Monvoisin, Louis, Antoine, Stanislas
Biographie
Né vers 1808 à Jonquière (Oise). Marchand de vin. Il s’illustra à la caserne de Babylone. Il fut blessé d’un coup de baïonnette reçu à la joue, le 28 juillet. Il réclama mais trop tardivement devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir un emploi dans les douanes ou les octrois, ou une place de sergent de ville, ou tout autre place. Il fit parvenir une lettre, le 16 octobre 1831, par l’intermédiaire de Chauvin, membre du bureau de la Commission des Réclamants. Il était porteur du certificat suivant : « Je, soussigné, certifie que le sieur Louis, Antoine, Stanislas Monvoisin a fait preuve de courage et de bravoure dans les journées des 27, 28, 29 juillet et notamment à la prise de la caserne Babylone, où il s’est trouvé avec moi. Blessé à la joue gauche par un coup de baïonnette dans la journée du 28, ce brave n’a pas moins continué de faire partie de mon détachement de dix-sept hommes avec lesquels il me servit fortement à contenir les Suisses jusqu’au jour de la campagne de Rambouillet, dont il fit partie. » Signé, le 12 août 1830 : Massol (voir Massol, Louis, Amédée, Hippolyte), élève de l’Ecole polytechnique, commandant en chef de la caserne de Babylone. Suivaient les signatures de Raspail (voir Raspail, François, Vincent), qui, en date du 27 août 1830, joignait son témoignage à cette attestation ; Avril, Félix, (voir Avril, Félix, Gustave, Constant), qui attestait l’exactitude des faits consignés dans le certificat ; Franc, L., qui s’empressait de « rendre justice à la bravoure, au désintéressement et à la bonne conduite de Stanislas Monvoisin ». Il retira, le 29 février 1832, les pièces qu’il avait confiées à la Commission des Réclamants et, sur le récépissé, écrivait que si on avait « besoin de lui écrire pour lui faire tenir la croix, s’adresser à son directeur ». Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme sans fortune et sans emploi. Il était à Beaujon, salle Saint-François n° 27 en 1831. Archives de la préfecture de police AA 403.