Muller

Biographie


Sapeur-pompier. Le Journal des débats du 13 août 1830 rapporta à son sujet : « Dans des journées il n’y a qu’à admirer, on peut être embarrassé sur le choix des noms honorables et on ne les citera jamais tous ; mais il serait d’une cruelle injustice d’omettre ceux des conservateurs des monuments publics qui font une partie essentielle de notre gloire nationale. Au moment où le Louvre était un champ de bataille et une conquête, M. de Cailleux, secrétaire général des musées royaux a puissamment contribué à préserver la magnifique réunion de chefs-d’œuvre qui étaient confiés à sa garde de toutes les chances de destruction qu’entraînent les événements d’un combat et les suites d’une victoire. M. Daulion, jeune et brave polytechnicien qu’il avait requis dans les rangs des vainqueurs, s’est empressé de s’associer à ses efforts, si bien secondé d’ailleurs par le concours d’une foule d’excellents citoyens dont nous aimerons à citer les noms, et surtout par celui des artistes qui acquittaient si noblement en un jour les soins et l’amitié qu’il leur a toujours témoignés. Nous indiquerons parmi ceux-ci, en regrettant de ne pas les connaître tous, M. Lemaire, statuaire, M. Justin, peintre, rue Galande, n° 15 et M. Laffait, peintre. M. Muller, pompier, rue Saint-Germain-l’Auxerrois, n° 27, a exercé constamment une très utile surveillance, qui a été du plus grand secours. » On lira avec intérêt la lettre que Lafaist, Prosper (voir ce nom) écrivit en septembre 1830 pour contredire cette relation faite par les journaux. Dans son Histoire de dix ans, 1830-1840, Louis Blanc rapportait la version suivante : « Un ouvrier, nommé Müller, avait été préposé à la garde d’objets précieux par le conservateur du Musée, M. de Cailleux (voir Cailleux comte de, Alphonse, Achille, Alexandre). Il remplit ses fonctions noblement, avec fatigue, avec péril. Quelques jours après, quand l’ordre fut rétabli, un ouvrier, nommé Müller, se présentait chez M. de Cailleux, pour implorer quelques secours. Il était sans ouvrage et avait faim. » Il demeurait 27, rue Saint-Germain-l’Auxerrois en 1830. Le Journal des débats du 13 août 1830 ; Histoire de dix ans, 1830-1840, Louis Blanc, Paris, Pagnerre, 1841, tome I, p. 261

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