Mons, Jean-Pierre
Biographie
Né le 4 mai 1779 à Saint-Pierre-de-Gaillac (Tarn), fils de Mons, Antoine et de Connac, Antoinette, son épouse. Il était le fils d’Antoine Mons, qui combattit les contre-révolutionnaires en Lozère et devint administrateur de la région. Jean-Pierre Mons possédait un domaine dans la commune de Labessière-Candeil, arrondissement de Gaillac, d’une valeur de quarante-cinq à cinquante mille francs, sur lequel il habitait. En 1810, il fut employé dans l’administration des vivres de l’armée de Catalogne, en qualité de garde-magasin. En 1823, il fut de nouveau appelé dans l’administration des vivres de l’armée qui entra en Espagne. Retiré sur ses terres, il fut victime, en 1827, d’une escroquerie de la part d’un sieur de Maximi, qui lui proposa de l’associer à un projet de création à Paris d’un établissement de soins à domicile pour des malades, moyennant une contribution de trente mille francs de lettres de change. De Maximi disparut presque aussitôt après et Mons, poursuivi par les créanciers, dut vendre son bien en 1829, afin de pouvoir payer les dettes. Quelques créances qu’il lui restait à recouvrer sur des fournisseurs généraux de l’armée d’Espagne, le besoin qu’il avait désormais de travailler pour subvenir aux besoins de sa famille, la volonté de découvrir l’escroc dont il avait été victime, firent qu’il était présent à Paris au moment de la révolution de Juillet. Le matin du 27, il lut, place des Petits-Pères, des proclamations et des protestations contre les ordonnances. Pendant ses lectures à haute voix et voyant activer les cordes du télégraphe, il donna l’idée de les couper et de faire sonner le tocsin pour appeler la population aux armes. Un peu plus tard, il était présent aux troubles du Palais-Royal et ne dut, devant les charges des gardes royaux, son salut qu’à l’empressement avec lequel une marchande de plaques qui tenait sa boutique dans la galerie de Valois lui ouvrit le dessous de sa devanture, pour le soustraire, avec le colonel Audibert, aux poursuites. Le 28, il était de ceux qui suivaient et harcelaient la colonne du général Saint-Chamans, qui se dirigeait sur le faubourg Saint-Antoine, puis il essuyait les charges de gendarmerie sur la place de la Bastille et la canonnade et les fusillades dans les rues Saint-Louis, du Pont-aux-Choux, des Filles-du-Calvaire, Montmartre et Neuve-Saint-Eustache. Il travailla ensuite toute la nuit aux barricades de la rue Croix-des-Petits-Champs, Coquillière, de la Banque, de Bailly et Saint-Honoré. Le 29, il participa à la prise de l’Arsenal pour y désarmer les troupes et s’emparer des armes qu’on supposait s’y trouver. Peu après, il était de ceux qui forçaient les portes de l’Administration générale des poudres et salpêtres ; il fut nommé, avec Aymard et un jeune homme, par acclamation de ses camarades d’armes, commissaire de cette administration, la fit visiter et respecter. Il participa à la prise des Tuileries, à la tête d’une vingtaine de combattants, de dix heures du matin jusqu’à 1 heure de l’après-midi, et, pendant les combats, supporta, corps à corps, une violente lutte avec un grenadier de la garde royale, qu’il réussit à terrasser et à transpercer d’un coup de sabre, qui l’étendit raide mort. Peu après, il eut la main gauche mutilée par un éclat de mitraille. Emporté pour être soigné, il se décida à remettre son fusil à Hosselin, pharmacien rue Saint-Honoré, qui lui en fit la demande. Le docteur Garnier (voir ce nom), qui le soigna, lui délivra, le 27 août 1830, le certificat suivant : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, y demeurant, rue Croix-des-Petits-Champs n° 11, certifie que M. Mons, Jean-Pierre, natif de Gaillac, département du Tarn, ex-directeur des vivres aux anciennes armées françaises en Espagne, demeurant à