Moreau, Jean-Baptiste

Biographie


Né le 10 mai 1791 à Brest (Finistère), quoique dit Polonais de naissance. Serrurier. Il fut blessé d’une balle morte, le 28 juillet place de Grève. Le 29, il était embusqué dans un angle de la rue du Rempart et, armé d’un fusil de munition, faisait feu sur les gardes royaux qui occupaient les étages de la maison du 26, rue Saint-Nicaise. Il fit feu depuis midi jusqu’au moment où il participa à la prise de la pièce de canon qui était rue Saint-Honoré, au bout de la rue des Remparts en face de la rue Saint-Nicaise « en appelant ses camarades qui étaient sous le vestibule du Théâtre-Français pour s’en emparer ». Le certificat médical suivant attestait la blessure qu’il avait reçue : « Nous, soussignés, docteurs en médecine, médecins du bureau de bienfaisance du (ancien) IXe arrondissement, chirurgiens de l’ambulance établie à la mairie dudit établissement, etc., etc., certifions que le nommé Moreau, Jean-Baptiste, exerçant la profession de serrurier demeurant rue Percée n° 12, reçoit de nous des soins depuis le 12 août pour une plaie contuse qui a endommagé le périoste du tibia de la jambe droite, occasionnée par une balle morte reçue le mercredi 28 juillet à la place de Grève ; que ces accidents l’ont empêché de travailler jusqu’à ce jour 14 août et qu’il a encore besoin de nos soins pendant quinze jours. » Signé, le 14 août 1830 : Girot (voir Girot, Joseph, Marie) ; Dubois (voir Dubois, Alexis, Hippolyte). Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, habitants de la rue du Rempart-Saint-Honoré, vis-à-vis la rue Saint-Nicaise, certifions que le nommé Jean-Baptiste Moreau, qui nous a déclaré professer l’état de serrurier et Polonais de naissance, est bien celui que nous avons vu, le jeudi 29 juillet 1830, embusqué près d’un angle de la rue du Rempart, seul, armé d’un fusil de munition, dont il faisait feu sur les gardes royaux qui occupaient tous les étages de la maison au coin de la rue Saint-Nicaise n° 26 ; qu’il n’a pas cessé son feu depuis environ midi jusqu’au moment où l’on a pris la pièce de canon qui était placée rue Saint-Honoré au bout de la rue des Remparts en face la rue Saint-Nicaise, qu’il a contribué à sa prise, en appelant ses camarades qui étaient sous le vestibule du Théâtre-Français pour s’en emparer. » Signé, le 22 novembre 1830 : Drigny, architecte, demeurant 4, rue du Rempart-Saint-Honoré ; Fayolle (voir Fayolle, Louis, Théodore), libraire, demeurant 9, rue du Rempart-Saint-Honoré ; Groley, boulanger, demeurant 5, rue du Rempart-Saint-Honoré ; Bernard, Pierre, métayer, demeurant 11, rue du Rempart-Saint-Honoré ; femme Dety ; Jeanrenaud ; illisible, demeurant 4, rue du Rempart-Saint-Honoré. Il reçut, après la révolution, un total de cent cinquante-cinq francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie de l’ancien IXe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 1er mars 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure superficielle et par balle morte à la partie antérieure et moyenne de la jambe droite, guérie sans infirmité. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il fut effectivement admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Le dossier de sa veuve, Chaperon, est aux secours à divers titres. Il demeurait 12, rue Percée en 1830-1831 (mais 16, rue du Figuier en 1830 in Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, (ancien) IXe arrondissement, dossier indemnitaires classés et non classés ; mais bien 12, rue Percée in Archives nationales F/1dIII/38 A). Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IXe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 82 ; Archives de Paris VD6 482 n° 3, mairie du (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, (ancien) IXe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement (sous le nom de Mercan, Jean-Baptiste) et dossier indemnitaires classés et non classés ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/68 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IXe arrondissement, blessés de 1re classe.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Un instant ...

Serveur occupé, tentative de reconnexion dans secondes.

Veuillez recharger la page.

Session mise en pause par le serveur.

Veuillez recharger la page.