Monnot, Julien
Biographie
Né le 2 juillet 1792 à Paris, fils de Monnot, Etienne et de Rousseau, Bénigne, son épouse. Ancien vélite au 2e lanciers de la Garde impériale du 9 janvier 1812 au 21 avril 1815, il participa à la campagne de Saxe en 1813 et à celle du Brabant en 1814. Tailleur. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 1er mars 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 28, au quai de la Cité, le 29 au pont des Arts. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 3 mars 1831, à aucune voix pour la croix, huit voix pour la médaille et deux voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement (sous le nom de Monot, Julien sur les listes de la mairie, sur celles du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). Il se dit plusieurs fois Croix de Juillet, mais sa fiche indique médaillé). Son nom est sur une liste alphabétique du (ancien) XIIe arrondissement de blessés qui comparurent devant le jury médical. Il est répertorié (sous le numéro 1163) dans la liste des demandes de secours posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Sachant lire et écrire, il fut proposé pour un emploi dans la garde municipale et servit comme garde municipal à cheval du 27 avril 1831 au 6 juin 1832 (il s’est passé quoi pour qu’il arrête juste le jour de l’émeute ?). En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Monet, Julien), auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1836, il était commissionnaire aux halles, père de trois enfants, sa femme était blanchisseuse, et les renseignements de police pris sur leur compte rapportaient : « Ils ne manquent pas d’ouvrage mais, en raison de leurs charges, ils sont toujours dans une position gênée. On dit beaucoup de bien des époux Monnot sous tous les rapports. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1836. En 1837, il sollicita de nouveau des secours. Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1840. En 1841, les mêmes sources de police précisaient : « Il est laborieux, bien considéré et dévoué au gouvernement. » Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1840, de quarante francs en 1841, de vingt-cinq francs en 1842, en 1843, en 1844, de quarante francs en 1845, de vingt-cinq francs en 1846, et un de quarante francs et un autre de vingt-cinq francs en 1847. En 1850 : « On donne les renseignements les plus satisfaisants sur la conduite morale et politique du nommé Monnot, dont l’âge avancé et les infirmités inspirent de l’intérêt. » Il reçut un secours de soixante francs en 1850 et en 1851, à titre de médaillé de Juillet. En 1852, il était syndic aux halles et par conséquent « dans une position fort aisée » selon la préfecture de police. Il était garde national au 1er bataillon de la XIIe légion. Il avait épousé en premières noces, Mayniol, Joséphine, qui décéda le 26 avril 1847 à Paris, puis en secondes noces, le 9 mars 1854 à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement de Paris, Claussat, Claudine, née le 8 août 1809 à Saint-Amand-Tallende (Puy-de-Dôme) ; sur l’acte de mariage, Monnot, Jean était indiqué comme employé, son père décédé le 18 février 1844 à Fontainebleau (Seine-et-Marne), sa mère décédée le 15 décembre 1829 aussi à Fontainebleau (Seine-et-Marne) ; Claussat, Claudine est indiquée comme demeurant 11, rue des Lavandières, comme la fille de Claussat, François et de Besson, Philippe, son épouse décédée le 4 janvier 1835 à Paris, et comme étant la veuve de Hélias, Pierre, décédé le 19 décembre 1850 à Paris. Il mourut en octobre 1865. En 1866, les renseignements pris sur sa veuve rapportèrent qu’elle était marchande à la halle aux poissons, qu’elle gagnait quatre francs par jour, et ajoutaient : « Elle est représentée comme étant d’une moralité équivoque et comme se livrant en outre à l’intempérance. En résumé, la femme Monnot n’est nullement digne d’intérêt. » Julien Monnot demeurait 13, rue Saint-Jean-de-Beauvais, un loyer de deux cent cinquante francs par an de 1831 à 1851 ; 32, rue des Noyers en 1859 ; 62, rue Mouffetard en 1865 ; sa veuve, chez Mme Godard, 74, rue Saint-Victor en 1865. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le nom de Monot, Julien) ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le numéro 192) (sous le seul nom de Monnot) ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des demandes de secours (sous le seul nom de Monnot) ; Archives de Paris VD6 682 n° 3 ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 3 mars 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 1er mars 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de Paris VK3 54 in dossier Vandershelden, Léonard ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la médaille, (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/67 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199.