Paris, rue Croix-des-Petits-Champs n° 9, a été atteint, dans la journée du 29 juillet par plusieurs morceaux de mitraille qui lui ont fait plusieurs blessures à la main gauche et au doigt indicateur de la même. Il est résulté de l’examen de ces diverses blessures que les parties molles et les os du doigt étaient brisés, que la face palmaire de la main était déchirée dans plusieurs points, qu’une plaie large existait à sa face dorsale à l’insertion du doigt indicateur qui se trouve raccourci d’un tiers par le brisement des os. En outre le malade portait une forte contusion sur chaque cuisse, résultat des pièces de bois que le canon avait chassées sur ces parties. Aujourd’hui la main de ce blessé est dans un état satisfaisant quant aux plaies ; mais il n’en est pas de même quant au libre exercice de ce membre, qui est presque paralysé, ce que j’attribue aux lésions des nerfs médian et cubital qui ont dû éprouver une vive commotion en ce que le malade fut blessé au moment où il ajustait ; par conséquent la main a dû être violemment pressée contre le bois et le canon du fusil à l’arrivée du projectile. En mettant sous les yeux de la Commission le trait héroïque de ce brave citoyen, je dois remplir un devoir sacré tant à son égard qu’envers celui qui a si vaillamment défendu notre cause. Au moment où le blessé fut atteint de ces diverses blessures, on le conduisit chez moi. Mon premier empressement fut celui de lui apporter les soins que sa position exigeait mais cet homme courageux, ne pouvant résister à l’élan qui l’animait, prétendit que de tels soins étaient trop longs et que sa présence était utile ailleurs et qu’il voulait être de suite amputé. Ce ne fut que par des moyens violents que je pus enfin parvenir à ne pas le rendre homicide de lui-même. Ce fait vous prouvera, messieurs, combien ce brave citoyen est digne de votre bienveillant sollicitude. » Signé, le 27 août 1830 : Garnier, médecin demeurant 11, rue Croix-des-Petits-Champs. Mons reçut, comme blessé, trois cents francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il présenta le certificat suivant : « Nous, soussignés, habitants de Paris, rue Croix-des-Petits-Champs et rue Saint-Honoré et voyageurs présents à l’Hôtel de Nantes, rue Croix-des-Petits-Champs n° 9, certifions que M. Jean-Pierre Mons, natif de Gaillac, département du Tarn, ancien directeur des vivres aux armées françaises en Espagne, fut un des plus actifs et courageux défenseurs de nos libertés dans les journées mémorables des 27, 28 et 29 juillet ; que dans celle du 29 il fut grièvement blessé à la main gauche par un éclat de mitraille, après avoir supporté corps à corps une forte lutte avec un grenadier de la garde royale, lequel fut terrassé et traversé par un coup de sabre par ledit Mons, qui l’étendit roide mort. Nous certifions en outre que par sa brillante conduite, son zèle et son activité infatigable ledit sieur Mons n’a cessé d’encourager tous les braves qui combattaient avec lui et que si plusieurs positions occupées et défendues par les troupes royales ont été enlevées on le doit en partie à la grande prévoyance et à la conduite exemplaire du sieur Mons. » Signé, le 1er août 1830 : Gosselin (voir Gosselin, Edouard, Benjamin) ; Vitte ; Barthe ; Leriche (voir Leriche, Alexandre, Napoléon) ; Bourdaloue ; Meynot (voir Meynot, Régis), colonel ; Bellettre (Bellettre, tenant l’hôtel garni, 11, rue Croix-des-Petits-Champs) ; Audibert, chef d’escadron ; capitaine Basson (voir Basson, Valentin) ; Garnier (voir ce nom) ; Beston, A. ; Fouré ; Cros, demeurant 166, rue Saint-Honoré ; Douy. Le 21 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) IVe arrondissement, comparurent : Gosselin, Edouard, Benjamin (voir ce nom), pharmacien, demeurant 176, rue Saint-Honoré ; Coulomb, Guillaume, marchand de vin, demeurant 3, rue d’Orléans-Saint-Honoré ; Tainturier, Isaac, restaurateur, demeurant 11, rue Croix-des-Petits-Champs. Ils attestèrent parfaitement connaître Mons, Jean-Pierre « et savoir que le 29 juillet dernier il est sorti de son domicile armé d’un fusil, dans l’intention de se battre pour la liberté ; qu’arrivé rue Saint-Honoré il fut atteint de plusieurs projectiles de mitraille qui lui ont mutilé la main gauche ». Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie de cet arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 5 février 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu et par coup de mitraille à l’indicateur de la main gauche, avec atteinte aux os, cicatrisée avec raccourcissement, ankylose, difformité du doigt et gêne dans les mouvements des doigts voisins. » Il fut pensionné de trois cents francs comme blessé de la quatrième classe. Il réclama la croix à la place de la médaille, croix à laquelle il pensait avoir droit « vu la profusion avec laquelle elle a été prodiguée à des gens qui sont sans titre et sans droit à mes yeux pour la porter ». Il lui fut accordé, en tant que blessé, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes de cent francs. A titre de récompense nationale, il obtint une demi-bourse dans un collège pour son fils. Le 9 mai 1831, le maire de la commune de Gaillac lui avait délivré le certificat suivant : « Certifions à tous ceux qu’il appartiendra que le sieur Jean-Pierre Mons, natif de Gaillac, fils du sieur Antoine Mons, décédé ancien administrateur du district de Gaillac, ont donné l’un et l’autre, dans toutes les circonstances, des preuves non équivoques de leur amour pour la liberté ; que le sieur Antoine Mons père, par un généreux dévouement, partit en qualité de volontaire pour aller combattre les ennemis de la patrie qui s’étaient montrés dans le département de la Lozère ; que ses jours furent exposés dans un mouvement contre-révolutionnaire qui eut lieu dans les communes de Rabastens, Salvagnac et Lisle (voir Lisle-sur-Tarn, N.D.A.) et qu’il parvint à le comprimer comme administrateur du district, par sa fermeté et son courage ; que le sieur Jean-Pierre Mons fils par suite d’une entreprise de fabrication de faïence grise a éprouvé des malheurs qui ont réduit sa fortune ; qu’étant intéressé dans la fourniture des vivres pour l’armée française en Catalogne, il a été la victime des entrepreneurs généraux qui ont contribué à le plonger dans la plus critique position et l’ont privé presque en entier du peu de fortune qu’il lui restait. » Il signa, en tant que « tirailleur, commandant rue Saint-Honoré, blessé », le certificat suivant en faveur de Bonnard, Louis, Guillaume : « Nous, soussignés, déclarons qu’il est à notre connaissance que, dans les journées des 28 et 29 juillet 1830, M. Bonnard, Louis, Guillaume […] s’est transporté sur divers points de réunion des citoyens armés dans Paris, qu’il les organisait et les encourageait à prendre des armes et à marcher contre la troupe qui tirait sur le peuple. Que, le 29, il contribua à la prise de la pièce de canon défendue par les Suisses au coin de la rue de Rohan, qu’il marcha deux fois sur la pièce, à la tête de citoyens et qu’il eut deux hommes tués à ses côtés. Qu’il était à la prise des Tuileries, où il est entré un des premiers. » Sa médaille lui fut délivrée le 14 juillet 1831. Il obtint, le 18 mai 1831, un emploi titulaire d’agent comptable dans les subsistances militaires à Foix (Ariège), au traitement annuel de dix mille francs. Mais les souffrances continuelles qu’occasionnaient ses anciennes blessures l’empêchaient d’agir par lui-même et il ne dut son maintien en place qu’au dévouement d’un de ses neveux, qui l’aidait dans son travail. Il succomba à la gravité de ses blessures le 8 janvier 1833. La veuve