Moneuse, Lambert
Biographie
Né le 5 juin 1803 à Charleville (Ardennes). Peintre-vitrier. Blessé à la cuisse gauche par un boulet, il reçut un secours de cent francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut un secours de quarante francs, le 25 août 1830 (indiqué comme étant le deuxième secours ; où est le premier ?), un secours définitif (sous le nom de Monuise) de dix francs, le 29 septembre 1830, un secours de cinquante francs le 12 novembre 1830, un secours de vingt-cinq francs le 15 décembre 1830, un secours de vingt-cinq francs le 15 janvier 1831, un secours de vingt-cinq francs le 15 février 1831, un secours de vingt-cinq francs le 15 mars 1831 auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut, en tant que blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1842, marié, père de trois ou cinq enfants, tenant une petite boutique, 37, rue Montpensier, il sollicita les quarante francs alloués à chaque décoré de Juillet. Les renseignements de police pris sur son compte le dirent « connu sous des rapports favorables ». Il reçut un secours de quarante francs en 1842, de vingt-cinq francs en 1843, de quarante francs et de vingt-cinq francs en 1844, de vingt-cinq francs en 1845, de quarante francs en 1846, de la même somme en 1847, et le 20 juin 1848. En 1849, il était sans ouvrage depuis la révolution de Février et tous ses effets étaient au mont-de-piété. Il toucha un secours de soixante francs, à titre de décoré de la Croix de Juillet. En 1850, sa petite boutique était située 45, rue de Richelieu ou 20, rue du 24-Février et les renseignements de police rapportaient à son sujet : « C’est un travailleur et un homme sobre, qui est représenté sous les meilleurs rapports. Il est marié et père de trois enfants, dont l’aîné est âgé de quatorze ans. Il est sergent dans la garde nationale, et on le dit d’opinions modérées. » Il reçut un secours de soixante francs, à titre de décoré de la Croix de Juillet. Il reçut un secours de soixante francs en 1851. En 1852, les mêmes sources confirmaient : « Manque souvent d’ouvrage. […] Ancien sergent des sapeurs de la garde nationale, dont la conduite morale et politique ne laisse rien à désirer. » Il reçut à nouveau soixante francs de secours en 1852, au titre de décoré de la Croix de Juillet. Il était sergent à la IIIe légion de la garde nationale. Il demeurait 17, rue du Jour en 1830-1831 ; 37, rue Montpensier en 1842 ; 42, rue de Valois au Palais-Royal en 1847 ; 3, rue Neuve-des-Petits-Champs en 1849 ; 45, rue de Richelieu en 1850 ; 3, rue Villedot de 1851 à 1856. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 68 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la 1re classe du IIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 69 (sous le nom de Monense, Lambert) ; Archives de Paris VD3 1-2, état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement, idem Etat des paiements faits par M. Ternaux, commissaire délégué des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, aux veuves, ascendants et blessés dudit arrondissement, années 1830-1831 (M. Ternaux n’a pris les paiements que le 13 octobre 1830) ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/67 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Proposition d’accorder à vingt-cinq décorés, combattants et veuves de Juillet, domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant ensemble à la somme de 1465 francs sur l’exercice 1849, minutes 39 et 66, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 84, idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199, idem Proposition d’accorder à 91 décorés et veuves de blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 4.970 francs minutes 243-246, en date du 20 novembre 1852.