Moyzeau, Henry, Auguste
Biographie
Fils d’un chirurgien-major, qui servit pendant vingt ans et en retraite en 1830. Pharmacien, 16, rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois. Il adressa la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales, en sollicitant une place de pharmacien dans les hôpitaux militaires ou à la suite de l’armée active : « Les deux premiers jours, armé d’un fusil, il a successivement payé de sa personne aux endroits où le feu était le plus vif. Le 29, sa pharmacie ayant beaucoup souffert des balles suisses, il a établi une ambulance, rue Saint-Germain-l’Auxerrois, ainsi que l’atteste le certificat ci-joint. A la prise du château des Tuileries, où il est entré des premiers, son premier soin a été de s’emparer de la pharmacie du château, où il a établi une seconde ambulance, aidé de quelques citoyens armés, qu’il a placés aux issues principales et à par ce moyen beaucoup contribué à préserver ce bel établissement du désordre inévitable de ces occupations de vive force. Enfin […] il a été à Rambouillet y porter des secours qui, heureusement, ont été inutiles. » Il joignait à sa demande un certificat attestant qu’il avait pansé les blessés et principalement à la prise du Louvre « avec un zèle digne des plus grands éloges [et] prodigué tous les soins dont il était capable, en fournissant gratuitement tout ce qui était nécessaire dans cette grave circonstance ». Signé de plusieurs habitants de la rue Saint-Germain-l’Auxerrois : Guitard, bottier ; Daudicourt ; Leblanc fils demeurant numéro 21 ; Briard, demeurant numéro 21 ; Lacouture, pâtissier, demeurant numéro 24 ; Benoit, serrurier ; Leblanc, coutelier ; Fucher ? illisible, limonadier. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il demeurait 16, rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois en 1830. Almanach royal pour l’an 1830, Paris, chez Guyot et Scribe, 1830, p. 911 ; Archives de Paris VD6 281 n° 1.