Naudin, Victor
Biographie
Passementier. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Xe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet et une place dans une recette des contributions directes. Par une lettre en date du 25 octobre 1831, il expliquait à la Commission qu’il avait été blessé dès le 26 juillet par un gendarme d’un coup de crosse de fusil reçu dans le dos, rue Saint-Honoré, que cela lui occasionnait encore de fréquentes douleurs dans le dos et le gênait considérablement dans son travail. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Je, soussigné, officier de la Légion d’honneur, ayant au mois de juillet 1830 un logement au rez-de-chaussée de l’hôtel d’Elbeuf, place du Carrousel, certifie que M. Victor Naudin est la personne qui, de concert avec un employé des bureaux de la Guerre (M. Poincherel) a le plus puissamment contribué dans la journée du 29 juillet à ramener l’ordre dans l’hôtel après son envahissement et qu’il y est constamment resté dans la même vue pendant les journées des 30 et 31 dudit mois. » Signé : Maréchal. Suivait l’apostille suivante : « Je, soussigné, certifie que M. Victor Naudin qui faisait partie du poste que je commandais dans les journées des 29 et 30 juillet 1830 à l’hôtel d’Elbeuf sur la place du Carrousel a puissamment contribué, ainsi qu’il est dit ci-dessus, à rétablir l’ordre dans cet hôtel après son envahissement dans l’après-midi du 29, qu’il a rendu dans ces deux journées des services aussi utiles qu’honorables. » Signé : Poincherelle illisible, sous-intendant militaire, adjudant employé au ministère de la Guerre. Naudin donnait les noms des personnes suivantes auprès desquelles on pouvait prendre des renseignements sur son compte : M. Longien, marchand de draps à la halle aux draps ; Presveau, demeurant 8, rue des Bourdonnais ou 12, rue des Bourdonnais ; Clerc, demeurant 12, rue des Bourdonnais ; manque le nom, herboriste, demeurait 26, rue Saint-Germain-l’Auxerrois ; son propriétaire et plusieurs autres locataires de la maison qu’il habitait. Il demeurait hôtel d’Orléans, 18, rue de Seine dans le faubourg Saint-Germain en 1831. Archives de la préfecture de police AA 405.