Mollière, Théodore

Biographie


Né le 25 avril 1801 à Nantes. Négociant. Ses droits furent examinés par la Commission des récompenses nationales de la préfecture de Nantes. Le 3 juin 1832, il adressait la lettre suivante au préfet de la Loire-Inférieure : « Victime d’un oubli dans la distribution des Croix de Juillet, le soussigné vient en demander la réparation à votre impartial justice. Dès le 29 juillet, il fit partie du mouvement populaire qui commençait à poindre. Le 30, il fut l’un des premiers citoyens réunis en armes sur la bourse pour la sainte cause de la liberté. Le même jour, ce fut sous sa direction que le poste du Port au vin fut enlevé aux soldats de l’absolutisme et occupé par les patriotes. Le même jour aussi, lorsque le triomphe populaire était encore loin d’être certain pour les Nantais, il ne craignit pas (quoiqu’au risque de son état et peut-être de sa tête) il ne craignit pas de laisser aux citoyens qui organisaient la résistance cinquante kilogrammes de poudre et cent vingt-cinq kilogrammes de balles. Après avoir pris une part active à la victoire populaire, il a continué, dans la garde nationale volontaire qui s’organisa si promptement, le service que devait à son pays tout citoyen zélé. Cette conduite, Monsieur le préfet, lui a fait, du moins il le pense, mériter quelques droits à la noble décoration de Juillet et cependant il a été oublié. Il attend de votre équité la réparation de cette injustice et vous prie etc. » Le préfet fit transmettre la lettre à la Commission, après l’avoir ainsi apostillée : « Le préfet de la Loire-Inférieure atteste la vérité des faits contenus dans la présente pétition et joint son témoignage à celui des honorables citoyens qui ont apostillé la demande du sieur Mollière. Il reconnaît que c’est uniquement par sa faute que cette demande n’a pas été transmise en temps utile à la Commission des récompenses nationales et il supplie monsieur le ministre d’admettre, malgré cette irrégularité, le pétitionnaire à faire valoir ses droits pour une récompense à laquelle il a des droits incontestables. » A la lettre était joint un certificat de la chambre de commerce de Nantes, qui attestait un paiement de 423,20 francs, à la date du 16 août 1830, à M. Mollière de Nantes pour cinquante kilos de poudre et cent vingt-cinq kilos de balles, livrés le 30 juillet. Il reçut la médaille de Juillet, sur la proposition de la ville de Nantes par l’ordonnance du 17 juillet 1832. Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances n° 26, 2e section, ordonnance n° 1137 du 17 juillet 1832, Paris, Imprimerie royale, mars 1833, p. 2, ordonnance du roi qui décerne la Croix de Juillet à quarante-deux citoyens et la médaille de Juillet à cinquante-huit citoyens ; Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances n° 26, 2e section, ordonnance n° 1137 du 17 juillet 1832, Paris, Imprimerie royale, mars 1833, p. 2, ordonnance du roi qui décerne la Croix de Juillet à quarante-deux citoyens et la médaille de Juillet à cinquante-huit citoyens ; Archives nationales F/1dIII/80, dossier Loire-Inférieure et Etat des citoyens auxquels la médaille de Juillet a été décernée par l’ordonnance du 17 juillet 1832 (sous lidentité de Molière, Théodore) ; Archives nationales F/1dIII/81, dossier Seine-Inférieure.

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