sollicita pour elle et ses trois enfants les pensions que prévoyait la loi sur les victimes de Juillet. Elle obtint un secours de deux cents francs et un autre de cent francs en 1835, deux secours de cent francs en 1836, et un secours de cent francs en 1838, la loi ne prévoyant pas la réversibilité des pensions. Elle se nommait Cantavel, Agathe, Sophie, née le 3 juillet 1784 à Saint-Antonin (Tarn-et-Garonne), et il l’avait épousée, le 27 février 1820 à Bessière-Candeil (Tarn) ; sur l’acte de mariage, Mons, Jean-Pierre est indiquée comme le fils de feu Mons, Antoine, décédé le 28 brumaire an III à Gaillac, et de feue Connac, Antoinette, décédée le 2 juillet 1792 à Gaillac, et comme étant propriétaire ; Cantarel, Agathe, Sophie (sic) est indiquée comme née le 3 juillet 1794 (sic) à Saint-Antonin, fille de feu Cantarel, Jean-Baptiste, François, pharmacien, décédé le 29 juin 1819 à Saint-Antonin, et de Carbonnel, Marie, et comme divorcée de Theron, Joseph le 4 mai 1816. Ils avaient eu trois enfants, Sylvain, Antoine, Auguste, Sauveur, né le 28 février 1820 à Bessière-Candeil, Alphonsine, Joséphine, Anne, Augustine, née le 23 février 1827 à Albi (Tarn), Joseph, Antonin, Léon, Augustin, né le 20 mars 1830 à Albi. En 1836, les renseignements de police rapportaient sur la veuve : « Arrivée à Paris il y a environ un an avec ses trois enfants, elle venait de Toulouse. […] Cette dame paraissait à son arrivée jouir d’une certaine aisance ; elle a d’abord occupé un appartement au loyer annuel de quatre cents francs, rue Rameau, n° 11, maintenant elle demeure passage des Petits-Pères n° 5, dans un logement beaucoup moins cher et on la croit dans une positon extrêmement gênée. Ses moyens d’existence ne sont point connus. Sa conduite est fort régulière. » En 1837, la mère sollicita pour sa fille Anne une bourse pour une maison d’éducation. En 1838, la veuve obtint un bureau de postes aux lettres. Mons demeurait à Candeil, commune de la Bessière en 1820 ; à Graisses en 1830 ; sa femme, lors de la naissance de sa fille, rue du Pont-Neuf, chez Papalhiou à Albi en 1830 ; 9, rue Croix-des-Petits-Champs, Hôtel de Nantes en 1830 ; 12, rue de Beaune dans le faubourg Saint-Germain en 1831 mais à Argenteuil in Archives nationales F/1dIII/35 A ; la veuve, 7, rue d’Anjou près de la rue Dauphine en 1835 ; 11, rue Rameau en 1836 ; 5, passage aux Petits-Pères en 1838. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 98 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IVe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 98 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 278 ; Archives de Paris VD6 288 n° 7 mairie du (ancien) IVe arrondissement, Etat des inscriptions de rentes qui ont été envoyées à la mairie du IVe arrondissement de Paris, comme appartenant à des veuves, orphelins, ascendants ou blessés de Juillet, domiciliés dans cet arrondissement, Etat des morts et des blessés par suite des événements de juillet 1830, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives de Paris VK3 41 in dossier Bonnard, Louis, Guillaume ; Archives nationales F/1dIII/33 état des places et faveurs accordées par le gouvernement, à la suite de la révolution de Juillet et des événements qui s’y rattachent et en considération de la part qu’y ont prise les impétrants ou leurs familles ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant, idem blessés admis à la pension, ministère de la Guerre, récompenses accordées pour les événements de juillet 1830, état nominatif des citoyens qui ont obtenu soit des emplois soit de l’avancement dans les deux services relatés ci-après ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IVe arrondissement, blessés de la 4e classe ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835 ; Archives nationales F/1dIII/67.