Monglave de, Garay, Eugène
Biographie
Né le 5 mars 1796 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). Nous empruntons au livre de Paul Deslandres Les Débuts de l’Institut historique les indications biographiques suivantes : « Né à Bayonne le 5 mars 1796, il avait eu jusqu’alors une existence assez mouvementée. D’abord officier d’état-major et directeur de l’instruction publique au Brésil, où il avait conservé beaucoup de relations utiles, il était revenu avec Dom Pedro au Portugal pour rétablir contre Dom Miguel le régime constitutionnel. Rentré en France, il s’était fait connaître par un grand nombre d’écrits de circonstances, d’un esprit mordant, qui lui avaient valu l’amende, la saisie et la prison, tels qu’une piquante Biographie pittoresque des pairs de France, etc. Ayant traduit un roman de Kotzebuc, Octavie, il ajoute un sous-titre : La Maîtresse d’un prince, pour faire allusion à Mme du Cayla (soupçonnée d’être la maîtresse de Louis XVIII, N.D.A.] ! Il compose un grand nombre d’histoires résumées d’Espagne, de Suisse, de Turquie, des Etats-Unis (1825-1826), de Paris (1833) et une lettre de lord Byron au Grand Turc ! Ces ouvrages hâtifs ne semblaient pas le prédisposer au rôle éminent qu’il joua au berceau de notre société. Quoi qu’on puisse penser de son caractère difficile, Eugène de Monglave mit beaucoup d’ardeur et de talent à la propagande en faveur de l’Institut historique. » Ancien capitaine d’état-major. En août 1830, il adressait la lettre suivante au général Lafayette : « Lisez-moi, vous-même, jusqu’au bout, au nom du Ciel ! mon cher général et respectable ami. Il y va de mon existence !!! Tant que vous avez été suspect et persécuté, je n’ai pas manqué d’aller vous voir tous les mardis. Depuis que la foule intéressée se précipite chez vous, vous ne m’avez pas vu une fois. Courtisan de l’infortune, je m’éloigne de tout ce qui ressemble au pouvoir. Le 26 juillet, j’ai accouru rue d’Anjou n° 6. Vous trouverez ces mots dans le livre de votre concierge : “Eugène de Monglave, ex-chef de bataillon au service des républiques américaines, offre au général Lafayette sa plume et son épée.” Le lendemain, malgré les larmes de mon vieux père, de ma jeune femme et de ma petite fille, j’étais à la tête des ouvriers du faubourg Saint-Germain. Je ne suis rentré chez moi que le jeudi soir. J’avais été à la rue Saint-Honoré, à la Grève, au Louvre, au pont Royal, aux Tuileries. J’avais vu des blessés, des tués, des héros ! Je ne possède pas de certificats de chef : je n’ai pas eu de chef ; mais j’ai des certificats de braves ouvriers, d’honnêtes gens, dont j’ai maîtrisé l’ardeur et sauvé quelquefois la vie. Ce sont mes véritables, mes seuls parchemins ! Le vendredi à 6 heures du matin, j’étais à l’Hôtel de ville. On m’inscrivit. Le colonel Zimmer me donna des éloges que je ne méritais pas. Je vis votre petit-fils, M. de Lasteyries (voir Lasteyrie), et le neveu de mon ancien ami et général, M. Alphonse Foy. Je ne puis vous voir. Ma visite n’était pas des derniers. Je ne demandais rien. On me nomme aide de camp du général Vaudoncourt et l’on m’envoya avec lui organiser l’avant-garde du Roule. J’y ai fait dix jours un service bien actif, sans cheval et sans argent. Maintenant, pour me réintégrer dans les cadres de l’armée, on me renvoie à une commission. C’est admirable ! Mais moi je n’ai pas fait tant de façons pour courir aux armes. D’ailleurs le général Vaudoncourt commande à Brest et une place d’aide de camp à Brest ne convient ni à mes trente-quatre années, ni à mes liens de famille, ni à mes occupations toutes littéraires. Les couards se précipitent à la curée. Je ne les imiterai pas. Plutôt mourir de faim avec mon vieux père, ma jeune femme et ma petite fille ! Et pourtant il y a en moi de quoi servir ma patrie, mais je ne suis point intrigant et je n’ai pour protecteur au monde que vous, mon cher général et respectable ami, qui l’êtes peut-être encore moins que moi. C’est cependant à vous seul que je m’adresserai. Je ne sollicita pas de place brillante, faites-moi avoir tout juste ce qu’il faut pour ne pas mourir de faim, moi et les miens : adjudant-major de la garde