Monot, Jean, Marie, Joseph
Biographie
Né le 18 janvier 1796 à Bourg-en-Bresse (Ain). Sellier. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Sa médaille lui fut délivrée le 24 juin 1831 et son brevet le 16 août de la même année (il signa bien le récépissé de remise de ses médaille et brevet de son nom de Monot). En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1838, suite à une demande de secours, les renseignements de police pris sur son compte rapportaient : « Jouit d’une bonne réputation et sous le rapport de la moralité et sous celui de la conduite. Pour subvenir à l’entretien de sa famille, composée de sa femme et de quatre enfants, cet ouvrier ne possède que le salaire attribué à sa profession. Il paraît mériter le secours dont il a fait la demande. » Il reçut un secours de quarante francs en 1839, de vingt-cinq francs en 1840, et de la même somme en 1841. En 1842, père de deux enfants, il sollicita un nouveau secours et obtint vingt-cinq francs. Il mourut en 1843. Le capitaine de la compagnie de la garde nationale où il était grenadier témoigna : « La veuve Monnot est restée avec ses deux enfants dans une position tellement malheureuse que les frais d’enterrement de son mari ont été faits par ma compagnie qui, après avoir donné un secours en argent à la veuve, a habillé à ses frais ses deux enfants pendant l’hiver qui a suivi la mort du sieur Monnot. » La veuve, née Plumet, Sophie, originaire de Marly-le-Roi, née vers 1798, était garde-malade et, selon la police, « dans la plus grande misère depuis la mort de son mari, elle n’a pas d’état et tire bien peu de ressources de son travail. Elle jouit dans son quartier de la meilleure réputation et est tout à fait digne d’intérêt. » Elle reçut quarante francs de secours en 1840, en 1844, en 1846 et en 1847. Elle mourut du choléra le 13 juin 1849. A sa mort, ses deux enfants étaient âgés de dix-sept ans pour Sophie, coloriste, et de dix-neuf ans pour Clément, ex-garde mobile, licencié depuis deux mois ; les renseignements de police pris sur leur compte rapportaient : « [Clément] est sans occupation et ne vit que de la solde qu’il a touchée en quittant son bataillon et, quant à sa sœur, elle n’a que le fruit de son travail pour subsister. Les renseignements obtenus sur ces deux jeunes gens leur sont favorables sous le rapport de la bonne conduite et de la moralité. » La veuve est pourtant inscrite pour un secours de cinquante francs en 1850 (sans doute touché par les enfants ?). Jean Monot demeurait 10, rue du Colombier en 1830 ; 12, rue du Colombier en 1831 ; 14, rue Jacob en 1838 ; 9, place Furstemberg en 1842 ; sa veuve 3, rue Bourbon-le-Château en 1844 et 1845 ; 13, rue de l’Echaudé-Saint-Germain de 1846 à 1848 ; 61, rue de Seine en 1849 ; la veuve pourtant indiquée comme demeurant rue de l’Echaudé en 1850 (alors que décédée) ; les deux enfants 5, rue de l’Abbaye en 1850. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis7K4 2 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 4, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste des médaillés du [ancien] Xe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/67 (sous le nom de Monnot) Archives de la préfecture de police AA 369, rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134 (sous le nom de Monot, Jean, Marie, Joseph).