Naudet fils
Biographie
Grenadier dans l’ancien 4e bataillon de la Ire légion de la garde nationale avant sa dissolution, il fit partie de la soixantaine d’anciens gardes nationaux qui se regroupèrent, sur l’initiative de Gabillot, Chardin, Rouget, Raoul, Hurel, Chassat et Miliotti, à la mairie du (ancien) Ier arrondissement « pour concourir à la défense des libertés publiques et au maintien de l’ordre ». Son nom est mentionné dans la lettre que, après la révolution, Gabillot, lieutenant dans ce bataillon, fit parvenir à la Commission des récompenses nationales, pour signaler la conduite de ceux qui participèrent à cette initiative. Il apostilla la lettre que fit Alexandre, Charles, peu après la révolution, pour solliciter une place soit de brigadier ou de surveillant dans l’un des jardins royaux, à Paris, à Versailles, ou tout autre emploi. Il demeurait 63, rue du Faubourg-Saint-Honoré en 1830. Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement in dossier Gabillot ; Archives de Paris VK3 40 in dossier Alexandre, Charles. Dans Archives de la préfecture de police AA 394 in dossier Jandard, Jean-Baptiste, j’ai un Naudet fils, demeurant 71, rue Saint-Lazare, qui signait, le 8 septembre 1830, le certificat suivant en faveur de Jandard, Jean-Baptiste : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Jean-Baptiste Jandard, dans la journée du 28 juillet 1830, s’est conduit en bon Français, qu’il a été présent où le danger existait et que par son sang-froid et son courage, il s’est montré au-dessus des événements. C’est lui surtout qui, par sa fermeté, a empêché le peuple de mettre le feu au corps de garde de la Madeleine, abandonné par la troupe de ligne. Après avoir essuyé le feu d’un peloton de la garde et la charge de la gendarmerie à cheval, il s’est reployé à la tête du peuple ; dans la rue Sainte-Croix, il a entrepris une barricade. On ne saurait donner trop d’éloges à un citoyen tel que lui, et nous nous faisons un véritable plaisir de lui en donner un certificat. »