Mocquet, Armand

Biographie


Né vers 1789 à Meaux (Seine-et-Marne). Ancien militaire, portier depuis 1826, 20, rue des Carmes, il exerçait en même temps la profession de perruquier. Il est répertorié (sous le numéro 733 et le nom de Moquet, Armand) dans la liste des demandes de secours posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 24 décembre 1830, à une voix pour la croix, six voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il apostilla, en novembre 1830 et comme sergent-major de la XIIe légion de la garde nationale, la demande que fit Demongeot, Sébastien (voir ce nom), blessé dans les combats de Juillet, de recevoir un habillement de garde national. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le seul nom de Moquet), auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il comparut, le 8 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement (sous l’identité de Moquet, Armand, il signe bien Mocquet, perruquier, demeurant 20, rue des Carmes), pour attester « parfaitement connaître le sieur André, Jacques Desrondeaux, menuiser, père du jeune homme [Desrondeaux, Louis, Nicolas N.D.A.], demeurant susdite rue des Carmes n° 28, et que le 30 juillet ledit sieur Desrondeaux leur a dit que son fils avait été tué la veille sur la place du Louvre ». Un certificat délivré par le commissaire de police du quartier de l’Observatoire attesta ainsi de sa conduite en juin 1832 : « […] Le 5 du présent mois, le sieur Mocquet, Armand a déposé à la mairie du XIIe arrondissement le cheval d’un garde municipal qui venait d’être gravement blessé d’un coup de poignard et que ce citoyen, sergent-major à la 4e compagnie du 1er bataillon de la XIIe légion, a empêché que ce cheval soit enlevé par des rebelles qui essayaient de s’en emparer. » En 1836, sa femme valétudinaire, père de quatre enfants, son père ou son beau-père de quatre-vingt-trois ans à charge, devant deux termes de loyer à son propriétaire, il sollicita des secours. La police donna sur son compte les renseignements suivants : « Sa position est loin d’être heureuse. […] On fait l’éloge de sa conduite et de sa moralité. » Il reçut un secours de soixante-quinze francs en 1836. Cette même année 1836, il apostillait ainsi la demande de secours présentée par Renard, Jean-Baptiste : « Je certifie que notre camarade Renard est dans une position précaire et qu’il mérite les bontés de M. le ministre. » En 1838, les mêmes sources administratives renseignaient : « Conduite bonne sous tous les rapports. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1838. Il fit partie de la délégation de soixante-treize décorés de Juillet, qui, le jour de la fête du roi le 1er mai, sans doute en 1839 (en tout cas après 1838), se présentèrent à son palais, pour le féliciter et l’assurer de leur entier dévouement ainsi qu’aux membres de sa famille (voir la liste des décorés à Grand, Pierre). Il reçut un secours de vingt francs en 1839. En 1840, il se trouvait « réduit à la plus affreuse position, ayant perdu son établissement par maladie et sa femme toujours malade, tous ses effets au mont-de-piété et sur le point d’être vendus », et sollicita des secours. La police témoignait encore sur son compte : « La position de cet homme n’est pas heureuse, il possède d’excellents certificats qui attestent son dévouement au gouvernement et de sa bonne conduite. » Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1840, de quarante francs en 1841, un de quarante francs et un autre de vingt-cinq francs en 1842, un de vingt-cinq francs en 1843, et un de la même somme en 1844. En 1845, il avait toujours à charge son père, âgé de 90 ans, et les mêmes sources administratives rapportaient : « La position de cet homme n’est pas heureuse. Il possède d’excellents certificats qui attestent son dévouement au gouvernement et de sa bonne conduite. » Il reçut un secours de quarante francs en 1845, et de vingt-cinq francs en 1846. Il demeurait 20, rue des Carmes de 1826 à 1838 ; 41, rue Dauphine de 1840 à 1846. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des médaillés et la liste des demandes de secours posées auprès de la mairie ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 24 décembre 1830, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem un feuillet intitulé Individus qui se sont présentés sans dossier ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/53 in dossier Desrondeaux, Louis, Nicolas ; Archives nationales F/1dIII/67 ; Archives nationales F/1dIII/74 in dossier Renard, Jean-Baptiste ; Archives nationales AB XIX 15 papiers des Tuileries, décorés de juillet 1830, citoyens qui ont pris part aux événements de 1830 ; Archives de la préfecture de police AA 384 in dossier Demongeot, Sébastien ; la Gazette des tribunaux, 28 février 1839, p. 441. In Archives de la préfecture de police AA 366, Etat des allocations accordées pour le mois de janvier 1848 aux condamnés politiques de la Restauration qui résident à Paris, apparaît un Mocquet, Armand pour une somme mensuelle de vingt francs mais la ligne est rayée ; in Archives de la préfecture de police AA 366, condamnés politiques de la Restauration qui résident à Paris, Notes sur l’état des secours accordés pour le mois de janvier 1848, il est indiqué comme décédé.

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