Naré, Claude

Biographie


Né le 8 floréal an IV (28 avril 1796) à Strasbourg (Bas-Rhin), fils de Naré, Claude, marchand de vin, et de Bériat, Françoise. Ancien militaire, devenu tourneur en bois. Il fut blessé d’un coup de feu reçu au genou gauche, le 29 juillet rue de Richelieu. Le certificat médical suivant constatait les blessures qu’il avait reçues : « Nous, soussignés, docteur en médecine de la faculté de Paris, certifions que le sieur Naré, Claude, ancien militaire, a reçu dans la journée du 29 juillet, rue Saint-Honoré, une blessure extrêmement grave au genou gauche, la balle ayant traversé l’articulation et affirmons que cette plaie d’arme à feu qui exigera encore un long traitement laissera les mouvements de l’articulation très bornés, si toutefois ils ne sont pas entièrement perdus. Père de trois enfants et sans fortune, il a plus besoin qui que ce soit de participer aux distributions des offrandes faites par les citoyens pour venir au secours des blessés. Aussi est-ce autant pour ce motif que pour son ardent patriotisme que nous prions messieurs les membres du bureau chargé de la distribution des fonds versés au Constitutionnel de vouloir bien lui accorder tout ce que sa position et son courage méritent. » Signé, le 31 août 1831 : d’Halaucourt, médecin ; Buz..., illisible, médecin. Marié, père de trois enfants et soutien de sa mère, il reçut (sous le nom de Narré) un secours de cent cinquante francs en août et un autre (sous le nom de Narré) de la même somme en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier des droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Le 24, février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIIe arrondissement, comparurent : Lavechin, Jean-François, Marie, propriétaire, demeurant 125, rue du Faubourg-Saint-Denis ; Delacroix, Claude, François, marchand d’eau-de-vie, demeurant 137, rue du Faubourg-Saint-Denis ; Mielle, Jean-François, demeurant 38, rue des Petites-Ecuries. Ils attestèrent que Naré, Claude « a été blessé d’une balle, rue de Richelieu, le 29 juillet dernier ». Il reçut un secours de cinquante francs le 20 octobre 1830, un secours de quarante francs le 29 octobre 1830, un secours de cent francs le 17 novembre 1830, un secours de cent cinquante francs le 15 décembre 1830, un secours de soixante-quinze francs le 3 janvier 1831, un secours de soixante-quinze francs le 15 janvier 1831, un secours de soixante-quinze francs le 1er février 1831, un secours de soixante-quinze francs le 15 février 1831, un secours de soixante-quinze francs le 1er mars 1831, un secours de soixante-quinze francs le 15 mars 1831, un secours de quarante et un francs et soixante-cinq centimes le 1er avril 1831, un secours de quarante et un francs et soixante-cinq le 15 avril, un secours de quarante et un francs et soixante-cinq le 2 mai 1831 auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement (sous le nom de Naré, Claude sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 25 janvier 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu au genou gauche, de la pointe de la rotule vers la partie supérieure du jarret, guérie mais avec gonflement du genou, ankylose dans l’état d’extension de la jambe, blessure équivalent à la perte d’un membre. » Il fut admis dans la 6e classe des blessés, pensionné de huit cents francs et reçut de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il reçut auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement un habit, un pantalon et un bonnet de garde national. Si la loi du 13 décembre 1830 instaura les récompenses de Juillet, une ordonnance, en date du 30 avril 1831, voulut changer les règles de la distribution et stipuler, entre autres, que la Croix de Juillet porterait gravée la légende Donné par le roi des Français, que la couleur du ruban serait bleue avec des lisérés rouges et que les citoyens décorés de la Croix de Juillet prêteraient serment de fidélité au roi des Français, et d’obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. Cette nouvelle ordonnance souleva des protestations chez les décorés de Juillet. Ces derniers trouvaient en effet cocasse de prêter serment à un roi qui, lui, n’avait pas combattu sur les barricades ! Et le journal la Révolution de demander : « Que parlez-vous donc de serment à des gens qui vous ont fait ce que vous êtes, et qui seraient plutôt en droit de vous demander compte de vos promesses...? » Alexandre Dumas, quant à lui, dans ses Mémoires, ajoutait la précision suivante : « Le droit acquis à la place de Grève, au Louvre et à la caserne de Babylone, est antérieur à tous autres droits : on ne peut, sans tomber dans l’absurde, supposer la décoration donnée par un roi qui n’existait point à cette époque, et pour la personne duquel, nous l’avouons hautement, nous ne nous battions point alors. » Une réunion eut lieu, à ce sujet, le 6 mai 1831, dans la salle de la Grande