Montfajon, Joseph, Marthe, Paulin, Amédée

Biographie


Né le 25 vendémiaire an XIV à Saint-Hippolyte (Gard), fils de Montfajon, Théodore et de Trial, Jeanne, son épouse. Né le 25 vendémiaire an XIV à Saint-Hippolyte (Gard). Ouvrier en soie et faiseur de bas (parfois indiqué comme garçon boulanger). Il fut une des victimes des affrontements qui eurent lieu dans la ville de Nîmes entre les partisans du nouveau gouvernement (très souvent des protestants, et parfois des libéraux), et ceux de l’ancien (généralement catholiques), vers la fin du mois d’août 1830. Ces affrontements causèrent la mort de six protestants et de deux catholiques ; furent blessés, dont plusieurs dangereusement, dix-huit protestants ou libéraux et cinq catholiques ; furent battus dix protestants et deux catholiques. Le préfet du Gard, dans le travail de la Commission des récompenses nationales, constatant la continuation d’un mauvais esprit à l’égard du nouveau gouvernement, pensait que les blessés devaient être seulement secourus pécuniairement mais non décorés et précisait : « Une décoration de Juillet à des hommes de la populace de Nîmes serait un sujet continuel de danger pour eux et peut-être, dans un jour de troubles, un arrêt de mort. » Très gravement blessé, le 30 août, d’un coup de feu qui lui traversa le genou droit. L’Etat des victimes des troubles de Nîmes pendant le mois daoût 1830, dressé par la Commission des récompenses nationales et attesté par le pasteur de Nîmes, et attesté par le pasteur de Nîmes, rapportait à son sujet : « Agé d’environ trente ans. Garçon boulanger, très dangereusement blessé d’un coup de feu. Des symptômes alarmants annoncent sa mort prochaine. Dans le cas où il mourrait bientôt comme c’est bien à craindre, une pension serait utile au père et à la mère, qui n’avaient d’autres ressources que le travail de leur malheureux fils. Si celui-ci ne meurt pas, comme il sera estropié, la pension lui deviendra indispensable à lui-même. » Hors d’état de travailler normalement, il fut pensionné de cinq cents francs. Il était indigent et non marié. Il demeurait 10, rue de la Figuière à Nîmes en 1831. Archives nationales F/1dIII/79, dossier Gard.

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