Niembault, Estienne
Biographie
Ancien cultivateur à Belan-sur-Ource (Côte-d’Or). En août 1831, il sollicitait dans ces termes auprès du roi la décoration de Juillet et un emploi : « […] C’est lui qui le premier, en accompagnant l’illustre général Lafayette et tout son état-major, chanta des chansons patriotiques (la Marseillaise et celle de la Victoire), depuis la ville (lire l’Hôtel de ville, N.D.A.) jusque dans votre palais. Ces chants si longtemps oubliés et qui transportèrent de joie le général et sa suite, ainsi que toute la populace, et depuis ce jour, Sire, nous avons vu mêler votre voix à la nôtre du haut de vos balcons, en chantant vous-même ces couplets qui sont et seront toujours répétés dans tous les cœurs vraiment français. Au réveil de cette chanson, vous avez doté sur votre cassette le compositeur d’il y a environ quarante-deux ans de mille cinq cents francs de rente et décoré de la croix d’honneur. Je pensais qu’à la vue des dangers que j’avais courus dans les journées de Juillet j’aurais obtenu à la vue de mes certificats la décoration et un emploi. La commission ayant méconnu mes services, j’ai recours à vous, Sire. » Lafayette apostilla ainsi sa lettre (sans preuve que cela soit vrai puisque c’est la même écriture... tout cela n’est peut-être qu’une usurpation) : « Je certifie avec grand plaisir que c’est M. Niembault, Estienne qui nous a donné le premier les chansons patriotiques dans la capitale. » Il demeurait 21, rue du Bouloy en 1831. Archives nationales F/1dIII/69.