Monbilly, Christophe, André, Grégoire, Mathurin
Biographie
Né le 20 octobre 1795 à Concarneau (Finistère). Bijoutier. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet. Il signa, le 29 août 1831, le certificat suivant en faveur de Garouste, Géraud : « Nous, soussignés, combattants de Juillet, certifions que le sieur Garouste, Géraud, menuisier, rue Bethizy, n° 11, a fait partie des masses qui s’opposaient à l’exécution des ordonnances du 25 juillet ; que n’ayant pu se procurer d’arme il revint au quartier du Louvre et que, le premier, au moyen d’un merlin, il a commencé les barricades de la rue Bethizy, au vu du 15e léger stationné dans la rue de la Monnaie ; qu’il a aidé à faire ensuite les barricades de la rue Boucher ; qu’il a passé la nuit du 28 au 29 juillet à veiller près des barricades de la rue Bethizy afin de prévenir ses voisins s’il y avait un mouvement de la part de la troupe et enfin que le 29 il a vainement couru partout pour avoir des armes et s’est porté avec la foule dans le Louvre lorsqu’il fut pris par le peuple. » Au certificat suivant qu’il signa en faveur de Juty, Jean-Louis « Nous, soussignés, attestons que le sieur Juty, Jean-Louis, fontainier, rue Thibeautodé n° 18, a pris une part très active aux succès de nos mémorables journées. Il combattit, armé d’un fusil à l’Hôtel de ville, au Louvre, au Palais-Royal, à la prise duquel il reçut une balle morte à la jambe droite dans la rue Saint-Honoré. Il fit aussi partie des braves qui furent à Rambouillet. Il s’est toujours trouvé aux postes périlleux ; sa conduite mérite des éloges. », il ajoutait l’apostille suivante : « J’atteste ce qui est mentionné ci-dessus, après avoir vu M. Juty à la place de la Grève le 28 juillet, armé d’un fusil, et à la rue Saint-Honoré, le 29, où il fut atteint d’une balle morte à la jambe droite. » Il signa (sa signature était agrémentée des trois points maçonniques), le 28 août 1831, le certificat suivant en faveur de Ruffin, Jean-Marie, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Ruffin, Jean-Marie, âgé de cinquante-deux ans, profession de libraire, demeurant rue Thibautodé n° 6, a participé comme citoyen et patriote aux affaires des mémorables journées de Juillet ; qu’il était à la prise du Louvre, à celle des Tuileries le 29 et qu’il a combattu avec le courage et dévouement d’un ancien militaire. » Il reçut (sous les prénoms de André, Christophe, Grégoire, Mathurin), auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification, en tant que décoré non blessé, de vingt-cinq francs en 1831. Il reçut, en tant que décoré non blessé et nécessiteux, un secours de vingt-cinq francs, sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il reçut (sous les prénoms de André, Christophe, Grégoire, Mathurin), auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification, en tant que décoré non blessé, de cinq francs en 1834, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. En 1834, ancien officier, sans emploi, sans état, sans traitement, « se trouvant dans la plus grande gêne, couchant sur la paille et ne mangeant pas tous les jours », il sollicita un secours. Le préfet de police donna sur son compte les renseignements suivants : « Il avait été attaché à mon administration, le 31 août 1832, comme agent des rondes de nuit ; il fut révoqué le 15 mai 1833, pour cause d’ivrognerie. Sur la promesse qu’il se conduirait mieux à l’avenir, il a été réintégré dans son emploi, le 21 juillet dernier, et, effectivement, sa conduite, depuis cette époque, n’a donné lieu à aucune plainte. Son traitement est de mille francs. Il n’a point d’autres ressources. Il est célibataire. » A l’occasion d’une nouvelle demande de secours, en 1835, il se dit « dans la plus affreuse misère. Ancien enfant de troupe, sans pension, sans parent et sans état », « l’ami du roi et de son gouvernement ». Le préfet de la Seine rapporta à son sujet : « N’a jamais demeuré passage Pecquet, n° 9 ; il y avait fait seulement élection de domicile, chez un ami, inspecteur de police, attaché au service des rondes de nuit ; il a été rayé des contrôles dernièrement, par suite de sa disparition de Paris. Cet homme paraît être tout à fait indigne de la bienveillance du gouvernement. » Il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification, en tant que décoré, de douze francs en 1835, de quatre francs et trente-cinq centimes en 1836, de cinq francs et trente centimes en 1837, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. En 1836, il était homme de confiance, sur les listes de la mairie. Il reçut un secours de quarante francs en 1849, un secours