Mugnier

Biographie


Sergent de ville en 1832, il écrivit dans ces termes au ministre de l’Intérieur :

« Monsieur le ministre,

L’accueil flatteur que vos bontés accordent aux amis de l’ordre public m’engage à mettre sous vos yeux une réclamation que j’ose espérer d’après la bienveillance que vous avez déjà bien voulu m’honorer me donne tout espoir dans cette nouvelle démarche. Militaire depuis 1811 jusqu’en 1824, je fus assez heureux pour obtenir la confiance et l’estime de mes chefs qui me promirent leur protection pour la décoration de la Légion d’honneur. Mais les événements de 1814 me firent perdre tout espoir. A mon retour de la dernière campagne d’Espagne, je fus placé dans l’administration de la préfecture de police, où je me suis toujours acquitté des devoirs que m’imposaient la loi et mes chefs. Dans les troubles qui ont eu lieu depuis la révolution de Juillet, je me trouvais sous les ordres de monsieur Carrier, homme célèbre par son courage et sa sagesse. C’est près de lui que je fus blessé rue du Cadran et c’est encore près de lui que je fus blessé près du passage Véro-Doda (c’est là où vous me fîtes une gratification de cent francs). Etant de service dans le courant de juillet 1831, rue Dauphine, une bande de rebelles voulurent entrer de vive force dans une boutique, dans l’intention, disaient-ils, de pendre le maître et briser ce qu’il y avait. Je fis tout ce que je pus pour tâcher de faire entendre raison à ces étourdis mais il me fut impossible. Je n’eus d’autre moyen que d’entrer moi-même dans cette boutique et, à l’aide de mon épée, je parvins à maintenir les assaillants jusqu’à ce que la force armée vînt à mon secours et j’eus le bonheur d’avoir sauvé la propriété d’un citoyen. A la vérité, je n’ai fait que mon devoir. Voilà, monsieur le ministre, ce que j’ai l’honneur de vous exposer. Si douze années de service militaire, des blessures honorables acquises dans les différentes campagnes du Nord, si les faibles services que j’ai rendus dans mes fonctions de sergent de ville, si enfin les bons certificats dont je suis porteur sont des titres suffisants pour mériter de votre bienveillance l’autorisation d’être décoré d’une médaille, c’est la seule grâce que j’ose solliciter de vos bontés. » Il demeurait 23, rue de la Vieille-Monnaie en 1832. Ce nest sûrement pas un combattant de Juillet. Archives nationales F/1dIII/68.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Un instant ...

Serveur occupé, tentative de reconnexion dans secondes.

Veuillez recharger la page.

Session mise en pause par le serveur.

Veuillez recharger la page.