nationale, aide de camp ou officier d’ordonnance rétribué, chef ou sous-chef dans les bureaux de l’état-major, au secrétariat, n’importe où ! Je suis prêt. Je suis, vous le savez mon général, neveu des conventionnels Fonfrède et Pémartin, et gendre du conventionnel Delcasso, des Pyrénées-Orientales. Officier dès 1812, je n’ai jamais porté la cocarde blanche. J’ai quitté le service de France à l’arrivée des Bourbons ; j’ai perdu ainsi quinze ans. La liberté doit-elle me punir du sacrifice consciencieux que j’ai fait à la liberté. Chef de bataillon en Amérique, j’ai arboré sur plus d’une tour le drapeau de l’indépendance. Faut-il quand la liberté règne aussi chez nous que j’aille redemander du service à l’Amérique. J’ai pourtant d’autres titres à offrir à ma patrie. J’ai fait l’Histoire d’Espagne de votre bibliothèque de citoyen ou du XIXe siècle, une Histoire abrégée de Paris, une Histoire du Mexique, une Histoire des conspirations des jésuites, diverses brochures politiques, dont une Les Parchemins et La Livrée m’a valu un séjour à Sainte-Pélagie, et diverses traductions espagnoles et portugaises, entre autres celle des Lettres constitutionnelles de Dom Pedro. J’ai travaillé à plusieurs feuilles libérales, au Nain jaune, à la France chrétienne de M. Pagès, au Journal de Paris, à la Pandore, à la Revue encyclopédique. J’allais faire paraître moi-même, vous le savez, mon général, la Sentinelle du peuple, dont vous êtes le principal protecteur ; le premier numéro était sous presse quand la patrie m’a appelé aux armes. Le danger passé, j’ai voulu reprendre cette importante publication mais ma caution de soixante mille francs refusa de tenir ses engagements à cause de la baisse de la rente. Voilà où j’en suis. Les fonds de l’entreprise restent religieusement en caisse. Plutôt mourir cent fois que d’y toucher ! On me fait espérer un autre cautionnement. Si je l’ai, je mettrai sous presse, le lendemain. Ce long retard m’afflige, me désole. Nous aurions pu faire tant de bien ! Mais tout n’est pas perdu si vous voulez nous conserver votre bienveillance et vous faire l’organe de nos opinions. Mais revenons à l’objet principal de cette lettre. Vous savez, mon général, qui je suis. Vous connaissez ma modeste ambition. J’attends de vous la vie ou la mort. Ah ! Comme je vais compter les minutes jusqu’à votre réponse ! Mais si vous ne me répondiez pas ? Non, non c’est impossible !!! Ma petite fille âgée de quatre ans balbutie auprès de moi votre nom révéré. Elle y joint le premier couplet de la Marseillaise. Que de souvenirs ! Avec quels transports je viens de l’embrasser. Agréez, mon cher général et respectable ami, l’offre nouvelle de mon cœur, de mon épée, de ma plume et l’hommage d’une admiration qui ne s’éteindra qu’avec la vie chez le plus dévoué de vos serviteurs et le plus ardent de vos amis. » Une autre de ses lettres, adressée le 2 septembre 1830 aussi au général Lafayette, laisse quelques indications sur le journal qu’il devait lancer. Cette lettre était ainsi rédigée : « La Sentinelle du peuple, longtemps arrêtée par le dernier ministère, devait enfin paraître pour la première fois le dimanche même de la grande semaine du peuple. Les grands et mémorables événements de ces derniers temps en ont momentanément suspendu la publication. Aujourd’hui, La Sentinelle du peuple est plus que jamais nécessaire. Avant le 26 juillet, notre but était de préparer et d’amener la révolution qui s’est si miraculeusement opérée. Désormais nous avons pour mission de la développer et de la maintenir. Pour remplir dignement le mandat que nous avons pris, nous appelons l’appui de tous les bons citoyens, le concours de tous les hommes distingués, la coopération active de tous les patriotes. Nous espérons, général, que vous consentirez à continuer de joindre vos efforts aux nôtres pour assurer le succès d’une entreprise vraiment nationale et dont la réussite doit si puissamment servir la liberté et l’ordre public. M. Alexandre Labot, avocat [grenadier au 2e bataillon de la XIe légion de la garde nationale, demeurant 8, rue Serpente, N.D.A.], sera désormais plus spécialement chargé de la direction matérielle de