Molhar
Biographie
Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet au VIIIe arrondissement. Il fut un des décorés de Juillet qui signèrent, en septembre 1831, la pétition envoyée par Arrachart, Louis, Jules, Benoît, pour recouvrer les droits à la décoration, dont il avait été privée par une malveillance de Delanoy, commissaire à la Commission des récompenses nationales, et qui l’accusait d’intempérance. Cette pétition était ainsi rédigée : « […] S’est particulièrement distingué aux mémorables journées, où il fut blessé. […] Le jury a reconnu que par son patriotisme et son courage à combattre il a mérité la médaille ; mais, lui imputant calomnieusement l’habitude de se livrer à un usage immodéré de la boisson, a déclaré n’y avoir lieu à la lui accorder. Pour justifier que cette dernière circonstance est contraire à la vérité, tous les décorés du (ancien) IVe arrondissement et autres attestent ici que l’exposant a droit au signe des braves, l’ayant vu combattre et ayant été blessé, et qu’il n’a pas l’habitude qu’on lui reproche. Daignez, M. le ministre interposer votre autorité et faire opérer au dossier la radiation d’un fait injurieux et préjudiciable, qui n’y a été porté qu’à la suite d’une altercation entre le réclamant et M. Delanoy, alors commissaire à la Commission des récompenses nationales. Cet acte de justice de votre part n’échappera pas plus à la connaissance du roi qu’à l’opinion publique. » Archives nationales F/1dIII/42 in dossier Arrachart, Louis, Jules, Benoit. S’agit-il de Mollard, Amédée, c’est le seul médaillé Molard, pas de Molhar (c’est ainsi qu’il signe), mais Molard, Amédée est du IXe.