Moreau, André, Joseph
Biographie
Né le 4 nivôse an XII (25 décembre 1802) (mais une fois sur deux le 25 décembre 1802 à Paris, une autre fois le 30 janvier 1785 à Rouen dans la Seine-Maritime in Archives nationales F/1dIII/36) à Paris. Ancien militaire, devenu ouvrier cordonnier. Il fut blessé d’un coup de feu qui lui fractura la jambe gauche. Il fut soigné à l’Hôtel-Dieu. Il reçut (sous le nom de Morean) un secours de soixante-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie de l’ancien VIIe arrondissement. Il fut admis dans la 6e classe des blessés et pensionné de six cent cinquante francs. Il lui fut accordé, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. En 1847, il était entré aux Invalides comme adjudant sous-officier et sa femme était ouvrière en linge ou blanchisseuse ; les renseignements de police rapportèrent à leur sujet : « Ménage favorablement représenté, […] se trouve en ce moment dans la gêne, le sieur Moreau, qui est ouvrier cordonnier, manquant souvent d’occupation ». Et en 1852 : « Leur position est précaire ; ils jouissent d’une bonne réputation sous tous les rapports. » Il reçut soixante francs de secours en 1852, au titre de décoré de la Croix de Juillet. En 1855, sa femme était infirme et dans une position « des plus nécessiteuses ». Il demeurait 41, rue Neuve-Saint-Mery en 1830-1831 ; 177, rue Saint-Dominique en 1847 ; 14, rue Malard au Gros-Caillou de 1852 à 1855. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Histoire de ce qui s’est passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 319 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 99 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, p. 65, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIe arrondissement, p. 104, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 371 n° 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/68 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 10-11 état des pensionnaires aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, Barèges, Mont-d’Or et Néris et liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIe arrondissement, blessés de 6e classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Proposition d’accorder à 139 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.125 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 238-242, en date du 23 septembre 1852. Il y a dans Archives nationales F/1dIII/82, in dossier Pensions, lettre en date du 3 novembre 1831, un Moreau (mais est-ce lui ?) délégué de la pétition suivante, qui, le 3 novembre 1831, rencontra le président du Conseil et ministre de l’Intérieur, afin que fût accéléré le paiement de leurs pensions. Cette pétition était ainsi rédigée : « Les hommes estropiés et pensionnés de Juillet, n’ayant plus aucun secours dans leur mairie, ils se sont réunis et ont nommé une députation, qui vous prie de vouloir bien avoir la bonté de venir lui donner les renseignements qu’ils n’attendent plus que de vous. La députation a l’honneur d’espérer que vous voudrez bien vous présenter dans la cour du palais. » (La liste des délégués est Fonchain, Jean).