Munier, Pierre

Biographie


Né le 28 frimaire an XIII à Loisy (Meurthe), de Munier, Jean-François (lui-même né le 18 mars 1761 à Louvigny [Moselle], fils de Munier, Claude, tisserand, et de Vuillaume, Jeanne [sic], son épouse), manœuvre, et de Bercelet (parfois mais par erreur Berulet) (mais Barcelet in Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des ascendants des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet), Hélène, née le 29 janvier 1763 à Loisy (Meurthe). Fondeur (mais garçon marchand de vin à Vaugirard in Archives de Paris VK3 56, dans la procuration donnée devant notaire à Tocu afin de les représenter pour faire valoir leurs droits ; bien fondeur in Archives nationales F/1dIII/33). Il fut blessé d’un coup de feu reçu à l’épaule et à la poitrine, le 29 juillet en combattant aux Tuileries. Il mourut des suites de ses blessures le 8 août suivant à l’hôpital de la Charité. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Le 23 août 1831, devant le juge de paix du (ancien) Ier arrondissement, comparurent : Dever, Nicolas, Joseph, né vers 1793, botaniste, demeurant 31, rue Neuve-des-Mathurins ; Verrier, Pierre, né vers 1766, fruitier, demeurant 46, rue Neuve-des-Mathurins. Ils attestèrent que Munier, Pierre était « mort à l’hôpital de La Charité, le 8 août 1830, d’un coup de feu qu’il a reçu à l’épaule en combattant à l’attaque du château des Tuileries ». Le 16 septembre 1831, devant le juge de paix du (ancien) Ier arrondissement, comparurent : Tourot, Yves, Jean, Hippolyte, fabricant, demeurant 6, rue des Messageries ; Giroult, Alexandre, Edouard, marchand épicier, demeurant 109, rue du Faubourg-Saint-Denis ; Dehay, Jean, inspecteur de voitures, demeurant 32, rue Saint-Nicolas-d’Antin. Ils déclarèrent avoir parfaitement connu Munier, Pierre et savoir qu’il avait « été atteint d’un coup de feu reçu dans la poitrine en combattant dans les journées de Juillet 1830 ; qu’il est entré à l’hôpital de La Charité le 29 juillet 1830 et qu’il y est décédé le 8 août suivant ». Il était célibataire. Ses parents furent pensionnés de trois cents francs et il leur fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes de cinquante francs. ils sont où dans les journaux ; pensionnés puisquils sont dans Archives de Paris VD6 121 n° 2 mairie du (ancien) 1er arrondissement, liasse 7 et aussi dans Archives nationales F/1dIII/34. Le maire de la commune de Louvigny, en date du 16 août 1830, leur avait délivré un certificat pour attester que époux Munier « sont plus que septuagénaires, cette dernière estropiée et tous deux hors d’état de pouvoir par eux-mêmes se procurer les aliments indispensables à la vie ; que leur fils […] contribuait du fruit de ses épargnes à leur fournir des moyens d’existence, en leur envoyant régulièrement à domicile de quinze à dix-huit francs par moisé. Les parents s’étaient mariés le 22 février 1791 à Scarponne (pas sûr du tout) ; sur l’acte de mariage, Munier, François (sic), est indiqué comme le fils de Munier, Claude, manœuvre, et de Willaume, Jeanne (sic), son épouse ; Bercelet, Hélène est indiquée comme la fille de Bercelet, Gaspard, tailleur d’habits, et de Vernet, Marie, son épouse. Les parents avaient donné procuration à Tocu, Charles, Joseph, fabricant de produits chimiques, demeurant 123, rue du Faubourg-Saint-Denis, pour faire valoir leurs droits. En 1835, Bercelet, Hélène, veuve Munier, sollicita auprès de la Commission du (ancien) Ier arrondissement l’autorisation de vendre son inscription de cinquante francs de rente, exposant « qu’une petite maison située à Louvigny, qui lui appartient indivisément avec ses quatre enfants a été incendiée en 1833, qu’elle n’était pas assurée contre l’incendie, que cette maison a été reconstruite dans le courant de la même année, pour la loger, et que les frais de cette reconstruction sont encore dus en totalité, qu’elle n’a d’autres moyens de les solder qu’en vendant son inscription de cinquante francs ». La maison en question n’étant, selon la Commission, qu’une chaumière, il lui fut demandé de justifier du montant des travaux réalisés. Le maître maçon et maire de Louvigny, Morquin, attesta avoir reconstruit la maison incendiée pour un montant de trois cent cinquante francs. La Commission autorisa finalement la vente de la moitié de la rente. Le 5 avril 1836, Bercelet, Hélène, veuve Munier, mourut ; ses quatre enfants (Munier, Marie, demeurant 32 bis, rue du Rocher ; Munier, Geneviève, demeurant à Pettre dans le canton de Verny ; Munier, François demeurant à Marly même canton ; Munier, Nicolas, demeurant à Clichy-la-Garenne) obtinrent de la Commission du (ancien) Ier arrondissement l’autorisation de vendre l’inscription de vingt-cinq francs de rente. Le nom de Munier (P. Munier) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Munier demeurait 56, rue de Chaillot ; ses parents, à Louvigny (Moselle) en 1831-1835. Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 101 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Ier arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 94 ; Archives de Paris VD6 92 dossier personnel, idem demande d’aliénation de rentes provenant de récompenses nationales, idem liste des ascendants, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1830, idem Etat des sommes payées depuis le 1er septembre jusqu’au 31 octobre 1831 aux ascendants des victimes de Juillet, idem Etat nominatif des blessés, veuves, orphelins, etc. qui ont reçu pour le mois d’octobre 1831 des secours sur le fonds de 4 000 francs mis à la disposition de M. le maire du (ancien) Ier arrondissement le 26 juillet 1831 ; Archives de Paris VD6 121 n° 2 mairie du (ancien) 1er arrondissement, liasse 7 ; Archives de Paris Vbis8Q3 1, orphelins et orphelines de Juillet, (ancien) Ier arrondissement, séance du 29 juin 1835, idem séance du 22 septembre 1835, idem séance du 30 mai 1836, idem séance du 11 juillet 1836 ; Archives de Paris VK3 18, mairie du (ancien) Ier arrondissement, Etat nominatif des ascendants dont les bulletins individuels ont été remis le 2 octobre 1831 au bureau de la Souscription nationale à la préfecture de la Seine, idem Bordereau nominatif des ascendants, veuves, orphelins et blessés qui ont reçu à la mairie dudit arrondissement sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, le paiement du semestre de rente 5% échu le 22 septembre 1831 ; Archives de Paris VK3 25 (ancien) Ier arrondissement, liste de citoyens douteux (c’est-à-dire dont aucun acte de notoriété constate la mort dans les combats, acte qui permettrait l’inscription de son nom sur les tables du Panthéon, N.D.A.) ; Archives de Paris VK3 28 (ancien) Ier arrondissement Souscription nationale, ascendants, idem même référence un registre de pensionnés (ascendants) ; Archives de Paris VK3 56 ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien Ier arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ier arrondissement, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des ascendants des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (30 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/68 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet idem F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) Ier arrondissement, ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 84, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.

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