Naulin, Etienne

Biographie


Né vers 1780. Journalier gravatier ou charretier. Gravement contusionné, marié, il reçut un secours de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Xe arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1834, « ayant combattu le 29 juillet 1830 à coopérer à la prise de la caserne de Babylone, où il a été grièvement blessé dans les parties », ne pouvant depuis cette époque qu’à peine travailler, sans travail en ce moment, sa femme presque toujours malade, il sollicita un secours. Le député de la Haute-Vienne apostilla sa demande. Le préfet de police donna sur le compte de Naulin les renseignements suivants : « La blessure qu’il a reçue à la jambe pendant les journées de Juillet devant la caserne de Babylone a dégénéré en ulcère et le met le plus souvent dans l’impossibilité de travailler. Sa femme, dont la santé est très mauvaise, est portière et gagne soixante francs par an ; ces faibles ressources sont insuffisantes pour subvenir à l’existence de cette famille, qui se trouve dans le plus grand dénuement. Le résultat des informations prises sur les époux Naullin leur est très favorable. » Le préfet de la Seine, quant à lui, ajoutait : « Gagne au plus deux francs par jour, quand il peut travailler, ce qui est rare parce qu’il est souvent empêché par suite d’un coup très violent qu’il a reçu dans l’aine et les testicules en travaillant aux barricades devant la caserne de Babylone. Le sieur Naullin compris au nombre des combattants de Juillet du (ancien) Xe arrondissement, a déjà reçu, à la vérité, quelques secours il y a quatre ans, mais je pense, […] que le pétitionnaire, sous le rapport de sa position vraiment malheureuse, est digne de l’intérêt qu’il réclame. » Il reçut un secours de cinquante francs au début de l’année 1835. En 1837, à l’occasion du mariage du duc d’Orléans avec la princesse Hélène, seize couples (un par arrondissement parisien et quatre pour les arrondissements ruraux), enfants de combattants ou combattants eux-mêmes soit de juillet 1830 soit de juin 1832, devaient être dotés de trois mille francs pour pouvoir se marier. Sa fille, Jeanne, née vers 1812, couturière, posa sa candidature devant la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Elle voulait épouser Pusenat, Adolphe, garde municipal. Dans sa demande, elle précisait que son père était resté « très infirme d’une blessure reçue en juillet 1830 » et que depuis cette époque lui et sa mère restaient à sa charge alors qu’elle n’avait que son travail pour les faire subsister « ayant tout sacrifié pour les soutenir ». Naulin, Etienne demeurait 34, rue des Vieilles-Tuileries en septembre 1830 sur les listes du Constitutionnel ; 6, rue des Brodeurs-Saint-Germain en 1834-1837. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Xe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 83 (sous le seul nom de Naulin) ; Archives de Paris VD6 524 n° 3, année 1837 ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835 (sous le nom de Naullin, Etienne) ; Archives nationales F/9/1156 (sous le nom de Naullin, Etienne) ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Xe arrondissement, blessés de la 1re classe (sous le seul nom de Naulin).

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