Montaubery, Scipion
Biographie
Né vers 1804 à Lagnieu (Ain). Il s’illustra à la porte Saint-Martin. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ve arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Les soussignés déclarent que le sieur Montaubery, Scipion, fils d’ancien capitaine des grenadiers, a combattu dans les journées de juillet dernier, ayant donné des preuves de son courage en sauvant un blessé le 28 à la porte Saint-Martin, l’ayant mis dans un endroit de sûreté faubourg Saint-Martin n° 13, plus ayant fait partie de la garde mobile jusqu’au licenciement d’une manière honorable. » Signé, le 30 juin 1831 : Rigolier, ex-sous-lieutenant, demeurant 16, rue Beaubourg ; Perrusson, demeurant 13, rue des Arcis. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je déclare parfaitement reconnaître M. Montaubery pour un de ceux faisant partie des citoyens armés que j’ai vus faubourg Saint-Martin, le 28 dans l’après-midi, au moment où les gardes royaux avançaient et étaient déjà sous la porte Saint-Martin, faisant une vive fusillade. Nous nous trouvions dans un grand danger, les gendarmes étant rangés en bataille en travers la rue, un peu avant leur caserne. Un homme ayant quitté l’endroit où il s’était placé, reçut un coup de feu au bras droit. Les sieurs Montaubery et Rigolier furent du nombre de ceux qui m’aidèrent à lui donner des secours, en forçant une grande porte à s’ouvrir pour le faire entrer. » Signé, le 30 juin 1831 : Hermann, Puchois (voir Puchois, Hermann), peintre et maître de dessin, demeurant 12-14, rue Saint-Antoine. Il est indiqué sur son dossier avoir comparu le 27 août 11831 et mériter la Croix de Juillet. Il était indiqué sur sa fiche à la Commission comme étant sans fortune, sans travail et père d’un enfant. Il demeurait 91, rue du Faubourg-Saint-Martin ou aussi 48, rue Saint-Dominique au Gros Caillou en 1831. Archives de la préfecture de police AA 403.