Mouche, Joseph

Biographie


Né vers 1807 à Strasbourg (Bas-Rhin). Manœuvre ou maçon. Il fut blessé par arme à feu au bras droit et à la poitrine, à l’attaque de la caserne de Babylone. Il fut transporté à l’hôpital Necker, puis à l’hôpital Cochin puis à l’hôpital Saint-Louis puis à la Maison de convalescence de Saint-Cloud. En septembre 1830, la dame Bazard, demeurant 40, quai de Billy, adressait la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « Les membres de la commission municipale du (ancien) Xe arrondissement, sur lequel je demeurais, rue de la Barouillère, n° 4, m’ayant priée de visiter les personnes blessées dans les combats des trois journées, j’ai trouvé à l’hospice Necker, parmi ceux qui l’étaient le plus gravement, le nommé Joseph Mouche, né à Strasbourg. Cet homme, ne parle que la langue allemande et ne connaît personne à Paris, à qui il puisse s’adresser. Je crois devoir réclamer en son nom les récompenses que lui mériteraient ses services. Arrivé à Paris le 27 juillet, pour y travailler avec son frère, en qualité de maçon, il prit part dès le lendemain aux combats qui s’y livrèrent, à l’attaque de la caserne de Babylone. Son frère, le seul parent qu’il eût, a été tué à ses côtés (cest qui ?), lui-même tombé très dangereusement blessé de deux balles, dont l’une lui traversa la poitrine et l’autre le bras. Plus tard, il fut envoyé à l’hospice Saint-Louis, d’où il est sorti le 17 septembre 1830. Ce brave homme ne pouvant dire dans quel endroit il a passé la seule nuit où il a couché à Paris avant d’être blessé et d’avoir perdu son frère, n’a pu retrouver ni les effets de son frère ni les siens. Je l’ai retiré chez moi et je réclame pour lui la juste récompense de ses services, dans l’impossibilité où il est de le faire lui-même. On lui a déjà donné à titre de secours quinze francs, envoyés à l’Hôtel de ville, quatre-vingts francs remis entre mes mains par la mairie du (ancien) Xe arrondissement et qu’il a successivement touchés. Ci-joints les certificats de l’hospice Necker et de l’hospice Saint-Louis (absents du dossier, N.D.A). » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. La nature de ses blessures était ainsi décrite par le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales : « Deux blessures par arme à feu et par la même balle, à travers la partie antérieure et supérieure du bras droit et les chairs à la partie supérieure de la poitrine, à la hauteur de l’angle inférieur du scapulum, du même côté, blessures actuellement cicatrisées mais avec difficulté dans les mouvements du bras et de l’épaule. Ces blessures n’ayant entraîné qu’une incapacité temporaire (deux ans) le sieur Mouche doit être rangé dans la 2e classe. » Il fut admis dans la 2e classe des blessés et reçut une indemnité de six cents francs versés sur deux ans (cest bien deux ans pourquoi il est pas sur les listes ?). Son nom est sur une liste de plusieurs blessés de la deuxième classe, admis à des secours temporaires mais qui n’avaient pas, en septembre 1831, encore remis leur acte de naissance et qui ne pouvaient, en conséquence, toujours pas figurer sur l’état officiel ; la Commission des récompenses nationales réclamait l’insertion des noms de cette liste dans la Moniteur afin qu’avant le 20 octobre, l’extrait de naissance réclamé par le ministre des Finances fût délivré par l’ayant droit, pour lui éviter ainsi le préjudice de ne pas pouvoir en bénéficier. Il demeurait 40, quai de Billy chez M. Bazar en 1830 ; 6, rue de Monsigny (mais 6, rue Mont-Cenis in Archives de Paris VD6 121 n° 2, liasse 1) en 1831. Archives de Paris VD6 121 n° 2, liasse 1, (ancien) Ier arrondissement, liste des blessés qui ont été classés ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1 ; Archives de Paris VK3 11 (avec la mention qu’il est inconnu au (ancien) XIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/33, lettre en date du 29 septembre 1831, du président de la Commission des récompenses nationales au ministre de l’Intérieur ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis à des secours temporaires avec détermination de temps (deux ans) et dont l’exactitude de l’inscription ne peut être garantie à cause de la non-production de leur acte de naissance ; Archives nationales F/1dIII/68. voir sans doute idem que le précédent

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