832 à Benaven, commune de Sainte-Geneviève. Il laissait une veuve, Bonal, Marie, Anne, et deux enfants, Pierre, né le 18 mars 1821 à Sainte-Geneviève (Aveyron), et Augustine, Zoé, née le 29 août 1825 à Paris. Le maire de Sainte-Geneviève, en date du 5 janvier 1833, expliquait sur la situation de la veuve : « […] Bonal, Marie, Anne […] est par suite de cette perte dans un état de détresse complète, que sa seule ressource étant dans la pension de son mari, que celle-ci lui manquant elle n’en a pas d’autres pour nourrir et entretenir ses enfants ; qu’elle est, à cause de sa mauvaise santé, incapable d’un travail pénible ; enfin qu’elle mérite à tous égards les faveurs et l’attention du gouvernement ». Le 22 juin 1833, il était donné les renseignements suivants sur son compte au préfet : « […] Cette veuve chargée de deux enfants en bas âge qu’elle a laissés aux soins et à la charité de ses voisins, est venue à Paris solliciter les secours du gouvernement, tant pour elle que pour ses enfants. A l’époque de la révolution de Juillet, elle habitait Grenelle avec son mari et le maire de cette commune donne les témoignages les plus satisfaisants de sa moralité. La mort de son mari la plonge dans la plus affreuse misère et cette famille paraît digne à tous égards de la commisération du gouvernement. » La veuve reçut deux cents francs de secours en 1833. Il demeurait à Sainte-Geneviève en 1821 ; 2, rue du Caire en 1825 ; 27, rue de Sèvres près de la barrière en 1830 ; 3 bis, rue de Sèvres ou 3, barrière de Sèvres (Vaugirard) (selon les certificats médicaux en septembre 1830 par exemple) en 1830-1831 (mais 10, rue du Bouloy in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; il y a sans doute confusion… entre les deux Miguel…) ; sa veuve, 56, rue du Faubourg-Saint-Denis en 1833. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 97 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 65 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet de l’arrondissement de Sceaux ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1 ; Archives de Paris VK3 13, lettre du sous-préfet de Sceaux au préfet de la Seine en date du 16 juillet 1831 ; Archives de Paris VK3 37, Décorés de Juillet pour la députation, liste de quarante-huit citoyens qui ont été désignés par le sort pour les cérémonies du Panthéon et de la Bastille ; Archives de Paris VK3 56 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, arrondissement de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/67 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, Barèges, Mont-d’Or et Néris.

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