Nicolodie, Bernard

Biographie


Né vers 1777 à La Roche-Canillac (Corrèze). Ancien soldat de la 6e compagnie du 2e bataillon de la 18e demi-brigade de ligne, il participa aux campagnes d’Italie, de Suisse, d’Egypte, de Syrie, d’Espagne, et fut onze fois blessé ; il reçut la croix sous l’Empire mais ne put la porter, n’ayant pas reçu son brevet au moment de la rentrée des Bourbons. Il était marchand de parapluies en 1830. Il fut blessé le 29 juillet à l’attaque des Tuileries. Le Constitutionnel du 12 août 1830 parlait de lui en ces termes : « Le brave Nicolody, ancien militaire, demeurant rue du Faubourg-Saint-Antoine, n° 89, était à l’attaque du château, où il commandait une quinzaine de braves. Comme il sortait du château et pénétrait dans le jardin, deux Suisses embusqués derrière les arbres fondent sur lui et le couchent en joue. Il relève avec son épée l’arme de son ennemi et d’un coup de son épée traverse le corps d’un des ennemis. L’autre le blessa de sa baïonnette. Des élèves de l’Ecole polytechnique surviennent et sauvent Nicolody, qui vole de nouveau au combat. » L’article fut repris par la suite dans l’Histoire de la révolution des 27, 28 et 29 juillet 1830 de Fayot. Blessé d’un coup de sabre à la joue et d’un coup de baïonnette au cou, il ne réussit pas à faire valoir ses droits auprès de la Commission des récompenses nationales. Il fut porté, écrivait-il, sur les listes du premier travail de la Commission des récompenses nationales mais absent du travail définitif. Il sollicita une place de garde à cheval dans les Eaux et Forêts, administration dont il avait fait partie pendant cinq ans avant de perdre sa place en 1814. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet et une indemnité. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions à tous ceux à qui il appartiendra que le nommé Nicolodie, Bernard, ancien militaire, demeurant à Paris, rue du Faubourg-Saint-Antoine n° 89, est un des braves qui s’est distingué dans les trois journées mémorables de juillet 1830, où il a combattu avec enthousiasme pour la cause de la liberté, où il était à l’attaque du château où il commandait une quinzaine de braves. Comme il sortait du château et pénétrait dans le jardin, deux Suisses embusqués derrière les arbres fondent sur lui et le couchent en joue. Il se relève et d’un coup de son épée traverse le corps d’un des ennemis. L’autre le blessa de sa baïonnette. Des élèves de l’Ecole polytechnique surviennent et sauvent Nicolodie, qui vole de nouveau au combat. » Signé, le 8 juillet 1831 : B...ryre, demeurant 9, rue Daval ou 5, porte Saint-Antoine ; Pradat illisible, demeurait 82, rue du Faubourg-Saint-Antoine ; Faucher, demeurant 173, rue de Charenton ; Vernet, aubergiste-logeur, grenadier au 1er bataillon, demeurant 66, rue du Faubourg-Saint-Antoine ; illisible, demeurant 102, rue du Faubourg-Saint-Antoine ; ...ouvé, demeurant 103, rue du Faubourg-Saint-Antoine ; Messoubrat, chasseur à la 1re compagnie du 2e bataillon de la VIIIe légion de la garde nationale, demeurant 81, rue de Charenton. Il était précisé qu’une copie de ce certificat avait déjà été fournie à la Commission des récompenses nationales. Il était père de six enfants en 1831. Il était indiqué sur les fiches de la Commission des Réclamants comme sans fortune. Il demeurait 89, rue du Faubourg-Saint-Antoine en 1830-1831. Le Constitutionnel, 12 août 1830 ; Histoire de la révolution des 27, 28 et 29 juillet 1830, Fayot, Charles, Frédéric, Alfred, 1830, tome premier, chez Hocquart jeune éditeur, p. 46 ; Archives nationales F/1dIII/69 ; Archives de la préfecture de police AA 405.

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