Nicolas, Antoine

Biographie


Né le 8 mars 1795 à Sedan (Ardennes), fils de Nicolas, Jean-Baptiste et de Barbaix, Elisabeth. Ancien militaire, entré au service le 18 mars 1813 au 8e régiment de lanciers, incorporé le 1er janvier 1814 au 7e régiment de lanciers, passé le 5 mai au 2e régiment de lanciers, renvoyé dans ses foyers le 11 août 1814 et devenu tondeur de draps. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions avoir vu et entendu sonner la générale et la victoire par le nommé Nicolas au Louvre et Tuileries et au Palais-Royal. Le 27, a travaillé aux barricades, les 28 et 29 à la prise ci-dessus, le 29 s’est occupé à porter des blessés au Gros-Caillou après le feu cessé. » Signé, le 3 septembre 1830 : Lefebvre dit la Douceur (voir ce nom), demeurant 10, rue des Fourreurs ; Dazy (voir Dazy, Pierre, Victor, Nicolas), demeurant 29, rue de la Ferronnerie ; Cordier, demeurant 16, rue du Cloître-Saint-Honoré ; Maitrejean femme Hairvieux. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, propriétaires patentés demeurant à Paris et les voisins dans le susdit cloître, certifions comme étant l’exacte vérité, que le sieur Nicolas, Antoine, ancien militaire, ayant reçu plusieurs blessures, de la profession de tondeur de draps, demeurant à Paris, rue Croix-des-Petits-Champs n° 13, dans les journées des 27, 28 et 29 juillet, n’a cessé de montrer du dévouement, un grand zèle pour reconquérir notre liberté, qu’il est venu chez moi Cordier, fabriquant de boutons, à différentes reprises, pour y venir chercher des cartouches et que même son fils, âgé de quatorze ans, est venu aussi à différentes reprises de la part de son papa demander des cartouches, que je me suis fais un plaisir d’obtempérer à sa demande ; et attestons en outre que le sieur Nicolas est de bonnes vie et mœurs, père de famille et peu fortuné. » Signé, le 16 septembre 1830 : Cordier, demeurant 16, rue du Cloître-Saint-Honoré ; Dazy (voir Dazy, Pierre, Victor, Nicolas), demeurant 29, rue de la Ferronnerie ; Cattenoy, praticien, demeurant 9, rue Croix-des-Petits-Champs. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « L’an 1830, le 9 septembre, nous, Antoine, Marie Basset, commissaire de police de la ville de Paris, pour le quartier de la Banque de France, auxiliaire de M. le procureur du roi, certifions, sur l’attestation et la responsabilité personnelle des sieurs Bon, Jean-Baptiste, perruquier patenté, demeurant 17, rue des deux-Ecus, et Bigaud ou Bigand, Louis, marchand de vins, demeurant même rue n° 19, que le sieur Nicolas, Antoine âgé de trente-quatre ans et neuf mois, né à Sedan (Ardennes), réside dans notre quartier rue Croix-des-Petits-Champs n° 13, depuis cinq mois et demi, qu’il exerce la profession de tondeur de draps, qu’il jouit de ses droits civils, qu’il est de bonnes vie et mœurs et qu’il a servi en qualité de trompette pendant quatre ans dans le 8e régiment de chevau-légers et a été licencié le 10 août 1814. En foi de quoi, nous avons délivré le présent au sieur Nicolas, Antoine pour lui servir et contracter un enrôlement volontaire dans la garde municipale. » Signé, le 9 septembre 1830 : Bon, Jean-Baptiste, perruquier patenté, demeurant 17, rue des deux-Ecus ; Bigaud, Louis ou Bigand, Louis, marchand de vins, demeurant 19, rue des deux-Ecus. Le 14 septembre 1830, « père de famille et sans fortune et dans une position difficile », il sollicita un secours auprès de la Commission des récompenses nationales ; il précisait n’avoir reçu jusqu’alors que quinze francs à la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut, comme blessé, un total de cent cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IVe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il demeurait 13, rue Croix-des-Petits-Champs en 1830-1831. Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant ; Archives de la préfecture de police AA 405.

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