l’entreprise et des relations avec messieurs les actionnaires. » Rossignol et Pharaon relatent ainsi sa participation aux combats : « Le 29, la prise des Tuileries a été décidée par un détachement de cinquante hommes environ, venu du faubourg Saint-Germain par le Pont-Royal. On remarquait parmi ces braves, M. Gauja, gérant du National, de Rougemont, élève de l’Ecole polytechnique, M. de Monglave, qui s’est déjà illustré la veille à la Grève, et le coiffeur Belay, de la rue de Verneuil, qui, bien que laissé la veille pour mort, avait repris son fusil et gardé son courage. Ce détachement si faible a traversé héroïquement le pont sous un feu continuel de mousqueterie, qui partait du premier étage du château ; et par un prodige inouï, il n’a eu que deux hommes de tués dans ce passage plus glorieux que celui du pont d’Arcole. » Et aussi comme aide de camp du général Vaudoncourt : « Deux espions qu’on prenait pour Peyronnet et Raguse, et que la foule avait conduits dimanche en cabriolet à l’état-major de la place Vendôme, ont été arrachés à la fureur du peuple par M. de Monglave, aide de camp du général Vaudoncourt, et M. Vincent, député de l’Hérault. L’un de ces espions était le frère d’un capitaine de la garde, l’autre un lieutenant adjudant de place ; on a trouvé sur eux des armes et des dépêches. Ils ont été emprisonnés. » Le dossier des droits de Monglave fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement (sous le nom de Monglave, Eugène sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). Sa médaille lui fut délivrée le 25 juin 1831 et son brevet le 9 septembre de la même année. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. A partir du 1er juin 1831, il fut employé par le ministère de l’Intérieur, comme rédacteur, chargé plus spécialement de l’analyse des journaux, aux appointements annuels de trois mille francs pris sur les fonds spéciaux. Par la suite, le travail de l’analyse des journaux paraissant inutile au ministère et comme pouvant être facilement suppléé par quelques indications marginales, l’emploi de Monglave fut supprimé, mais son traitement fut maintenu comme secours provisoire et à hauteur de deux cent cinquante francs mensuels, en attendant qu’il pût se créer par lui-même d’autres ressources. Une autre raison qui aurait causé la cessation des fonctions de Monglave au ministère de l’Intérieur serait la publication qu’il fit, en 1832, Des Colonies de bienfaisance à établir en France sur le modèle de celles de la Hollande et de la Belgique. Lettre à M. le ministre du Commerce et des Travaux publics, avec des notes, par Benjamin Appert. Cette lettre aurait donné lieu à une grave polémique entre d’Argout, alors ministre, et l’auteur, d’où il s’ensuivit l’éloignement de ce dernier du ministère de l’Intérieur ; une lettre à ce sujet est insérée dans le Messager du vendredi 16 novembre 1832 (à consulter). A partir du 1er octobre 1833, il lui fut alloué, à titre d’ancien prisonnier politique sous la Restauration et sur la proposition de la Commission des anciens prisonniers politiques, une allocation de quarante-cinq francs. Les deux cent cinquante francs qu’il touchait furent alors réduit à cent vingt-cinq francs en janvier 1834, puis à quatre-vingt-trois francs et trente-trois centimes par la suite, avant sans doute de disparaître tout à fait. Monglave était membre de la Commission des condamnés pour délits politiques. En 1837, secrétaire perpétuel de l’Institut historique, 5, rue du Vieux-Colombier, il fit une lettre de recommandation auprès d’Edmond Blanc, conseiller d’Etat, en faveur de François Milon, lui aussi médaillé de Juillet, pour permettre à ce dernier de toucher quelques secours. Il était professeur à l’école des sourds-muets. Il fut secrétaire perpétuel de l’Institut historique jusqu’en juillet 1846. Il mourut en 1873. Il était marié à Delcasso, Julie, Delphine, Octavie, née le 24 septembre 1808 à Paris, fille du conventionnel Delcasso, femme de lettres, auteure des Petits Métaphysiciens ou grammaire générale en action, appliquée à la langue française et mise à la portée des enfants, Paris, Udron, 1825 et collaboratrice au Journal des femmes publié