Chaumière, passage du Saumon, qui réunit un millier de décorés. Elle fut présidée par Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), avocat et qui représentait le (ancien) VIIe arrondissement. Avec au bureau : Lamoure (voir Lamoure, Auguste), représentant le (ancien) Ier arrondissement ; Arago (voir Arago, Etienne, Vincent), représentant le (ancien) IIe arrondissement ; Trélat (voir Trélat, Ulysse), représentant le (ancien) IIIe arrondissement ; Moussette (voir Moussette, Paul, Benoît), représentant le (ancien) IVe arrondissement ; Higonet (voir Higonet, Guillaume, Philippe, Joseph), représentant le (ancien) Ve arrondissement ; Bastide (voir Bastide, Jules), représentant le (ancien) VIe arrondissement ; Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), représentant le (ancien) VIIe arrondissement ; Villeret (voir Villeret, Antoine, Médéric ), représentant le (ancien) VIIIe arrondissement ; Gréau (voir Gréau, Anne, Louis), représentant le (ancien) IXe arrondissement ; Cavaignac (voir Cavaignac, Godefroy, Jacques, Eléonore), représentant le (ancien) Xe arrondissement ; Raspail (voir Raspail, François, Vincent), représentant le (ancien) XIe arrondissement ; Bavoux (voir Bavoux, François, Nicolas), représentant le (ancien) XIIe arrondissement ; Geibel (voir Geibel, Antoine, Benoit), représentant le (ancien) XIIIe arrondissement (arrondissement de Saint-Denis) ; Dumas (voir Dumas, Alexandre), représentant le (ancien) XIVe arrondissement (arrondissement de Sceaux). Voici comment Le Constitutionnel, du 7 mai 1831, rapporta le déroulement de cette réunion : « Les citoyens désignés pour la décoration de Juillet avaient été invités à se rendre aujourd’hui à la Grande-Chaumière, passage du Saumon, pour délibérer sur plusieurs questions relatives aux dispositions de l’ordonnance du 30 avril, qui détermine la couleur du ruban, décide que ces mots donné par le roi seront inscrits sur la décoration et prescrit un serment aux citoyens désignés. La réunion était très nombreuse. Un projet de résolution a été mis aux voix, article par article, et adopté sans discussion et sans réclamation. Voici l’acte proposé à l’approbation de l’assemblée : “Considérant que le serment en France ne peut être demandé que par une loi ; que nul article de la loi du 13 décembre 1830, qui a institué la décoration de Juillet, ne prescrit de serment ; que reconnaître au gouvernement le droit d’imposer une condition quelconque en dehors de la loi du 13 décembre 1830 ce serait lui reconnaître celui de modifier arbitrairement cette loi, et par conséquence de refuser les décorations acquises ou d’en distribuer de nouvelles sans le concours de la Commission ; que le roi, comme représentant de la nation, peut remettre aux décorés de Juillet, qui alors la recevraient de sa main, l’étoile qu’ils doivent porter mais que rien de l’autorise à la donner en son nom ; que ces mots donné par le roi, changeraient la nature de la récompense, qui cesserait d’être une récompense nationale, pour devenir une faveur royale ; que les faits à raison desquels la décoration a été instituée sont antérieurs à l’existence même du gouvernement du roi ; que le seul serment à exiger, en ce cas, serait celui de fidélité aux principes qui ont mis les armes à la main et valu la décoration nationale. Par ces motifs, les citoyens présents à la délibération s’engagent à ne pas se soumettre à la condition du serment, qu’ils considèrent comme illégale. Ils s’engagent, en outre, à porter immédiatement, après la décision prise par l’assemblée, la décoration spéciale, telle qu’elle a été fabriquée sur le modèle donné par la Commission.” La commission qui avait rédigé cette déclaration étant d’avis qu’il ne convenait pas à des citoyens, surtout à des citoyens de Juillet, d’attacher de l’importance à la couleur d’un ruban, le premier article a été adopté à la presque unanimité. Sur la question de l’inscription Donné par le roi, il a été clairement expliqué qu’il ne pouvait être dans la pensée d’aucun des patriotes de Juillet de refuser la décoration de la main du roi, et que la résolution n’était proposée que dans l’intérêt des principes et de la loi. La troisième question, celle du serment, a été résolue pour des motifs semblables. L’ordre le plus parfait a été observé dans cette délibération. Parmi cette élite des patriotes de Juillet, plusieurs portaient des marques glorieuses de leur courage. On a distingué avec intérêt un vieux citoyen (voir Decombis, Antoine) blessé une première fois, le 14 juillet 1789, devant la Bastille, et blessé de nouveau, le 28 juillet 1830, devant l’Hôtel de ville. Il avait obtenu la médaille commémorative de la victoire du 14 juillet 1789. Toute l’assemblée s’est empressée de rendre honneur à ce vétéran de la liberté. La séance levée, plusieurs des assistants se sont empressés de se séparer du ruban bleu bordé de rouge. Une quête a été faite au profit des