Mottet, Pierre, François, Louis
Biographie
Né le 22 février 1796 à Meaux (Seine-et-Marne). Menuisier. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Dans une lettre qu’il adressait à la Commission, il précisait que « sa position n’est pas heureuse » et sollicitait « un emploi de garçon de bureau ou tout autre emploi analogue ». Il joignait deux certificats à sa demande. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, habitants de Paris, certifions à qui il appartiendra que le nommé Mottet, Pierre, François, Louis s’est comporté avec courage et dévouement aux glorieuses journées de Juillet et notamment qu’après avoir fait avancer sur le Pont-Neuf ceux qui s’y trouvaient ils ont marché ensemble sur le Louvre, qu’ensuite il s’est dirigé sur les Tuileries après avoir eu plusieurs camarades tués à ses côtés ; que là il a eu à essuyer, en battant en retraite, plus de vingt coups de fusil de la part des Suisses qui étaient en bataille dans la rue de Rivoli-Saint-Honoré ; qu’enfin il a constamment resté sous les armes pendant les trois glorieuses journées pour le maintien de l’ordre public et la défense de la liberté. » Signé, le 19 novembre 1830 : Humbert (voir Humbert, Jean-Louis), demeurant 54, rue Sainte-Avoye ; Regnault, demeurant 54, rue Sainte-Avoye ; Evericke, demeurant 54, rue Sainte-Avoye ; Beauvoir, demeurant 66, rue Sainte-Avoye. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que le citoyen Mottet, Pierre, Louis, François, fabricant de formes, demeurant rue du Temple n° 53, a amené, le 24 février dernier, à la mairie du (ancien) VIIe arrondissement, un cheval de garde municipal, qu’il a trouvé abandonné au coin de la rue de la Verrerie. J’ai délivré le présent certificat comme extrait d’un rapport tenu à l’effet de constater tous les faits qui ont été signalés à ladite mairie pendant les événements. » Signé, le 22 mars 1848 : Bellain, A., sous-lieutenant à la 1re compagnie du 1er bataillon de la légion de la VIIe garde nationale. Il fut recommandé par la Commission pour un emploi de chef de travaux dans un chemin de fer. Il était célibataire en 1848. Il demeurant 53, rue du Temple en 1848. Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 3 décembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales (sous le nom de Mottet, Pierre, Louis, François) ; Archives de la préfecture de police AA 403.