Nicault, Gilbert, Hyacinthe
Biographie
Né à Cluis (Indre). Médecin-chirurgien des Messageries générales de France. Le Constitutionnel, en date du 12 août 1830, rapportait à son sujet : « Citons M. Nicault, chirurgien des messageries royales de France, […] pendant les trois jours de combat et les deux nuits de dangers, a été continuellement vu, se battant, se frayant un chemin vers les blessés à travers les balles et gravissant jusqu’au toit des maisons pour arriver à eux. » Il était porteur du certificat suivant : « Profitant de l’invitation de M. le préfet de la Seine, nous vous soumettons la belle conduite qu’a tenue pendant les journées des 27, 28 et 29, M. Nicault, chirurgien des Messageries générales de France. Ce brave citoyen, pendant les trois jours de combat et les deux nuits de dangers n’a pas cessé de se distinguer. Nous l’avons vu, venant de se battre, braver de nouveau les balles et ne trouvant d’autres accès auprès de malheureux blessés, traverser des toits pour aller secourir de son art ces infortunés victimes. La belle conduite d’un père de famille, qui, pendant des moments si périlleux, exposa sans relâche sa vie pour la défense et le salut de ses malheureux concitoyens mérite de trouver place dans les annales qui doivent être publiées du courage patriotique des Parisiens. » Signé, Forcade ; Gardeux ; Aubert ; Charlet ; Edon ; Percher, P. ; Carty ; Sassot ; Héroult ; Barescut. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie de cet arrondissement. Il signa, le 6 août 1830, le certificat suivant en faveur de Poard, Denis, Rigobert : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de médecine de Paris, certifie avoir pansé le nommé Denis Poire (sic), âgé de seize ans, garçon restaurateur de M. Désiré Héroult, rue des Poulies n° 4, de deux blessures à la jambe gauche faites par deux balles venant des colonnes du Louvre et tirées par les Suisses le 29 juillet dernier à midi au coin de la rue des Poules en face la maison n° 4. De ces deux balles, une a été extraite au-dessus et à la partie antérieure de la malléole externe de l’aticulaiton tibio-tarsienne et l’autre à la partie externe de la jambe quatre travers de doigts au-dessous du genou. Ce jeune homme marche vers la guérison, qui probablement sera complète dans une dizaine de jours. » Sa médaille lui fut délivrée le 29 juin 1831. Il comparut, le 23 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIIe arrondissement, pour attester que Max, Alphonse, Nicolas avait été « blessé d’un coup de feu à la poitrine, place du Louvre, le 29 juillet dernier ». Il signa le certificat délivré en faveur de Rabiat, Constant, Léonard, pour attester la participation de ce dernier aux combats. Il signa, le 18 août 1830, le certificat suivant en faveur de Capitan, Georges, Iréné : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, certifie avoir donné mes soins au sieur Georges, Iréné Capitan, graveur sur cristaux, demeurant rue des Deux-Ecus n° 24, pour des brûlures de la face et de la main droite, qu’il m’a déclaré lui avoir été occasionnées par la détonation d’un grand nombre de cartouches dont il avait versé la poudre sur une table. J’atteste en outre que ces brûlures ont empêché le sieur Capitan de travailler pendant une quinzaine de jours, à compter du 31 juillet dernier, jour où je l’ai vu pour la première fois. Sur sa demande, je lui ai délivré le présent certificat pour lui servir au besoin. » Il signa, le 18 avril 1831, le certificat suivant en faveur de Rebour, Antoine, Eugène : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, chirurgien des Messageries générales de France, certifie que le conducteur Eugène, Antoine Rebour est dans l’impossibilité de continuer son état de conducteur de diligence, par suite d’une blessure reçues dans les journées de Juillet ; cette blessure faite par un coup de feu dans la mâchoire supérieure gauche lui a laissé une communication de la bouche avec le sinus maxillaire du même côté et qui, permettant à l’air d’y pénétrer, lui occasionne de violents maux de tête, de grandes douleurs dans toute la face, qui ne lui permettent pas de manger d’aliments solides. » Il demeurait 3, rue des Poulies en 1830-1831. Le Constitutionnel, 12 août 1830 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 278, idem in dossier Rabiat, Constant, Léonard ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/66 in dossier Max, Alphonse, Nicolas ; Archives nationales F/1dIII/72 in dossier Poard, Denis, Rigobert ; Archives nationales F/1dIII/73 in dossier Rebour, Antoine, Eugène ; Archives de la préfecture de police AA 376 in dossier Capitan, Georges, Iréné. Il n’est pas dans liste des médecins in Archives de Paris VD4 11.