Mougey, Jean-Joseph, Aimé
Biographie
Né le 27 septembre 1789 à Bosq (Haute-Saône) (in Archives nationales F/1dIII/39 ou parfois à Borey, Haute-Marne). Ancien militaire. Chapelier mais négociant in Archives nationales F/1dIII/39. Marié et père de famille, il reçut un secours de cent francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement (sous le nom de Mongey sur les listes du Bulletin des lois mais de Mougey sur les listes du Moniteur universel, et sous celui de Mourey, Jean, Joseph sur les listes – peu fiables – de la mairie in Archives de Paris VD6 3 mais bien Mougey in Archives nationales F/1dIII/39). Il signa, le 15 novembre 1830, le certificat suivant en faveur de Poilliot, Denis : « Nous, soussignés, certifions et attestons que le nommé Poillot, Denis (sic), demeurant rue Saint-Anastase n° 3, s’est trouvé dans la journée du 27 juillet dans la soirée, près le temple des protestants, où étaient les cuirassiers de la garde royale ; qu’il y a jeté des cailloux avec des camarades, mais qu’ayant été poursuivis, ils se sont retirés dans les allées, où ils ont attendu la nuit ; qu’ensuite ils les ont assaillis de nouveau avec un homme en blouse, qui était à leur tête et qui déployait devant l’ennemi le plus grand courage par son exemple et son intrépidité ; ayant été de nouveau chargés, ils ont rentré dans leur première retraite, d’où ils ont observé l’ennemi jusqu’à minuit passé, qui s’étant retiré, le dénommé s’est aussi retiré avec ses camarades ; que le 28 juillet, il a désarmé plusieurs soldats qui rentraient à la caserne de l’Ave Maria, qu’il a distribué plusieurs fusils aux braves qui s’armaient pour la liberté, qu’il s’était emparé du cheval du colonel du 50e de ligne, conduit par un soldat qu’il a aussi désarmé et auquel il a remis le cheval, ne pouvant le conserver, qu’il s’est parfaitement distingué au coin de la rue du Perche, en se battant contre la garde royale, que dans cet endroit il avait pour chef le brave surnommé capitaine La Blouse, dont il est impossible de faire l’éloge tant sa conduite est admirable dans cette occasion et dans plusieurs autres, qu’il nous avait placés près du tourniquet Saint-Jean, crainte d’être surpris pendant qu’il faisait former une barricade au coin de la rue du Perche et monter des pavés dans les premiers étages des maisons. Le dénommé ayant entendu la fusillade à la place de Grève, il est descendu sous l’arcade Saint-Jean, où il est resté à combattre jusqu’à ce qu’il eut épuisé ses munitions, et ensuite revenu près du capitaine La Blouse, où il s’est distingué dans la rue Saint-Antoine, contre la garde royale qui venait du faubourg Saint-Antoine et qui a été forcée à la retraite. Ensuite, le dénommé s’est transporté au bas de la rue de la Tixéranderie, où il a montré le plus grand dévouement à la cause de la liberté, en affrontant tous les dangers mais qu’ayant reçu dans la soirée un coup de feu au cordon testiculaire droit, il a été obligé à regret de quitter ses camarades, ayant été ramené par [Mougey et Bérard] dans sa maison, où il a été pansé le même soir par un médecin. Enfin, les soussignés, pour rendre hommage à la vérité et au mérite de ce brave, croient devoir dire que nul homme n’a plus mérité de la patrie et que ce serait le plus bel acte de justice de lui décerner les plus nobles récompenses. Il déclare aussi qu’avec le capitaine la Blouse il a vu un chef qui avait un chien et qui avait plusieurs hommes sous ses ordres mais il n’a pas l’avantage de le connaître ; il s’est aussi montré le plus zélé partisan de la plus noble cause. » Il signa (vérifier si il y a quelque part la signature elle est en tout cas dans Archives de la préfecture de police AA 381), le 25 août 1831, le certificat suivant en faveur de Côte, Jean-François, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Société des réclamants, sise rue Bourg-Labbé : « Nous, soussignés, officiers de la garde nationale, gardes nationaux, propriétaires et ouvriers, tous ayant combattu pour la défense de nos libertés dans les mémorables journées de juillet 1830, certifions que le sieur Côte, Jean-François, fabricant de pain d’épice, demeurant habituellement rue Neuve-Saint-Martin n° 8, a déployé le plus héroïque courage dans les susdites journées, en combattant pour la cause nationale. Nous l’avons vu le 28 à la porte Saint-Martin, le 29 à la prise du Louvre et aux environs du Palais-Royal se montrer de la manière la plus exemplaire. C’est pour rendre hommage au mérite de ce brave citoyen et à la vérité que nous lui avons délivré le présent certificat, estimant que les services qu’il a rendus à la cause de la liberté dans cette grande lutte lui font mériter une part aux récompenses nationales. Nous certifions en outre que depuis longtemps qu’il habite le quartier il s’y est toujours comporté de manière à mériter l’estime générale. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1837, il était marié, père d’un enfant, vendait des chapeaux de paille et était portier depuis 1833 de la maison qu’il habitait 6, rue Jean-Jacques-Rousseau ; il menait, selon la police, « une bonne conduite ». En 1840, il sollicita des secours et obtint trente francs, et vingt-cinq francs en 1841. En 1842, porteur à domicile d’imprimés, il était dans une position peu aisée, et les renseignements de police pris sur son compte le décrivaient comme un « honnête homme, fort bien considéré » ; il reçut un secours de vingt-cinq francs, de quarante francs en 1843, de vingt-cinq francs en 1844, et de quarante francs en 1845. En 1846, il était « dans une détresse insupportable » et reçut un secours de quarante francs, puis de la même somme en 1847, et en 1849. En 1850, il était commis aux écritures, de « bonne conduite et moralité » et reçut un secours de soixante francs. En 1852, il ne pouvait travailler, était dans une « extrême misère » et reçut soixante francs de secours. En 1853, il était malade de la poitrine, reçut un nouveau secours de soixante francs, puis de cinquante francs en 1854. Il demeurait 10, rue Saint-Bernard dans le faubourg Saint-Antoine en 1830-1831 ; 6, rue Jean-Jacques-Rousseau de 1833 à 1840 ; 1, rue du Petit-Lion-Saint-Sulpice en 1845 ; 2, rue Cassini en 1846 ; 10, rue Calandre de 1848 à 1850 ; 2, rue Neuve-Guillemin dans le faubourg Saint-Germain en 1852-1853 ; 84, passage du Désir dans le faubourg Saint-Denis en 1854. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/68 ; Archives nationales F/1dIII/72 in dossier Poillot, Denis ; Archives de la préfecture de police AA 369, Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet 1830, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 20 mai 1850, minutes 105-109, idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134, Archives de la préfecture de police AA 369, Proposition d’accorder à 130 décorés, veuves et blessés de juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 225-229, en date du 19 juin 1852 ; Archives de la préfecture de police AA 381 in dossier Côte, Jean-François. Voir Maugey même adresse ?