détenus politiques. » Il fut l’un des signataires, par procuration, (voir la liste des signataires à Fribourg, François) de la pétition suivante, qui protestait contre les différentes contestations qui repoussaient les délais de remise des décorations : « Sire, les combattants de Juillet s’attendent depuis longtemps à voir briller sur leur poitrine un signe de liberté et d’honneur. La Commission des récompenses nationales avait arrêté le modèle des décorations et même le ruban, il était rouge avec deux raies noires. Elle avait voulu sans doute, par un signe perpétuel de deuil, rappeler le souvenir de nos braves camarades qui ont succombé dans la glorieuse lutte de la liberté contre le despotisme. Cette décision a reçu son exécution, la croix et le ruban ont été fabriqués et, la Commission ayant terminé son travail, rien ne s’oppose à ce que les décorations soient distribuées dans les premiers jours de mai et que cette distribution soit l’épisode le plus glorieux de la fête de Votre Majesté. Mais, Sire, il n’en n’est pas ainsi : on croit aujourd’hui devoir ôter de la décoration les mots qui la caractérisent, la date de nos immortelles journées, changer la couleur du ruban et prolonger ainsi indéfiniment l’exécution des promesses sacrées. Les blessés et tous les combattants de Juillet sont persuadés, Sire, que vous ignorez ces misérables tracasseries et que jamais vous n’avez eu l’intention de déprécier une récompense acquise au prix de leur sang et d’empoisonner ainsi la joie qu’ils éprouvent de recevoir de votre main un signe si glorieux. Ils vous supplient, Sire, de donner des ordres pour que rien ne soit changé aux dispositions arrêtées par la Commission et déjà exécutées et de fixer le jour le plus prochain pour cette distribution. Ils sont, Sire, de Votre Majesté, les très fidèles sujets. » Il avait épousé, le 3 avril 1815 à la mairie du (ancien) Ve arrondissement de Paris, Hoinville, Marie, Nicole, née le 7 floréal an VII à Paris (elle-même fille de Hoinville, Pierre, peignier, et de Pujat, Marie, Anne) et était père de trois enfants, Elisa, Celeste, Victoire, née le 28 décembre 1826, Honorine, Eugénie, née le 1er août 1828, Adèle, Victorine, née le 12 avril 1830, qui furent tous trois pensionnées parce qu’assimilées aux orphelins de Juillet et à qui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes : Elisa, Céleste, Victoire toucha ses sept cents francs de pension à partir de 1834, Adèle Victorine à partir de 1837. En 1836, les deux enfants étaient élèves externes dans une pension. Dans une lettre de sollicitation Galante de, Ferdinand dit soit avoir combattu à ses côtés soit avoir aidé à le panser. En 1830, il avait encore sa mère à charge. Naré demeurait 125, rue du Faubourg-Saint-Denis, dans la maison de Lavechin, propriétaire, en 1830-1831. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 38 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 43 (sous le nom de Narre, Cl.) ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 105 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, p. 65, liste nominative des orphelins auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IIIe arrondissement, p. 95, liste nominative des blessés de la 6e classe auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IIIe arrondissement, p. 96 lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Commission des récompenses nationales, (ancien) IIIe arrondissement, idem Etat des paiements faits par M. Ternaux, commissaire délégué des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, aux veuves, ascendants et blessés dudit arrondissement, années 1830-1831 (M. Ternaux n’a pris les paiements que le 13 octobre 1830) ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 92 in dossier Galante de, Ferdinand ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 et état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 et état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des enfants (27) assimilés aux orphelins en vertu de l’article 2 de la loi du 13 décembre et orphelines du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/40 (orphelins de Juillet, année 1831 ; année 1838 IIIe arrondissement ; année 1839 IIIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/56 in dossier Gamsie ; Archives nationales F/1dIII/69 ; Archives nationales F/1dIII/70 in dossier Passenaud, Antoine ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, Barèges, Mont-d’Or et Néris et liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIIe arrondissement, orphelins et blessés de 6e classe ; Archives nationales F/15/2557-2559, état officiel des orphelins (ancien IIIe arrondissement) ; Le Constitutionnel, 7 mai 1831 ; Mes Mémoires, Alexandre Dumas, huitième série, nouvelle édition, Paris chez Lévy frères, 1869, pp. 162-166 ; Archives nationales F/9/1154 Protestations.

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