Naturel, Jean
Biographie
Né vers 1805 à Espalem (Haute-Loire). Maçon. Il s’illustra à la Grève, au Louvre, aux Tuileries et au Palais-Royal. Il servit dans la garde nationale mobile les jours suivant la révolution. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IXe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet et un secours. Le 29 novembre 1831, il expliquait qu’il était sans travail depuis dix mois, désormais sans pain et n’avait jamais rien réclamé. Il sollicitait d’être secouru sur les fonds de ceux qui avaient été renvoyés des secours parce que touchant dans deux mairies différentes. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Je, soussigné, principal locataire d’une maison n° 14, rue aux Fèves et logeur en garni, certifie que le nommé Jean Naturel, garçon maçon, demeure chez moi depuis longtemps, que c’est un jeune homme de bonnes vie et mœurs, qu’il a pris une part très active dans les affaires des 27, 28 et 29 juillet, comme aussi dans la prise de Rambouillet, que depuis ce temps il n’a cessé de monter la garde et n’a pu se livrer à aucun travaux, qui d’ailleurs lui manquent dans ce moment. Sous tous ces rapports, il mérite la bienveillance des autorités dépositaires des dons faits aux défenseurs de nos libertés. » Signé, le 7 août 1830 : Chaulia ; Delarue, propriétaire, demeurant 14, rue aux Fèves, qui le recommandait « aux bontés des autorités ». Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme étant dans une position très malheureuse. Il demeurait 14, rue aux Fèves dans l’île de la Cité en 1831. Archives de la préfecture de police AA 405.