Morel, Albert, Joseph

Biographie


Né vers 1794 à Douai (Nord). Ancien militaire de l’Empire, entré au service le 22 juin 1813, au 19e régiment de ligne, ayant fait les campagnes de 1813, 1814 et 1815 dans ce même régiment, porté pour la croix de la Légion d’honneur à Montereau, où il fut blessé d’un coup de feu à la jambe, en 1814 pendant la campagne de France il fut blessé d’un coup de lance à la main droite, présent à la bataille de Waterloo, blessé à la cuisse gauche ce même jour à Mont-Saint-Jean, puis entré au 6e régiment de la garde, devenu perruquier. Il participa à la construction des barricades, rue de la Pépinière, rue du Rocher, participa à la prise des caissons de poudre de la caserne de la Pépinière, fut blessé légèrement, le 28 juillet, d’un coup de feu à la jambe au Quatre-Nations, puis fut encore blessé deux fois, superficiellement, à la main droite et au genou, le 29 juillet. Il fit ensuite « le service de la caserne et des rues adjacentes pour maintenir le bon ordre et la tranquillité publique ». Le certificat médical suivant constatait les blessures qu’il avait reçues : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, médecin de charité du (ancien) Ier arrondissement, certifie que le nommé Morel, tambour de la garde nationale, demeurant rue du Rocher 32, est affecté d’une plaie de dix ou douze lignes à la partie antérieure de la jambe droite vers son tiers inférieur, laquelle plaie il me déclare avoir été faite par une balle de calibre le 28 juillet. » Signé, le 11 août 1830 : illisible. Il reçut un secours de cent francs à partir du 12 octobre 1830, un secours de vingt-cinq francs en novembre, soit un total de cent vingt-cinq francs, auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il fut admis, auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement, dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés avec une indemnité de trois cents francs versés sur une année. Il obtint cent quatre-vingt-quinze francs de secours de la part de la Commission des récompenses nationales. Il était tambour maître à la Ire légion de la garde nationale et, en 1831, le même colonel attestait que depuis la révolution de Juillet, il avait « rendu d’excellents services et contribué à mettre sur la voie de coupables menées dont il avait reconnu la trace avec intelligence et dévouement ». Il retira, le 12 octobre 1831, les pièces qu’il avait confiées à la Commission. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé, puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Sa demande, en date du 2 septembre 1831, était apostillée par le colonel de la Ire légion de la garde nationale, le marquis de Marmies, qui précisait : « Sa conduite courageuse en juillet est de notoriété publique dans le quartier et depuis il a, dans plusieurs occasions, donné des preuves de dévouement à la révolution de Juillet. » Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions à tous qu’il appartiendra que le nommé Albert, Joseph Morel, tambour maître de la Ire légion de la garde nationale de Paris, demeurant rue du Rocher n° 32 ; qu’il a montré son zèle et son dévouement pour la défense de la liberté ; qu’il s’est constamment occupé aux barricades des rues de la Pépinière et celle du Rocher ; qu’il a participé à la prise des caissons de poudre de la caserne de la Pépinière dans les mémorables journées des 28 et 29 juillet dernier ; qu’il a été blessé aux Quatre-Nations à la jambe droite par une balle de calibre et fait le service de la caserne et des rues adjacentes pour maintenir le bon ordre et la tranquillité publique. Nous estimons que ledit Morel a mérité la décoration spéciale. » Signé, le 11 avril 1831 : Morin ; Leclercq ; Ragaine ; Guillaume ; Geoffroy ; Michel ; Galhant ; Hervy. La police, en 1836, précisait sur son compte : « Il ne paraît pas avoir besoin de secours. Sa réputation est bonne. » En 1837, père de trois enfants, sa femme presque continuellement malade, il sollicita des secours ; le préfet de la Seine rapporta sur son compte qu’il avait « bonne réputation dans la commune ». Il demeurait 32 ou 32 bis, rue du Rocher (32, rue du Rocher in Archives de Paris VD6 121 n° 2 liasse 7 secours aux combattants, in Archives de Paris VK3 28, in Archives de Paris VD6 92 et in Archives nationales F/1dIII/34 et aussi in Archives de Paris VK3 48 mais dans la même source il écrit habiter au 32 bis, rue du Rocher… ; 32 bis, rue du Rocher sur sa fiche à la Commission des Réclamants) en 1830 ; 95, rue des Dames aux Batignolles de 1836 à 1838. Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, liste des blessés indemnitaires de la 1re classe, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831 ; Archives de Paris VD6 121 n° 2 mairie du (ancien) 1er arrondissement, liasse 7, liste des secours aux combattants ; Archives de Paris VK3 28, Commission des récompenses nationales de 1830, listes de noms de combattants bénéficiaires de secours pécuniaires, Ier arrondissement (ancien) ; Archives de Paris VK3 48 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ier arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/68.

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