par Mme Richomme. Parmi les nombreux ouvrages dont de Monglave est l’auteur, citons (la liste établie ci-dessus emprunte largement à La France littéraire ou Dictionnaire biographique des savants) : Siège de Cadiz par l’armée française en 1810, 1811, 1812, dédié à M. le général Foy, Paris, 1823, chez Ponthieu libraire ; Histoire de l’Espagne, Paris, Chez Raymond éditeur, 1825 ; Biographie pittoresque des pairs de France suivie du recensement des votes pour et contre le droit d’aînesse, Paris, chez les marchands de nouveautés au Palais-Royal, 1826 (publication qui valut à l’auteur, à l’imprimeur et au libraire d’être cités en police correctionnelle et condamnés à une amende et à de la prison) ; Histoire des conspirations des jésuites contre la maison de Bourbon en France, en collaboration avec Prosper Chalas, Paris, chez Ponthieu libraire au Palais-Royal, 1825 (voir Chalas, Prosper, Paul, Auguste) ; Des Colonies de bienfaisance dans le royaume des Pays-Bas, Paris, Coniam imprimeur, 1828 ; Des Colonies de bienfaisance à établir en France sur le modèle de celles de la Hollande et de la Belgique. Lettre à M. le ministre du Commerce et des Travaux publics, avec des notes, par Benjamin Appert, Paris, chez l’auteur et chez Lerosey, 1832 ; Le Faubourg Saint-Germain et Le Faubourg Saint-Antoine (correspondance politique de deux jeunes personnes), (en collaboration avec Marie Aycard), Paris, imprimerie de Guiraudet, 1824 ; Lettre à Mgr l’archevêque de Paris à propos de son mandement sur les élections, (en collaboration avec Marie Aycard), Paris, 1824, brochure ; Lettre de lord Byron au Grand Turc, précédée de la lettre de sa Hautesse au noble lord, (en collaboration avec Marie Aycard), traduite de l’anglais, Paris, Sanson, 1824 ; De la pairie et des pairs, Paris, 1826, brochure (écrit qui valut une amende à son auteur et la prison aux imprimeur et libraire) ; Le Bourreau, (sous le pseudonyme de Maurice Dufresse), Paris, Renduel, 1830, 4 vol. ; Epître à M. Casimir Delavigne sur les choix académiques, Paris, Brianchon, 1824 ; Le Ministre des Finances, roman de mœurs, imité de l’allemand, (de Kotzebue), par Ch***. Paris,Tenon, 1835, (la préface intitulée Martyrologe ministériel donne la liste des ministres des Finances condamnés à mort) ; c’est d’après la mention de ce roman sur le titre d’Octavie, d’une part, et d’après une notice de ses ouvrages et imprimée par ses soins, qu’on peut attribuer ce roman à cet écrivain, pourtant les initiales Ch*** semblent désigner M. Chalas, le collaborateur de De Monglave pour l’Histoire des conspirations des Jésuites et effectivement il y a eu part ; la préface a pour auteur de Monglave, qui avait antérieurement déjà fourni cette liste au Mercure du XIXe siècle ; Le Momus libéral, étrennes lyriques, (1819) ; Mon parrain Nicolas, histoire véritable, écrite par un de ses filleuls, Paris, Brianchon, 1823 ou 1824 ; Octavie ou la Maîtresse d’un prince, par l’auteur du Ministre des Finances, Paris, A. Bonnet, Corbet aîné, Lecointe et Durey, 1825 ; L’Origine du mécanisme grammatical de la langue basque, (dissertation qui a obtenu la première mention honorable à l’Institut pour le prix Volney), dissertation inédite, en français mais traduite en allemand ; Les Parchemins et la Livrée, Paris, Tenon, 1825 (ouvrage écrit avec Marie Aycard et qui valut à l’auteur d’être traduit devant les tribunaux et condamné à un emprisonnement) ; Biographie pittoresque des 40 de l’Académie française, par le portier de la maison, édition revue et corrigée par un de ces messieurs, et suivie de l’Histoire des 40 fauteuils, Paris, imprimerie de Béraud, 1826 ; on attribue aussi la Biographie des dames de la cour et du faubourg Saint-Germain par un valet de chambre congédié, publiée la même année (Demanne donne Constant Piton comme auteur de cette dernière, mais il paraît bien certain que ce dernier tenait de De Monglave la plus grande partie des matériaux) ; Histoire abrégée de Paris, etc. (1824) ; Histoire de l’Amérique méridionale, république du Nouveau Monde, Paris, Dauthereau, 1826 ; Histoire de l’Espagne, Paris, Raymond, 1825 ; Histoire de la garde nationale parisienne, depuis son