Mougeol, Jean-Baptiste
Biographie
Né vers 1792. Journalier. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il reçut la médaille de Juillet (sous le nom de Moujeol sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel). Il signa, le 1er août 1831, le certificat suivant en faveur de Monnier, Jacques, François, Antoine, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Les soussignés, combattants et décorés de Juillet, certifient que le sieur Monnier, Jacques, François, Antoine, ouvrier chez M. Payen, manufacturier, et demeurant rue de Sèvres n° 57 à Vaugirard, a fait partie des braves qui, le 29 juillet 1830, ont concouru, les armes à la main, à la prise de la caserne de Babylone ; que s’il n’a pas été décoré, comme nous l’avons été, il ne peut l’attribuer qu’à ce qu’il a négligé de faire valider ses droits en temps utile. Ils attestent en outre qu’après cette glorieuse journée il a donné de nombreuses preuves de son dévouement à la cause nationale, notamment le 30 juillet où il a contribué à couper le passage à vingt-sept hommes de cavalerie de la garde royale, qui ont déposé les armes entre les mains du chef de poste du pont de Grenelle et que de là ont été conduits à Vaugirard, puis à l’Ecole militaire. Le sieur Monnier a d’ailleurs fait preuve dans les grandes journées de patriotisme le plus pur et d’un courage distingué. » Il signa, le 1er octobre 1831, le certificat suivant en faveur de Moine, François, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, décorés de Juillet, déclarons, dans le but de rendre hommage à la vérité, que le nommé Moine, François, ouvrier à Grenelle, âgé de vingt-deux ans, employé chez M. Paulet, manufacturer, a pris avec nous les armes pour voler à la défense de la liberté, qu’il s’est comporté dans diverses actions, surtout à la prise de Babylone, avec le plus grand courage et que s’il n’a pas obtenu la récompense qu’il méritait comme nous c’est que ses réclamations ont été tardives. » Il signa, le 1er août 1831, le certificat suivant en faveur de Rose, Jean-François, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Les soussignés, combattants et décorés de Juillet, certifient que le sieur Rose, Jean-François (sic), ouvrier chez M. Payen, manufacturier et demeurant rue Fondary n° 6 à Grenelle, a fait partie des braves qui, le 29 juillet 1830, ont concouru, les armes à la main, à la prise de la caserne de Babylone ; que s’il n’a pas, comme nous, été décoré pour cette action, il ne peut l’attribuer qu’à ce qu’il a négligé de faire valider ses droits. Ils attestent en outre qu’après cette glorieuse journée il a donné de nombreuses preuves de son dévouement à la cause nationale, notamment le 30 juillet où il a contribué à couper le passage à vingt-sept hommes de cavalerie de la garde royale qui ont déposé les armes entre les mains du chef du poste du pont de Grenelle et qui de là ont été conduits à Vaugirard puis à l’Ecole militaire. Le sieur Rose a d’ailleurs fait preuve, dans les grandes journées, du plus pur patriotisme et d’un courage distingué. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Mongeol, Jean-Baptiste), auprès de la sous-préfecture de Sceaux, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En mars 1848, « seul soutien de son épouse et de ses deux filles en bas âge, reste de six enfants dont l’aîné des trois qui lui restaient est décédé sous les drapeaux faisant partie de l’armée d’Afrique, réduit au plus pressant besoin », il sollicita un secours. Il reçut un secours de cinquante francs en 1849, un secours de soixante francs en 1851 et en 1852, à titre de médaillé de Juillet. Le dossier de sa veuve est aux secours à divers titres. Il demeurait 30, rue de la Croix-Nivert à Grenelle en 1848-1851 ; 85 ou 88, rue du Faubourg-du-Temple en 1851 ; 35, rue du Corbeau en 1852. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris DM13 1, sous-préfecture de Sceaux, état des sommes payées aux citoyens décorés de la croix ou de la médaille de Juillet, en vertu de la décision du 23 juillet 1831 (sous le nom de Moujeol, Jean-Baptiste) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Sceaux (sous le nom de Moujeol) ; Archives nationales F/1dIII/68 ; Archives nationales F/9/1156 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 44 et minute 47, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 73, idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163 (sous le nom de Mongeol, Jean-Baptiste), idem Proposition, en date du 27 novembre 1851, d’accorder à 165 décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 9.610 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204 (sous le nom de Mougeol, Jean-Baptiste), idem Proposition d’accorder à quarante-quatre décorés et veuves de blessés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 2.375 francs, minutes 254-256, en date du 11 décembre 1852 (sous le nom de Mougeol, Jean-Baptiste) ; Archives de la préfecture de police AA 403 in dossier Monnier, Jacques, François, Antoine ; Archives de la préfecture de police AA 403 in dossier Moine, François ; Archives de la préfecture de police AA 412 in dossier Rose, Jean-François.