Monsimier, Pierre
Biographie
Cordonnier. Il fut tué d’un coup de feu le 29 juillet, alors qu’il combattait, armé et muni de poudre, rue de l’Echelle. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Son décès fut constaté par le certificat suivant : « Nous, soussignés, propriétaires et marchands patentés, domiciliés à Paris, rue Transnonain, certifions à qui il appartiendra que le jeudi 29 juillet dernier au matin, nous avons vu le sieur Pierre Monsiier, l’un de nos voisins et cordonnier dans la maison n° 39, partir pour aller se battre, qu’il était armé et muni de poudre qu’il s’était procurée ledit jour ; que n’ayant pas égard aux diverses observations que l’imminence du danger et l’intérêt que nous lui portions nous engagèrent à lui faire, rien ne put l’arrêter dans son élan patriotique et qu’enfin il n’a pas reparu, ce qui porte à croire qu’il a perdu la vie dans le combat, ainsi que le déclare d’ailleurs un de ses voisins qui l’a vu tomber à ses côtés. » Signé, le 23 août 1830 : Thessier, demeurant sans doute rue Transnonain ; Daret, demeurant 7, rue Jean-Robert ; Cendrier, demeurant 51, rue des Gravilliers ; Guinet, demeurant 39, rue Transnonain ; veuve Marly, demeurant 39, rue Transnonain ; veuve Servin, propriétaire, demeurant 39, rue Transnonain. Le 26 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Guinet, Pierre, bottier, demeurant 39, rue Transnonain ; Daret, Michel, Guillaume, débitant de tabac, demeurant 7, rue Jean-Robert ; Cendrier, Casimir, Ferdinand, marchand épicier, demeurant 26, rue Transnonain. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Monsimier, Pierre et savoir « qu’il a été tué le 29 juillet dernier en combattant pour la liberté ». Il laissait une veuve, Berthet, Jeanne, Françoise, née le 19 mars 1781 (bien le 19 mars 1781 dans son acte de baptême ; mais le 10e jour complémentaire de l’an X in Archives nationales F/1dIII/35 B et in Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831 ; le 1er jour complémentaire de l’an X in Archives nationales F/1dIII/38 B et in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc. erreurs dues sans doute à la prise en compte de la date de la légalisation de signature du maire et non de la date de naissance) à Nozeroy (Jura) (elle-même fille de Berthet, Isidore et de Guyo, Marie, Anne, son épouse), blanchisseuse mais infirme et hors d’état de travailler, qui reçut (sous le nom de veuve de Monginier) un secours de soixante francs en août et (sous le nom de Monsigny) un autre de trente francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Elle reçut un secours de trente francs, le 24 août 1830, un secours de trente francs, le 10 septembre, un secours de cinquante francs, le 25 septembre, un secours de quarante francs, le 13 octobre 1830, un secours de cinquante francs, le 3 novembre 1830, un secours (sous le nom de veuve Monsinier) de cinquante francs, le 22 novembre 1830, un secours de cinquante francs, le 6 décembre 1830, un secours de cinquante francs, le 20 décembre 1830, un secours de quarante francs, le 31 janvier 1831, un secours de quarante francs, le 14 février 1831, un secours de quarante francs, le 28 février 1831, un secours (sous le nom de veuve Monsinier) de quarante francs, le 16 mars 1831, un secours de trente francs, le 25 avril 1831, un secours de quarante francs, le 9 mai 1831, un secours de quarante francs, le 2 juin 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 1er juillet 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 2 septembre 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 1er octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Elle fut pensionnée et il lui fut accordé (sous le nom de Berthe, Jeanne, Françoise) par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rente perpétuelle de soixante-quinze francs. Il demeurait 39, rue Transnonain ; sa veuve, toujours 39, rue Transnonain (une fois 29, rue Transnonain mais sans doute par erreur en juillet 1831 in Archives de Paris AP VD6 356 n° 5) en 1831 (sans doute par erreur 13, rue Jean-Robert en avril 1831 mais aussi en août sur les listes de la mairie in Archives de Paris AP VD6 356 n° 5 et in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc. ; bien 39, rue Transnonain in Archives nationales F/1dIII/38 B). Le nom de Monsimier (P. Monsimier) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 67 ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 37 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 41 (sous le nom de Moncinier, Pierre) ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 101 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 11 ; Archives de Paris AP VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris AP VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Liste des veuves par suite des journées de juillet 1830, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (veuve), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des veuves ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) ; Archives nationales F/1dIII/44 ; Archives nationales F/1dIII/68 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, veuves ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 84, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.