organisation jusqu’à son licenciement, dédiée aux gardes nationaux licenciés, par un de leurs camarades, Paris, Dauthereau, 1827 ; Histoire de la Suisse, Paris, Dauthereau, 1826 ; Histoire de Paris, Paris, Ajasson de Grandsagne, 1833 ; Histoire de Turquie, Paris, Dauthereau, 1826 ; Histoire des conspirations des jésuites contre la maison de Bourbon en France, en collaboration avec Prosper Chalas, Paris, chez Ponthieu libraire au Palais-Royal, 1825 ; Histoire des Etats-Unis d’Amérique, Paris, Dauthereau, 1826 ; Histoire des missionnaires dans le midi de la France. Lettres d’un marin à un hussard, Paris, Plancher, 1819 (ce volume ayant obtenu du succès, le libraire Plancher fit faire un deuxième et un troisième volumes, qui parurent sous le titre d’Histoire des missionnaires dans le midi et l’ouest de la France, lettres d’un marin à un hussard, 1820, 2 vol. mais Monglave, parti pour le Portugal à la fin de 1819, est étranger à ces deux derniers volumes) ; Résumé de l’histoire du Mexique, Paris, Lecointe et Durey, 1825 (cet ouvrage fut traduit en espagnol et adopté pour l’enseignement primaire de la fédération mexicaine ; le président et les deux chambres de la république votèrent des remerciements à l’auteur). Il est aussi l’auteur de toutes les notices de la Collection des meilleurs romans français et étrangers publiée chez Dauthereau. Il collabora aussi dans divers journaux, tels que la Minerve, les Lettres normandes, la Renommée, le Constitutionnel, le Miroir, la Pandore, l’Opinion, la Revue encyclopédique, le Journal mensuel des voyages, le Messager, la Lorgnette, etc. (une série d’articles de ce dernier journal le conduisit encore devant les tribunaux et le fit condamner à l’amende et à la prison). Il écrivit aussi divers articles dans le Dictionnaire de la conversation et dans l’Encyclopédie des connaissances utiles. Comme traducteur, de Monglave a publié les quatre traductions suivantes du portugais : Marilie, chants élégiaques de Gonzaga (1825) ; la Correspondance de Dom Pedro, premier empereur constitutionnel du Brésil (1827) ; Caramuru ou la Découverte de Bahia, roman-poème héroïque brésilien, par José de Santa Rita Durao (1829 ; Palmerin d’Angleterre, chronique portugaise, par Francisco Moraes (1829), ces deux dernières traductions sont anonymes. Parmi ses ouvrages inédits : des Mémoires de Bolivar, avec des notes ; des Mémoires de la veuve d’un conventionnel (madame Delcasso, belle-mère de De Monglave) ; une Histoire des Béarnais et des Basques ; les Souvenirs du Brésil de l’auteur. Il fut aussi, en 1835, l’auteur d’Altabizkarko Kantua, traduit en français comme le Chant des Euskualdunaks, et qui se voulait un poème épique écrit en basque et contemporain de la Chanson de Roland, avant que son authenticité ne fût largement mise en doute. Notons aussi qu’il fut un des collaborateurs du Frondeur impartial, journal de littérature (1825-1826) auquel collabora aussi Ader, Jean-Joseph (voir ce nom). Il demeurait 45, rue de Verneuil (mais 36 bis, rue du Bac in Archives nationales MI 217) en 1830 ; 7, rue Poupée-Saint-André-des-Arts en 1831. Histoire de la révolution de 1830 et des nouvelles barricades, par F. Rossignol et J. Pharaon, Paris, chez Vimont, Levavasseur et Urbain-Canel, 1830, p. 310-311 ; Bibliothèque historique de la Ville de Paris, manuscrits, 8-ms-1025, ouvrage de Victor Crochon, f° 355 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis7K4 2 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 4, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste des médaillés du [ancien] Xe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/67 in dossier Milon, François ; Archives nationales F/15/3777-3778 secours à divers titres ; Archives nationales MI 217 23 ; Archives de la préfecture de police AA 383 in dossier Dechez, Guillaume (auquel il écrit pour lui notifier son admission dans la Commission des condamnés pour délits politiques) ; La France littéraire ou Dictionnaire biographique des savants, volume 6 p. 207 ; Les Débuts de l’Institut historique (1834-1846), Deslandres, extrait de la Revue des études historiques, juillet-septembre 1922, Paris chez Auguste Picard.