Mourey, Claude, Gabriel

Biographie


Né vers 1780 aux alentours de Besançon (Doubs). Ancien militaire sous l’Empire, il refusa par patriotisme, en 1808, une pension que lui avait accordée le général Chambourg. Sous la Restauration, il était établi marchand cordonnier pour dames, 7, rue de l’Université. Dans les journées de Juillet, il eut « deux doigts coupés et le troisième bien endommagé au ministère des Cultes, rue des Saints-Pères. Comme étant garde national et dans l’intention de maintenir l’ordre public, il s’y présenta et eut à lutter contre la gendarmerie qui gardait la porte, car en ce moment ils étaient aux prises avec la populace. Il parvint à en désarmer un qui, en voulant résister avec son sabre, lui coupa les doigts de la main droite ; dans son malheur, il eut la consolation de sauver ce malheureux qui était père de famille et innocent des événements ». Après la révolution et comme il avait toute sa clientèle dans la noblesse du faubourg Saint-Germain, son commerce périclita et, en 1837, il fut forcé de le vendre. En 1846, la police donnait sur son compte les renseignements suivants : « N’a d’autres ressources que le produit de son salaire comme concierge de la maison rue du Marais-Saint-Martin, 29. Il jouit d’une bonne réputation et mérite intérêt. » Il demeurait 7, rue de l’Université sous la Restauration ; 10, rue d’Albouy en 1846. Archives nationales F/1dIII/68.

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