de soixante francs en 1851, un secours de cinquante francs en 1852 et en 1853, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 19, rue du Temple en 1831 (mais 6, rue Pastourelle in Archives nationales F/1dIII/89 dans le certificat qu’il signe et aussi in Archives de la préfecture de police AA 395 in dossier Juty, Jean-Louis dans le certificat qu’il signe ; 52, rue Bourg-Labbé in Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales) ; chez M. Guillemont, 9, passage Pecquet près la rue des Blancs-Manteaux, puis 14, rue Boutebrie en 1834 ; 49, rue et hôtel Folie-Méricourt en 1835 ; 20, rue Chapon en 1835 sur les listes de la mairie in Archives de Paris VD 6 356 n° 6 et in Archives de Paris VD6 360 n° 5 ; 6, rue Pastourelle en 1836 ; 2 bis, rue du Puit-du-Temple en 1837 ; 12, rue Jean-de-l’Epine ou 30, rue des Boulangers-Saint-Marcel en 1849 ; 30, rue des Boulangers-Saint-Marcel en 1851 ; 110, rue du Cherche-Midi en 1852-1853. Voir Viray. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD 6 356 n° 6, Etat nominatif des décorés de Juillet qui ont pris part aux gratifications accordées à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet en 1831, 1833, 1834, 1835, 1836, Noms des décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels ont été répartis les trois cent soixante-quatorze francs et quatre-vingt-dix centimes attribués au (ancien) VIe arrondissement par la lettre de M. le préfet de la Seine du 30 juillet 1834, Liste des décorés de Juillet non pensionnés qui se sont présentés pour participer à la répartition des quatre cents francs attribués au (ancien) VIe arrondissement suivant mandat de pareille somme reçu le 28 juillet 1835, Liste nominative de MM. les décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels ont été répartis les quatre cents francs attribués au sixième arrondissement par un mandat de M. le préfet de la Seine du 27 juillet 1835, Etat nominatif des décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels a été répartie la somme de cent cinquante-deux francs attribuée au VIe arrondissement par la lettre de M. le ministre de l’Intérieur en date du 27 juillet 1836, Année 1837, Etat des décorés de Juillet du (ancien) VIe arrondissement qui sont venus se faire inscrire pour participer s’il y a lieu à la gratification qui pourrait être accordée à l’occasion des fêtes de Juillet, Etat émargé (1837) par les décorés de Juillet du (ancien) VIe arrondissement qui ont participé à la gratification accordée par M. le ministre de l’Intérieur à l’occasion des fêtes anniversaires de 1830 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, I correspondance du préfet, enquêtes, liste nominative de MM. les décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels ont été répartis les trois cent soixante-quatorze francs et quatre-vingt-dix centimes attribués au (ancien) VIe arrondissement par la lettre de M. le préfet de la Seine du 30 juillet 1834, idem liste nominative de MM. les décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels ont été répartis les quatre cents francs attribués au (ancien) VIe arrondissement par mandat de M. le préfet de la Seine du 27 juillet 1835, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Etat des sommes payées par la Commission des récompenses nationales aux sous-lieutenants et aux décorés non blessés pour l’anniversaire de juillet 1830 du 8 octobre 1830 au 31 août 1831, idem Souscription nationale, secours accordés à l’occasion de l’anniversaire des journées de Juillet aux décorés de la croix ou de la médaille, non blessés et nécessiteux, lettre de M. le préfet du 25 juillet 1831 ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/67 ; Archives nationales F/1dIII/89 in dossier Garouste, Géraud ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 73 ; Archives de la préfecture de police AA 395 in dossier Juty, Jean-Louis ; Archives de la préfecture de police AA 412 in dossier Ruffin, Jean-Marie ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 4.175 francs pour être répartie entre 95 décorés, combattants et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine minutes 90 et 92, idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163, idem Proposition d’accorder à 128 décorés, médaillés, veuves, ascendants, orphelins et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant à 6.895 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, en date du 19 avril 1852, minutes 217-220, idem Proposition d’accorder à soixante-deux décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 3.425 francs, minutes 266-268, en date du 10 février 1853.