Nicolas, Nicolas, Etienne (parfois mais par erreur sous le nom de Nicolas, Etienne ; lui écrit Nicolas, Etienne, Nicolas)
Biographie
Né le 9 prairial an IV (22 mars 1796) à Lunéville (Meurthe), de Nicolas, François et de Jeanne... Ancien militaire, devenu menuisier. Il fut blessé, le 28 juillet à l’arcade Saint-Jean, près de l’Hôtel de ville. Marié et père de trois enfants, il reçut un secours de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIIIe arrondissement. Il reçut, après la révolution, un total de cent quinze francs de secours auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il signa la lettre de Vautrin, François, Casimir, adressée au préfet de la Seine en 1831, pour tenter de faire rétablir sa véritable identité, quand les journaux publièrent sa nomination de médaillé sous le nom et prénoms de Vautrin, Louis, François. Le 18 juillet 1831, il fut compris dans la liste des quarante-huits décorés de la croix ou de la médaille de Juillet, désignés par le sort pour représenter le (ancien) VIIIe arrondissement aux cérémonies du premier anniversaire de la révolution. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, pour tenter de faire valoir ses blessures. Il adressa, le 1831, la lettre suivante à cette dernière Commission : « Nicolas (Etienne, Nicolas), menuisier, a l’honneur de vous exposer que sa position l’oblige à recourir à votre justice à l’effet de le faire réintégrer sur la liste des blessés, suivant la classification qu’assignera sa blessure. Il ne sait à quelle fatalité attribuer cet oubli de la Commission des récompenses nationales. Sa conduite cependant n’a pu être contestée dans les trois jours puisque sa Croix de Juillet et ses blessures sont là. Il a l’honneur de rappeler à la Commission que sa position réclame toute sa bienveillance, il est ancien militaire, ouvrier sans travail et pour comble d’infortune chargé d’une famille de trois enfants. » Il joignait à sa demande un témoignage, recueilli, le 10 septembre 1831, devant la justice de paix du (ancien) VIIIe arrondissement et qui constatait les circonstances dans lesquelles il avait été blessé ; les témoins furent : Loyaux, Nicolas (voir Loyaux, André, Nicolas, Charles), rentier, demeurant 6, rue de Lappe ; Gaudillon, Jean, ferblantier, demeurant 6, rue de Lappe ; Machureau, Augustin, demeurant 9, rue de l’Egout-Saint-Louis. Il reçut un secours en 1850, deux secours de soixante-quinze francs en 1851, un secours de soixante-quinze francs en 1853, à titre de décoré de la Croix de Juillet. Il demeurait 6, rue de Lappe en 1830-1831 (le courrier adressé au 6, rue Louis-Philippe dans le faubourg Saint-Antoine, où est envoyé son acte de naissance par le maire de Lunéville, retourna à la mairie avec la mention que Nicolas y était inconnu) ; 33, rue de la Ferronnerie en 1849-1853. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la 1re classe du VIIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 79 ; Le Moniteur universel, 20 juillet 1831 ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste de blessés de 1re classe, non classés par le jury médical, avec une indemnité de cent vingt francs) ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives nationales F/9/1156 in dossier Vautrin, Louis, François ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 84, idem Proposition d’accorder à cent quarante décorés, blessés et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant à la somme de 6.980 francs, minutes 94 à 99, idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163, idem Demandes de renseignements sur des décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, 14 décembre 1851, minutes 208-209, idem Proposition d’accorder à cinquante-six décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 3.100 francs, minutes 260-262, en date du 29 janvier 1853 ; Archives de la préfecture de police AA 405. In Archives de la préfecture de police AA 377 in dossier Chappée, Jean-Marie, il y a un Nicolas, Etienne, qui signa (la signature est assez ressemblante...), le 10 août 1830, le certificat suivant en faveur de Chappée, Jean-Marie, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé : « Nous certifions et attestons que le sieur Chappée, Jean-Marie s’est trouvé avec nous dans les affaires des 27, 28 et 29 juillet 1830 dernier et qu’il s’est montré avec bravoure et le plus grand sang-froid lors de la prise et reprise de l’Hôtel de ville ainsi qu’au Louvre le 29, où il a donné l’exemple de la discipline et de l’ordre comme ancien militaire. »