Mottez, Martin, Augustin, Joseph

Biographie


Né le 2 janvier 1784 à Lille (Nord). Totalisant dix-sept ans de service militaire sous l’Empire, il adressa, le 15 septembre 1831, la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales, afin d’obtenir une récompense honorifique : « Je prends la respectueuse confiance de vous exposer qu’en juillet 1830 j’étais à Paris en qualité de conducteur des Messageries du commerce, que j’ai assisté aux affaires des 27, 28 et 29, que j’ai livré et participé au versement de quatre diligences pour former des barricades et qu’après avoir coopéré à la défense du peuple parisien j’ai le premier pris le drapeau tricolore, que j’ai porté flottant jusqu’à Lille, étant sur l’impériale de ma voiture, passant par Saint-Quentin, Cambrai et Douai. Partout sur mon passage j’ai soulevé le peuple des campagnes et fait planter le drapeau tricolore. A Cambrai, je fus soutenu par le 1er régiment de carabiniers et à Douai par la ligne, les journaux de ces villes en ont fait mention honorable. Mon opinion constitutionnelle et mes campagnes sous Napoléon me font espérer que vous daignerez prendre ma demande en considération. J’ai l’honneur etc. » Le maire de la ville de Lille apostilla ainsi sa lettre : « Le maire de la ville de Lille atteste l’exactitude des faits énumérés dans la pétition ci-contre. Il a l’honneur de recommander le sieur Mottez-Sassoz (sic) à toute la bienveillance de M. le président du conseil des ministres. Cet honorable citoyen est digne sous tous les rapports de la faveur qu’il sollicite. » Signé : Bouquet, Bernard, adjoint. Le 12 décembre 1831, la Commission nommée par le préfet du Nord, à l’effet de distribuer des récompenses honorifiques pour des faits passés pendant la révolution de Juillet dans la commune de Lille prit, à l’unanimité, la résolution suivante : « Considérant qu’une résistance généreuse a été organisée par un très grand nombre de citoyens, qu’il ne s’y est pas passé de faits tels qu’il y ait eu un danger immédiat de la vie pour aucun d’eux ni assez saillant pour justifier une exception, la Commission déclare qu’il serait impossible d’accorder des récompenses nationales à quelque citoyen, sans blesser les autre, qui ont aussi des droits à la bienveillance du gouvernement. » Ayant examiné particulièrement les droits de Mottez à une récompense honorifique, elle ne jugea pas ses droits suffisants. Il demeurait 24, rue du Gros-Gérard à Lille en 1831. Archives nationales F/1dIII/81, dossier Nord.

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